sortie

Guide de survie à Montréal : les restaurants

Il n'y a rien de plus frustrant qu'une jeune fille que vous avez emmenée au restaurant renonçant à vous inviter prendre un dernier verre chez elle parce qu'elle est soudainement prise de nausées et de violentes crampes d'estomac provoquées par une intoxication alimentaire. Si vous souhaitez limiter ce genre de risques, vous pouvez consulter sur le site de la ville de Montréal la liste des établissements récemment condamnés pour ne pas avoir respecté les règles sanitaires.

Survivor

Les rumeurs de ma mort sous les assauts du virus du Nil ou d'un immigré déçu ne tolérant pas la controverse ont pris trop d'ampleur pour que je garde plus longtemps le silence. Voici donc avec à peine plus d'une semaine de retard le bilan de mon week-end de la Saint-Jean-Baptiste dans le Parc de la Mauricie.

Comme je l'ai déjà dit, nous étions quatorze à participer à cette aventure : Yannick et Hélène (grands organisateurs suprêmes), Io, Stéphane, Fanny, Mihai, Sofia, Mathilde, Béa, Franck, Loulou, Baptiste, An et moi-même. Malgré tous mes efforts, je me sens incapable de présenter tous ces amis sans alourdir ce billet. Les lecteurs curieux qui souhaiteraient savoir comment je les ai rencontrés peuvent néanmoins consulter la nouvelle rubrique Personnages que je viens de créer. Pour loger cette foule, il a fallu louer quatre emplacements de tente dans la partie piétonne du camping, à deux pas d'une plage de sable fin longeant le lac Wapizagonke.

Des bouteilles au fraisFourmidableLe paradis des maringouinsZenRezenLa plageUne autre bestiole suceuse de sangPetit ours brunLes castors juniors attaquent.

Ce furent trois journées intenses, passées en très bonne compagnie et joyeusement ponctuées de bonnes bouffes biens arrosées, de larvouillage, de grillage de marshmallows, de célébration d'anniversaire, de promenades en forêt, de ballades en canot, de lancer de tarte à la crème, de chasse aux esprits, de discussions passionnées, de blagues plus ou moins intelligentes, ainsi que de palpitantes parties de Wanted!, Trou de cul chinois, rugby aquatique et beach tennis.

Les différents remèdes pour se prémunir des piqûres de maringouins que j'ai testés m'ont en revanche laissé un goût d'échec. Comme je m'y attendais un peu, le port de vêtements clairs s'est avéré aussi efficace que les rituels vaudous, et la citronnelle n'a pas fait mieux malgré son excellente réputation. J'ai cru tenir enfin un moyen répulsif naturel en voyant que mon atomiseur à l'aloe vera provoquait des nausées chez les moustiques qui m'approchait, mais je me suis rendu compte plus tard que ce dernier contenait en fait 7,5 % de DEET. Ne sachant plus quoi faire, j'ai finalement décidé de l'utiliser pour le reste de mon séjour puisque cette concentration était inférieure aux produits à 20 % dont se couvraient mes petits camarades. J'ai regretté ce choix lorsque nous nous sommes promenés dans les bois le dimanche après-midi et que les moustiques se sont montrés vingt fois plus agressifs avec moi qu'avec tous mes amis réunis. Cela m'a valu quelques quolibets et de jolies plaques rouges sur les mollets puisque ma peau a la faculté de multiplier par dix la surface de la plupart des piqûres d'insectes. Au moins, l'After Bite n'aura pas été un investissement inutile.

Si l'on fait abstraction de ces nuisances à six pattes, cette bouffée d'air pur a eu sur moi des effets très bénéfiques.

Brève II

Le délicat sujet des pourboires et du service non inclus au Québec, vu du côté du serveur et de la cliente.

Le cinquième spasme

Samedi dernier, Io et moi avons rejoint Mélanie, Lionel et deux de leurs amis pour aller voir la soirée de clôture du cinquième festival spasm au club Soda. Cet événement haut en couleurs (surtout le rouge) est entièrement consacré aux films d'horreur ou fantastiques, généralement réalisés avec de très petits budgets, prouvant que l'on peut faire du cinéma d'auteur qui tient le public éveillé. Les seize courts-métrages que nous avons visionnés étaient de qualité inégale, mais une poignée d'entre eux aux noms aussi évocateurs que "Insomnex beta testing", "Maudit bordel", "Guimokogan III" ou "C'est ça qui arrive quand on boit de l'antigel" m'ont particulièrement plu. J'ai également apprécié la prestation du "Night Shift", les deux animateurs de la soirée qui arboraient de magnifiques cornes de démon et pratiquaient le genre d'humour noir politiquement incorrect dont je raffole.

Le night shift

Mélanie semblait un peu déçue de sa soirée car elle n'avait quasiment pas eu peur, contrairement aux éditions précédentes auxquelles elle avait assisté. N'ayant pas de point de comparaison, j'ai quant à moi trouvé cette soirée plutôt réussie. J'ai l'impression d'avoir effectivement plus ri que tremblé, mais ça ne me dérange pas vraiment.

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