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camping

Survivor

Les rumeurs de ma mort sous les assauts du virus du Nil ou d'un immigré déçu ne tolérant pas la controverse ont pris trop d'ampleur pour que je garde plus longtemps le silence. Voici donc avec à peine plus d'une semaine de retard le bilan de mon week-end de la Saint-Jean-Baptiste dans le Parc de la Mauricie.

Comme je l'ai déjà dit, nous étions quatorze à participer à cette aventure : Yannick et Hélène (grands organisateurs suprêmes), Io, Stéphane, Fanny, Mihai, Sofia, Mathilde, Béa, Franck, Loulou, Baptiste, An et moi-même. Malgré tous mes efforts, je me sens incapable de présenter tous ces amis sans alourdir ce billet. Les lecteurs curieux qui souhaiteraient savoir comment je les ai rencontrés peuvent néanmoins consulter la nouvelle rubrique Personnages que je viens de créer. Pour loger cette foule, il a fallu louer quatre emplacements de tente dans la partie piétonne du camping, à deux pas d'une plage de sable fin longeant le lac Wapizagonke.

Des bouteilles au frais Fourmidable Le paradis des maringouins Zen Rezen La plage Une autre bestiole suceuse de sang Petit ours brun Les castors juniors attaquent

Ce furent trois journées intenses, passées en très bonne compagnie et joyeusement ponctuées de bonnes bouffes biens arrosées, de larvouillage, de grillage de marshmallows, de célébration d'anniversaire, de promenades en forêt, de ballades en canot, de lancer de tarte à la crème, de chasse aux esprits, de discussions passionnées, de blagues plus ou moins intelligentes, ainsi que de palpitantes parties de Wanted!, Trou de cul chinois, rugby aquatique et beach tennis.

Les différents remèdes pour se prémunir des piqûres de maringouins que j'ai testés m'ont en revanche laissé un goût d'échec. Comme je m'y attendais un peu, le port de vêtements clairs s'est avéré aussi efficace que les rituels vaudous, et la citronnelle n'a pas fait mieux malgré son excellente réputation. J'ai cru tenir enfin un moyen répulsif naturel en voyant que mon atomiseur à l'aloe vera provoquait des nausées chez les moustiques qui m'approchait, mais je me suis rendu compte plus tard que ce dernier contenait en fait 7,5 % de DEET. Ne sachant plus quoi faire, j'ai finalement décidé de l'utiliser pour le reste de mon séjour puisque cette concentration était inférieure aux produits à 20 % dont se couvraient mes petits camarades. J'ai regretté ce choix lorsque nous nous sommes promenés dans les bois le dimanche après-midi et que les moustiques se sont montrés vingt fois plus agressifs avec moi qu'avec tous mes amis réunis. Cela m'a valu quelques quolibets et de jolies plaques rouges sur les mollets puisque ma peau a la faculté de multiplier par dix la surface de la plupart des piqûres d'insectes. Au moins, l'After Bite n'aura pas été un investissement inutile.

Si l'on fait abstraction de ces nuisances à six pattes, cette bouffée d'air pur a eu sur moi des effets très bénéfiques.