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Saison 4

Le syndrome du chanteur commercial

J’aimerais dans ce billet vous faire part d’un côté obscur de ma personnalité, tout en prévenant les amateurs de croustillant qu’ils risquent d’être déçus : Je pense être atteint d’une variante migratoire québécoise du syndrome du chanteur commercial.

Imprégnation

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Lorsque j'ai annoncé à mes connaissances que je partais m'installer à Montréal, plusieurs d'entre elles m'ont averti que je risquais de prendre l'accent local. Malgré mon scepticisme initial, je dois avouer que ma façon de parler a changé au fil des années, même si cela m'a pris plus de temps qu'à Coeur de pirate pour prendre son accent français.

Poutineries

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Michaël Verdoux

Vendredi dernier, je suis allé souper avec des amis à PoutineVille, un restaurant de Rosemont - La-Petite-Patrie qui, comme son nom l'indique, n'est pas spécialisé dans les galettes bretonnes. Celui-ci offre à ses clients l'originale possibilité de composer leur propre poutine en choisissant dans une longue liste d'ingrédients.

In memoriam

Avec quelques jours de décalage, je me dois de célébrer la mémoire d'un évènement historique qui a transformé à jamais le visage de l'Amérique du Nord. Le 15 septembre 2006, cela fera en effet cinq ans que je suis installé au Québec en tant que résident permanent.

10 astuces pour économiser à Montréal

Je suis toujours surpris d'entendre des Français se plaindre que vivre à Montréal coûte cher. Ayant passé de nombreuses années à Paris, j'admets que mes points de références sont différents que si j'avais habité à Mennetou-sur-Cher ou Saint-Edmond-les-Plaines.

La retraite des veaux

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Comme je l'évoquais dans un précédent billet, la planification de la retraite dans la Belle Province est plus complexe pour les mangeurs de fromages qui puent que pour les Québécois pure haleine. À moins d'avoir amassé l'argent nécessaire à leur immigration durant leurs études en travaillant au Mc Donald à mi-temps ou en revendant de la drogue (voire en revendant de la drogue à mi-temps au Mc Donald), la plupart des Français qui s'installent au Québec ont déjà travaillé plusieurs années dans leur pays d'origine.

Ces années ne sont évidemment pas prises en compte par la Régie des rentes du Québec, ce qui oblige tout immigré à cotiser de zéro au système local. La caisse des retraites française permet théoriquement de toucher une pension au prorata des cotisations déjà versées, et même de continuer à cotiser en vivant à l'étranger, mais il faut beaucoup d'optimisme pour compter dessus. À voir les nombreuses difficultés qui attendent tout individu qui demande des prestations à l'administration française en habitant sur place, il est légitime de s'inquiéter quand on vit de l'autre côté de l'Atlantique.

Le concept de retraite par répartition est par ailleurs très ancré dans l'esprit des Français, ce qui les rend encore plus rétifs que les Québécois à épargner pour leurs vieux jours. J'apprécie moi-même très modérément d'être obligé de chercher des placements financiers en plus de mes cotisations pour avoir une chance de vivre une retraite décente. Un point positif est que le coût de la vie à Montréal s'avère nettement moins élevé qu'à Paris où je vivais auparavant. Ayant exclu de ma vie de nombreuses sources de dépenses inutiles telles que l'automobile, la télévision par câble et les enfants, j'arrive ainsi à mettre un peu d'argent de côté, en dépit du fait que je travaille à temps partiel et que je vive avec une étudiante qui ne vend même pas de drogue.

Fort de ce constat et en tant qu'hérétique totalement imperméable aux nobles valeurs du capitalisme, je me demande parfois si je ne devrais pas compter uniquement sur les prestations gouvernementales et mes économies pour assurer mes vieux jours. Me contenter d'investir ces dernières dans un bon vieux CPG pour compenser l'inflation ne me paraît pas moins raisonnable que de miser sur des fonds plus risqués, qui ont davantage de chances de financer la piscine de mon conseiller financier que ma retraite.

La retraite aux marmots

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Ça ne manque jamais. À chaque fois que l'on aborde le problème des retraites, on trouve des personnes pleines de bon sens pour nous expliquer que la meilleure solution est de faire des enfants, avec le même aplomb qu'elles nous conseilleraient de soigner une brûlure avec du blanc d'oeuf ou de mettre une petite cuiller dans la bouteille de champagne pour en conserver le gaz. La théorie est simple : faire des enfants permettrait de disposer de plus de main d'oeuvre, donc de plus de travailleurs, donc plus de gens pour payer les retraites. Il suffit cependant de réfléchir un instant pour comprendre que cette logique est totalement absurde.

Outre le fait qu'il est étrange d'encourager la natalité pour avoir plus de travailleurs alors que près de 8 % d'entre eux n'arrivent déjà pas à trouver un emploi au Canada, il faut garder à l'esprit qu'élever un enfant coûte énormément d'argent. Le Conseil du bien-être social du Canada a notamment publié une étude estimant que les parents doivent débourser 10 000 $ par an entre la naissance de leur môme et sa majorité. Il va sans dire que celui-ci restera une source importante de dépenses après ses 18 ans, surtout si on souhaite lui payer les études qui lui permettront d'exercer un métier bien payé et de verser de grosses cotisations au régime des retraites. Une personne qui ferait un enfant uniquement dans ce but gagnerait sans doute à s'abstenir et à placer les sommes ainsi épargnées dans un REER ou un CELI.

Alors que les jeunes entrent de plus en plus tard dans la vie active et que les retraités vivent de plus en plus longtemps, faire davantage d'enfants ressemble par ailleurs plus à une fuite en avant qu'à un réel remède. Selon des lois naturelles qui me semblent immuables, ces derniers finiront en effet par vieillir à leur tour, ce qui implique que les générations suivantes devront faire encore plus d'enfants. Je ne sais pas si c'est la bonne voie à suivre quand on sait que notre planète dispose de ressources limitées et qu'elle est déjà en train de crever lentement de son trop plein d'humains.

J'aimerais enfin que les natalistes comprennent qu'un enfant conçu dans le seul but de préserver le système de retraite risque de ne pas recevoir l'amour sirupeux, mièvre et inconditionnel que tout parent se doit de donner à son rejeton. Il est vrai que si ce manque d'affection conduit progressivement ce dernier à la dépression et qu'il finit par se suicider juste avant la retraite et après avoir cotisé toute sa vie, c'est tout bénéfice pour le régime, mais je ne suis pas sûr que ce soit super moral.

Rocking chair & pauvreté

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Bien que je me sente aussi fringant qu'une chauve-souris sous méthamphétamine, je réfléchis de plus en plus souvent à la question de ma retraite. Vivre depuis quelques années au Québec n'est sûrement pas étranger à ce phénomène.

Maudit Francais.com a dix ans

Le 3 août 2000, je postai mon premier billet sur ce blog. Je ne m'attarderai pas davantage sur cet anniversaire de peur de sombrer dans l'auto-attendrissement, mais il me semblait pertinent de le signaler.

SOS amitié

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Comme tous les immigrants, les Français qui viennent s'installer au Québec sont souvent obligés de reconstruire leur réseau social à partir de zéro.