institutions
Méprise
Soumis par Ian le ven, 16/03/2007 - 15:31.En France, les campagnes électorales sont l'occasion pour les militants de tous bords de recouvrir le moindre mur vacant de photos du candidat auquel ils ont vendu leur âme. Bien que ce goût singulier pour la propagande appliquée se manifeste également au Québec, on peut au moins reconnaître à ses acteurs de moins envahir l'espace public. D'après mes observations, ces derniers utilisent en effet pour seul support le pied des lampadaires et des panneaux de signalisation, auxquels ils accrochent de grands panneaux en carton arborant la frimousse de leur candidat.
Mercredi dernier, Io et moi attendions le bus devant le centre commercial Wilderton. J'ai soudain aperçu sur le trottoir d'en face deux personnes qui s'affairaient autour d'une affiche électorale du parti Québec solidaire. Au départ, j'ai cru qu'elles dessinaient une moustache sur le visage de l'aspirant député, mais j'ai ensuite compris qu'elles finissaient d'accrocher la pancarte à son poteau. C'est à ce moment que j'ai réalisé que depuis le début de la campagne, je n'avais vu la moindre affiche vandalisée. J'étais curieux de voir si les deux militants nuanceraient ce constat en arrachant le panneau d'un concurrent dont j'apercevais la tranche juste au dessus du leur, mais ils s'en sont abstenus.
Par curiosité, j'ai marché quelques mètres le long du trottoir pour voir quel parti avait ainsi été épargné. Qu'ils n'arrachent pas une affiche du Parti Québécois qui se situe comme eux plutôt à gauche ne m'aurait pas surpris outre mesure, mais qu'ils s'interdisent de détruire une affiche du Parti libéral du Québec ou de l'Action démocratique du Québec dont ils ne partagent pas du tout les idées aurait été une vraie marque de respect du pluralisme.
En fait, il s'agissait du parti "Attention, croisement".
Des élections partout
Soumis par Ian le mer, 21/02/2007 - 15:21.Le 26 mars prochain, les Québécois sont appelés aux urnes pour élire leurs nouveaux députés. Le Premier ministre Jean Charest a en effet signé aujourd'hui le décret de dissolution de l'Assemblée nationale. À la vue des affiches électorales qui se répandent à Montréal depuis quelques jours, je pensais que la nouvelle avait déjà été annoncée, mais il s'agissait en fait de l'oeuvre de quelques militants zélés et prévoyants.
Le Québec comporte 125 circonscription, correspondant à autant de députés. Chacun d'eux est élu à l'issue d'un scrutin majoritaire à un seul tour. Traditionnellement, le chef du parti qui a eu le plus grand nombre de voix devient Premier Ministre et se voit chargé de former un gouvernement.
En France, c'est un peu plus compliqué. Dans ce pays, les 577 députés sont élus lors d'un scrutin majoritaire à deux tours. Ne sont investis à l'issue du premier que les candidats ayant obtenu la majorité absolue. Le deuxième tour permet de départager les candidats restants. Lors de celui-ci, seule la majorité relative est nécessaire, mais il faut avoir au minimum obtenu 12,5 % des voix au premier tour pour y participer. Le Premier Ministre est désigné par le Président de la République en fonction du résultat des élections, et n'est pas forcément le chef du parti majoritaire.
Je ne sais pas quand je voterai pour les prochaines élections législatives en France, mais il est certain que je n'élirai pas le député de la circonscription de Mont-Royal en mars prochain. Je n'aurai effectivement pas le droit de vote tant que je n'aurai pas obtenu la citoyenneté canadienne.
Ce n'est pas plus mal. Je ne connais pas encore assez la politique québécoise pour choisir un candidat, et j'ai déjà bien du mal à me décider pour les élections présidentielles françaises en avril prochain.
Sources

