Saison 2
Egosurfing
Soumis par Ian le dim, 12/08/2007 - 05:41.J'interromps fugitivement mes vacances rédactionnelles pour vous informer que mauditfrancais.com est mentionné dans un article du Wall Street Journal Online. Son auteure Fannie Olivier a obtenu pour celui-ci le deuxième prix du Daniel Pearl Award organisé par le magazine et l'École de Journalisme de Sciences Po.
Une première mouture de ce texte traduite en français et laissant un peu plus de place à mes élucubrations est accessible sur le site Immigration Here & there.
Bon, je me recouche.
Grandes vacances
Soumis par Ian le sam, 14/07/2007 - 14:07.Comme en témoigne la raréfaction de mes billets, je suis actuellement peu motivé pour poster sur ce site. La rédaction de mes textes me paraît de plus en plus laborieuse, pour un résultat de moins en moins intéressant. En tant qu'opposant viscéral à l'acharnement thérapeutique, j'ai par conséquent décidé unilatéralement de mettre mon blog en veilleuse jusqu'au 3 septembre 2007. Pour me faire pardonner de ce long silence, je vous proposerai à mon retour une nouvelle rubrique qui devrait avoir son petit succès (ça c'est du teasing).
A bientôt.
Poème
Soumis par Ian le dim, 08/07/2007 - 15:09.C'était un tout petit poisson
Doté d'une étrange mission.
Il faisait un bruit de clochette.
Lorsqu'un meuble était malhonnête.
Moralité : La commode ment. Résonne, able !
Survivor
Soumis par Ian le mar, 03/07/2007 - 16:04.Les rumeurs de ma mort sous les assauts du virus du Nil ou d'un immigré déçu ne tolérant pas la controverse ont pris trop d'ampleur pour que je garde plus longtemps le silence. Voici donc avec à peine plus d'une semaine de retard le bilan de mon week-end de la Saint-Jean-Baptiste dans le Parc de la Mauricie.
Comme je l'ai déjà dit, nous étions quatorze à participer à cette aventure : Yannick et Hélène (grands organisateurs suprêmes), Io, Stéphane, Fanny, Mihai, Sofia, Mathilde, Béa, Franck, Loulou, Baptiste, An et moi-même. Malgré tous mes efforts, je me sens incapable de présenter tous ces amis sans alourdir ce billet. Les lecteurs curieux qui souhaiteraient savoir comment je les ai rencontrés peuvent néanmoins consulter la nouvelle rubrique Personnages que je viens de créer. Pour loger cette foule, il a fallu louer quatre emplacements de tente dans la partie piétonne du camping, à deux pas d'une plage de sable fin longeant le lac Wapizagonke.
Ce furent trois journées intenses, passées en très bonne compagnie et joyeusement ponctuées de bonnes bouffes biens arrosées, de larvouillage, de grillage de marshmallows, de célébration d'anniversaire, de promenades en forêt, de ballades en canot, de lancer de tarte à la crème, de chasse aux esprits, de discussions passionnées, de blagues plus ou moins intelligentes, ainsi que de palpitantes parties de Wanted!, Trou de cul chinois, rugby aquatique et beach tennis.
Les différents remèdes pour se prémunir des piqûres de maringouins que j'ai testés m'ont en revanche laissé un goût d'échec. Comme je m'y attendais un peu, le port de vêtements clairs s'est avéré aussi efficace que les rituels vaudous, et la citronnelle n'a pas fait mieux malgré son excellente réputation. J'ai cru tenir enfin un moyen répulsif naturel en voyant que mon atomiseur à l'aloe vera provoquait des nausées chez les moustiques qui m'approchait, mais je me suis rendu compte plus tard que ce dernier contenait en fait 7,5 % de DEET. Ne sachant plus quoi faire, j'ai finalement décidé de l'utiliser pour le reste de mon séjour puisque cette concentration était inférieure aux produits à 20 % dont se couvraient mes petits camarades. J'ai regretté ce choix lorsque nous nous sommes promenés dans les bois le dimanche après-midi et que les moustiques se sont montrés vingt fois plus agressifs avec moi qu'avec tous mes amis réunis. Cela m'a valu quelques quolibets et de jolies plaques rouges sur les mollets puisque ma peau a la faculté de multiplier par dix la surface de la plupart des piqûres d'insectes. Au moins, l'After Bite n'aura pas été un investissement inutile.
Si l'on fait abstraction de ces nuisances à six pattes, cette bouffée d'air pur a eu sur moi des effets très bénéfiques.
Personnages
Afin de faciliter la compréhension des lecteurs, voici une présentation des différents personnages nommés dans ce blog. Elle sera complétée au fil du temps.
Les amis
An : Amie d'enfance de Baptiste et Hélène.
Baptiste : Ami d'enfance de An et Hélène.
Béa : Française arrivée au Québec avec ses parents en 2000. Soeur de Mathilde, blonde de Franck.
Fanny : Amie de Florence qui a immigré au Québec en janvier 2007 avec son mari Stéphane.
Florence : Française rencontrée à l'aéroport de Philadelphie en 2000. Elle était en transit vers Montréal, où elle allait étudier en programme d'échange dans la même université que moi. Elle vit aujourd'hui en France.
Franck : Chum de Béa.
Hélène : Québécoise d'origine laotienne. Blonde de Yannick.
Ian : Maudit Français ayant séjourné au Québec d'août 2000 à juin 2001 comme étudiant en programme d'échange en informatique. A immigré dans la Belle Province avec sa blonde Io en septembre 2006.
Io : Fille super sexy ayant immigré au Québec avec son chum Ian en septembre 2006.
Lionel : Chum de Mélanie.
Loulou : frère d'Hélène.
Mathilde : Française arrivée au Québec avec ses parents en 2000. Soeur de Béa.
Mélanie : Ancienne coloc québécoise de Florence.
Mihai : Immigré roumain rencontré avec sa femme Sofia à une session d'information du MRCI.
Sofia : Immigrée roumaine rencontrée avec son mari Mihai à une session d'information du MRCI.
Stéphane : Étudiant français rencontré à l'Université de Montréal alors que nous étions tous les deux en programme d'échange. Il a immigré au Québec en janvier 2007 avec sa femme Fanny.
Yannick : Étudiant français rencontré à l'Université de Montréal alors que nous étions tous les deux en programme d'échange. Il est finalement resté au Québec pour continuer ses études et vit depuis plusieurs années avec sa blonde Hélène.
Yves : Ami de longue date de Ian vivant en France.
Bonne nuit la Pythie
Soumis par Ian le mer, 27/06/2007 - 15:38.Malgré les nombreux courriels et commentaires postés par mes groupies se demandant si je suis sorti indemne du Parc des Maringouins, je me vois contraint de retarder la publication du bilan de mon camping. A mon retour, j'ai en effet vécu une révélation tellement fracassante sur mon karma, une analyse tellement fine de mes méandres cérébelleux que je me sens incapable d'écrire le moindre billet sans en avoir auparavant rendu grâce à son initiateur.
En consultant les statistiques de mon blog lundi soir après trois jours de jeûne informatique, j'ai découvert qu'une personne était arrivée sur celui-ci grâce à un lien publié sur le site bienvenue-au-quebec.com. L'ego tout frétillant, je me suis rendu à l'adresse en question pour savoir ce qu'on disait de moi, et je suis tombé sur la présentation suivante :
Site de maudit francais.com
Site d’un petit Français fraîchement débarqué de la Belle Province, aimant bien manier la prose. Cependant, l’émerveillement de départ laisse progressivement la place à une triste réalité concernant le pauvre avenir qui l’attend au Québec. Pronostic de départ du Québec : au plus tard fin 2009.
Les erreurs factuelles qui parsèment ce résumé malgré sa brièveté auraient pu me rebuter. Je mesure par exemple 178 centimètres, ce qui, au regard de la moyenne nationale de 175, fait de moi un grand Français et non un petit (je refuse de penser que cet adjectif ait été employé pour marquer de la condescendance). L'auteur semble en outre ignorer que j'ai vécu un an au Québec entre 2000 et 2001 avant d'y immigrer, ce qui ne fait pas de moi un fraîchement débarqué. J'ai néanmoins pardonné ces oublis. La vie serait bien compliquée si on devait se renseigner sur les gens avant de parler d'eux. J'ai moi-même craché pendant des années sur les toiles de Laurent Jalabert avant d'apprendre qu'il ne peignait pas.
Ce qu'il faut saluer avant tout, c'est la perspicacité de l'auteur qui lui a permis de deviner non seulement que j'aimais manier la prose, ce qui était facile, mais aussi de déceler dans mes billets un émerveillement laissant place à une triste réalité sur mon pauvre avenir sans que je m'en sois aperçu moi-même, ce qui est nettement plus balèze. Il y a à peine quelques jours, je pensais que le ton de mes billets variait au gré de mes humeurs sans verser dans un pessimisme ou un optimisme excessif. Ils illustraient selon moi les dictons aussi stupides que "Il y a des jours avec et il y a des jours sans" ou "Après la pluie le beau temps". À présent que j'ai lu cette brillante synthèse de mon site, il est incontestable que je glisse inexorablement sur une pente qui me mènera à l'alcoolisme, au suicide, à la prostitution ou au militantisme UMP. J'en viendrais presque à désespérer si l'auteur de bienvenue-au-quebec.com n'indiquait généreusement la date de mon départ sans m'avoir jamais rencontré, alors que je ne sais même pas ce que je vais manger demain midi.
Merci et bravo !
Sincèrement.
Sus aux maringouins
Soumis par Ian le ven, 22/06/2007 - 16:37.Samedi matin, Io et moi partons en camping dans la jungle de la Mauricie avec une douzaine de camarades de lutte. J'aimerais pouvoir promettre que je reviendrai intact de cette expédition insensée mais rien n'est moins sûr. Plus que les ours bruns dont j'arrive à calmer l'agressivité d'un simple regard foudroyant, ce sont mes retrouvailles avec les maringouins que je redoute le plus. Lors de mon dernier passage en ces lieux, ceux-ci avaient été tellement séduits par ma peau suave et délicate qu'ils l'avaient attaquée sans relâche pendant soixante-douze heures. A la fin de mon séjour, mes bras et mes jambes étaient si rouges et boursouflés qu'on aurait pu les confondre avec le visage d'un fan d'Amel Bent.
Il est pourtant hors de question que je rate un week-end de camping avec mes amis à cause d'une bande de créatures vrombissantes prouvant à elles seules l'inexistence d'un dieu miséricordieux. J'ai donc pris quelques mesures drastiques pour me préserver de leurs attaques :
1 : Porter des vêtements clairs
Les moustiques sont attirés par les couleurs sombres. Troquer mes éternels T-shirts noirs pour des tons plus vifs devrait réduire mon sex appeal auprès de ces bestioles.
Inconvénient : Je risque de passer pour un fan de skate.
2 : Me laver avec un savon et un shampoing à la citronnelle.
Il est de notoriété publique que l'odeur de la citronnelle écoeure les moustiques. M'en recouvrir de la tête aux pieds est un bon moyen de les faire fuir.
Inconvénient : L'odeur de la citronnelle fait aussi fuir ma blonde.
3 : M'enduire régulièrement d'aloe vera
Cette plante a le même effet répulsif pour les moustiques que la citronnelle.
Inconvénient : Inconnu pour le moment
4 : M'asperger de DEET
Ce produit désoriente totalement les maringouins et les mouches noires tout en inhibant leur instinct piqueur.
Inconvénient : Fait fondre le plastique, potentiellement cancérogène. A n'utiliser qu'en dernier recours.
5 : Appliquer de l'After Bite sur mes piqûres
J'aimerais ne pas avoir à me servir de ce dernier accessoire car cela signifierait que toutes les précautions évoquées ci-dessus se sont avérées inefficaces.
Inconvénient : Odeur d'ammoniaque encore plus répulsive que la citronnelle pour tout être humain pourvu d'un odorat fonctionnel.
Je ne manquerai pas de vous faire un bilan de l'efficacité de ces diverses méthodes si je survis.
Conte presque d’été
Soumis par Ian le lun, 18/06/2007 - 16:12.Jeannot Lapin habitait un terrier cossu situé à deux pattes du village des Schtroumpfs. Outre le nom on ne peut plus banal pour un léporidé dont l'avaient affublé ses parents, il se caractérisait par une pratique opiniâtre de la peinture artistique. Pas un jour ne s'écoulait sans qu'il ne fixe sur la toile l'oeil farouche d'un sanglier sur le point de charger un promeneur ou un flamboyant coucher de soleil sur les maïs génétiquement modifiés du champ d'à côté. Cette activité ne lui apportait néanmoins pas le moindre rond de carotte. Il dut donc se résoudre un jour à chercher un emploi afin de payer sa ration quotidienne de trèfles et son abonnement au câble Vidéotron.
Après quelques démarches infructueuses auprès de Walt Disney et de Pâques Industries, Jeannot trouva finalement un poste de concepteur de motifs de papier peint pour une filiale de Trois Petit Cochons Ltée. Le travail s'avéra assez ingrat. Alors qu'il avait l'habitude de choisir avec soin la toile sur laquelle il immortaliserait la scène émouvante d'un chasseur se tirant une balle dans le pied, il devait désormais se contenter d'un support rustre et irrégulier qui dénaturait et enlaidissait systématiquement toutes ses tentatives artistiques.
Le calvaire le plus dur à subir était toutefois sa collègue Ginette la Fouine. Celle-ci prenait très au sérieux son métier qui consistait à sonder les habitants de la forêt afin de définir le thème des papiers peints qui inonderaient prochainement tous les gîtes, terriers, nids et tanières de la contrée. Malgré un premier contact positif, Jeannot ne tarda pas à découvrir que sa collègue avait la sensibilité artistique d'un protozoaire, et qu'elle maîtrisait autant les techniques graphiques qu'il dansait bien le Charleston. Pire, elle était persuadée d'être une experte dans le domaine et se permettait de lui donner des leçons sur son propre métier alors qu'elle n'y comprenait rien. Si les ornements quétaines qu'elle avait imaginés pour une tapisserie étaient immondes après l'impression, c'était parce que Jeannot n'avait pas utilisé le bon crayon. Si ce dernier lui expliquait qu'il était impossible de simuler plusieurs couleurs avec seulement du noir, elle lui répliquait étonnée que c'était très facile et qu'il suffisait qu'il utilise correctement l'encre. Toute protestation était systématiquement interprétée comme de la mauvaise volonté.
Une telle association ne pouvait que provoquer de méchantes étincelles. Au bout de quelques mois, Jeannot ne pouvait plus imaginer la tête de Ginette la fouine autrement qu'en guise de trophée accroché au mur. Il ne supportait plus de dessiner des motifs d'hippopotames roses avec des ailes de chauve-souris volant sur un fond jaune fluo, ni de passer ses nuits à griffonner des milliers de fourmis différentes sur un gabarit parce que Ginette voulait que le papier peint ne se répète que tous les trente kilomètres. L'irritation de Jeannot atteignit son apogée lorsqu'il apprit que la plupart des habitants de la forêt trouvaient les papiers peints hideux mais qu'ils s'en contentaient parce que Ginette leur disait qu'il ne savait pas dessiner autre chose.
Au bord de la dépression et de la fouinicide, Jeannot finit par annoncer à sa chef Colette la Chouette qu'il ne supportait plus Ginette et qu'il souhaitait quitter la compagnie. Triste qu'il en arrive à cette extrémité et anxieuse de ne pouvoir trouver rapidement un nouveau dessinateur, elle lui demanda de rester en lui promettant d'arranger les choses. "Il y a forcément moyen de trouver un terrain d'entente, dit-elle. Nous ne sommes pas des humains". Jeannot accepta donc de faire pour le lendemain une liste des choses qu'il fallait faire pour améliorer l'atmosphère de travail, tandis que Ginette s'engagea à faire la même chose de son côté. Il avait toutefois l'impression que le point de non-retour était atteint, et qu'il était parfois plus sage d'achever le hérisson agonisant après s'être fait bousculer par une voiture que de s'acharner à lui faire du bouche à bouche.
Qu'auriez-vous fait à la place du lapin ?
Argent trop cher
Soumis par Ian le dim, 17/06/2007 - 15:26.Bien que cela puisse surprendre, les Français qui viennent s'installer au Québec ne sont pas uniquement motivés par la chasse aux caribous montréalais, la découverte d'une langue pittoresque ou les émissions hilarantes d'Éric Salvail. Beaucoup d'entre eux sont surtout frustrés du montant figurant au bas de leur fiche de salaire et sont persuadés que le pragmatisme qui prévaut en Amérique du Nord leur permettra de jouir enfin d'une rémunération à la hauteur de leur talent. Ce calcul n'est pas très pertinent à court terme, car entre les frais de dossier d'immigration, le billet d'avion et l'achat ou l'acheminement de meubles, le nouveau résident a nettement plus de chances de perdre de l'argent que d'en gagner. A long terme, l'obtention d'un emploi bien payé dépend de nombreux critères (reconnaissance des diplômes, profession exercée, acceptation par les ordres professionnels, etc.) L'immigrant qui ne se soucie pas de ces éléments et imagine qu'il peut compter sur le seul dynamisme de l'économie canadienne pour doubler son salaire présente un terrain favorable pour le SPE.
Bénéficiant quant à moi de revenus qui, sans être époustouflants, me permettent de bénéficier au moins du superflu, la seule chose que je demande à mon salaire est de suivre l'inflation. J'ai compris que lorsqu'on a pris soin d'éviter les pièges dispendieux et inutiles que sont le tabac, l'automobile, les enfants et la surconsommation, on peut vivre confortablement avec un salaire moyen, tout en mettant de l'argent de côté pour pallier les imprévus. Bien plus que d'argent, c'est de temps que je suis avide. Je ne supporte pas que l'on me le fasse perdre inutilement. Par exemple, je ne décolère pas d'avoir dû passer tout mon samedi et une partie de mon dimanche sur mon lieu de travail pour terminer un projet en retard. Si cette situation avait été entièrement de ma responsabilité, j'aurais sans doute pris sur moi, mais j'ai la désagréable sensation qu'elle ne se serait pas produite si certaines personnes avaient fait correctement leur travail. La méthode chaotique adoptée pour préparer les futurs projets annonçant un avenir encore plus sombre pour ma vie sociale et les mises à jours de ce blog, il est sans doute temps de quitter le navire.
Réservé aux bédéphiles
Soumis par Ian le mer, 13/06/2007 - 17:14.Il y a quelques années, je parlais sur ce blog du dessinateur américain (et non canadien comme je le croyais à l'époque) Joe Matt. Ce dernier a raconté dans sa bande dessinée autobiographique "The poor bastard" qu'il était très attiré par une amie de sa blonde, ce qui lui a finalement valu de se faire jeter par cette dernière. J'ai eu un choc ce soir en trouvant une interview (en anglais) de l'amie en question, qui n'a appris que quelques années plus tard qu'elle était représentée dans une BD. Elle n'est pas très tendre avec mon auteur fétiche.

