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Saison 1

Maudit Français passe à DotClear

Lorsque j'ai créé le site mauditfrancais.com en août 2000, il n'existait aucun outil permettant de gérer facilement un journal personnel en ligne. J'ai donc décidé d'écrire avec mes petits doigts un programme en PHP qui me permette de poster facilement mes billets d'humeur sans taper la moindre ligne de HTML et m'évite d'en gérer manuellement les archives, activité qui débouche tôt ou tard sur un site web bourré d'erreurs 404. Bien que la lecture du code de ce petit moteur est susceptible de provoquer une attaque cardiaque chez le moins consciencieux des architectes logiciels, il m'a permis de tenir mon journal pendant toute la durée de mon séjour au Québec et de beaucoup progresser en programmation web. C'est donc la gorge serrée et le visage noyé de larme que je relègue ce dernier dans un coin obscur de mon disque dur pour le remplacer par Dotclear, programme avec lequel je n'ai pas un tel passif émotif mais qui déchire au niveau des fonctionnalités proposées.

Ce changement mémorable annoncerait-il la reprise de ce blog réclamée depuis des années à corps et à cris par de nombreux fans en délire[1] ? Peut-être, mais ce jour béni est loin d'être imminent et ne dépend pas uniquement de ma volonté. Pour être averti des prochaines mises à jour, vous pouvez toutefois vous abonner aux flux rss et atom désormais disponibles. Je compte par ailleurs relire chaque article de ce site afin de vérifier que la migration s'est bien déroulée et ajouter quelques mises en forme typographiques. Il est donc fort probable que je cède à la tentation de laisser quelques commentaires pour exprimer ce que m'inspirent ces billets quatre ans après. Vous pourrez les suivre à l'aide de votre agrégateur de news préféré puisqu'ils disposent également de leurs flux rss et atom dédiés.

Notes

[1] Dans mes rêves

Mise au point

Quelques jours à peine après avoir posté mon message pour expliquer que ce site est en hibernation, j'ai trouvé sur la page d'accueil de ce dernier un commentaire d'une certaine Patricia particulièrement haineux à l'égard des Québécois, auquel je me sens obligé de répondre. Cela fait en effet plusieurs fois que des gens passent ainsi sur mauditfrançais.com et, sans apparemment en avoir lu la moindre ligne, se mettent à déblatérer avec une orthographe souvent hésitante que les Québécois sont de gros méchants qui font du racisme anti-Français et sont jaloux de notre incommensurable culture qui n'a d'égale que notre modestie.

J'aimerais d'une part rappeler la définition de "commentaire" selon le Larousse qui traîne sur mon bureau :

Commentaire n.m. (lat. commentarius)

Remarque et éclaircissement sur un texte.

Je traduis pour les plus neuneus : le bouton "Ajouter un commentaire" en bas de chaque article de ce site n'a pas pour mission de servir de défouloir à des anti-Québécois primaires mais simplement à réagir à ce que j'écris. Le message de Patricia n'a aucun rapport avec l'article auquel il se rapporte et n'apporte en conséquence aucun éclaircissement sur ce dernier. S'il n'avait pas été aussi haineux, il aurait pu à la limite se trouver ajouté sous un de mes articles traitant de l'accueil des Français par les Québécois, mais c'est ici hors-sujet. Si ces règles vous offusquent, vous pouvez ouvrir pour moins de 30 euros le site de votre choix que vous pourrez gérer comme bon vous semble et nommer par exemple mauditsquebecois.com. Dépéchez-vous, c'est libre.

D'autre part, j'ai visiblement eu une chance extraordinaire. Je n'ai passé qu'un an au lieu de huit au Québec et j'ai rencontré des tas de gens sympathiques. On ne m'a pas une fois traité de Maudit Français. En tant qu'expatrié, je n'ai évidemment pas pu tisser de liens solides avec beaucoup de Québécois car il n'est pas toujours facile d'aller à la rencontre de gens qui n'ont pas la même culture que nous, de peur de déranger. Je me suis néanmoins fait quelques amis, parmi lesquels une Gaspésienne qui a eu la gentillesse de m'héberger pendant trois semaines avec ma copine quand nous sommes revenus pendant les vacances l'été dernier. Elle nous a présenté son copain, Québécois, qui nous a spontanément donné de nombreuses informations sur les coins sympathiques à visiter et avec qui nous avons eu de très intéressantes discussions. Nous sommes également allés camper dans le parc de la Mauricie avec un ami Français qui vit depuis plusieurs années à Montréal avec une Québécoise, et un couple d'amis à eux, Québécois également. Nous nous sommes vraiment beaucoup amusés et notre nationalité ne semble pas les avoir dérangés. Nous avons également fait une petite soirée avec une dizaine d'autres Québécois, et bizarrement, personne ne m'a affirmé que les Français se prenaient pour le nombril du monde.

Bien sûr, lors de mon séjour d'un an en programme d'échange, j'ai dû subir la bêtise d'un propriétaire arnaqueur et opportuniste et un ou deux étudiants avec lesquels je devais travailler m'ont fait faux-bond. J'imagine que j'ai également dû me faire mal accueillir dans quelques magasins. Pas parce que je suis Français, mais simplement parce que le vendeur était idiot. Je n'ai cependant pas subi cette hargne permanente que décrit cette chère Patricia. J'aimerais d'ailleurs savoir si cette dame a seulement lu quelques articles de mon site histoire de voir si ça s'est mieux passé pour d'autres personnes, ou si elle a préféré se convaincre que ce n'était pas possible et s'est contentée de laisser son amer message sur la page d'accueil en voyant qu'elle concernait le Québec.

J'aimerais enfin que les diverses personnes qui postent ainsi régulièrement ce genre de message haineux à propos des Québécois se mettent cinq minutes à la place d'un immigré qui vient d'arriver en France et se fait contrôler dix fois par jour par la police sous prétexte qu'il a la peau un peu trop foncée. Lorsqu'il cherche du travail, on lui propose le plus souvent les tâches les plus dégradantes, en lui imposant même parfois de travailler au noir. Pire, un parti d'extrême droite qui fait 15 % dans ce beau pays se répand sur les ondes en messages orduriers et essaye de le faire passer aux yeux du public pour un dangereux parasite. On laisse même ses dirigeants se présenter aux élections présidentielles dont ils arrivent à passer le premier tour. A la vue de toutes ces horreurs, l'immigré a le droit d'en vouloir à un grand nombre de Français, mais il aurait tort de les mettre tous dans le même panier comme le fait Patricia avec les Québécois. Il y a en effet des gens comme moi, ma famille, mes amis, et tout un tas de personnes que je ne connais même pas que ce genre d'injustices révolte, et qui prouvent à eux seuls que tous les Français ne sont pas racistes.

C'est exactement la même chose pour l'immigré Français au Québec. La connerie étant malheureusement une chose universelle, je ne doute pas un instant que Patricia ait effectivement pu être victime des préjugés auxquels elle fait allusion, même si j'ai eu la chance d'y échapper. Cela ne lui donne en revanche pas le droit de cracher sur tous les Québécois. Je m'étonne également qu'en huit ans, elle n'ait pas rencontré un seul Québécois sympathique qui lui aurait permis de modérer son jugement. Cela me laisse supposer qu'elle s'est effectivement mal comportée, qu'elle n'a vraiment pas eu de chance, ou tout simplement qu'elle a fait l'erreur comme beaucoup de Français de voir dans le Québec une sorte d'Eden sans soupçonner qu'il y a aussi des racistes là-bas, comme partout, et qu'elle a été énormément déçue.

Quoiqu'il en soit :

Mauditfrancais.com n'a pas la vocation de servir de tribune pour les gens intolérants, quelle que soit leur nationalité, et quelle que soit leur cible.

J'espère avoir été suffisamment clair et ne plus avoir à écrire ce genre de message.

Note : La photo qui illustre ce post a été prise dans la ville de Québec en juillet 2003 et m'a été envoyée par un ami québécois. Les deux individus qui portent les magnifiques couvre-chefs de trappeur sont des touristes français qui pensaient sans doute ainsi se fondre dans la population locale.

Avis à la population

J'ai essayé de reprendre ce journal le temps de mes vacances au Québec en été dernier mais je n'ai finalement ni eu le temps ni le courage de le suivre sérieusement. Il est donc inutile d'en attendre la suite. Pour le moment je pense qu'il est préférable de considérer que ce site est en très longue hibernation.

Le retour du p’tit maudit

Ayant toujours l'idée de venir un jour m'installer au Québec malgré près de deux ans d'absence, j'ai décidé d'emmener ma blonde 3 semaines dans la Belle Province afin de la convertir à ce projet. J'admets que ce ne fut pas bien difficile car l'ambiance parisienne nous pèse à tous les deux depuis un certain temps. J'ai également souhaité reprendre ce journal (aujourd'hui, on appelle ça un blog ou un joueb. Ca fait plus classe) pendant la durée de notre séjour. Je pense toutefois le mettre en ligne seulement à notre retour puisque je ne sais pas si j'aurai toujours une connexion Internet à ma disposition.

Nous sommes arrivés dimanche vers 14 h à l'aéroport Orly Sud. faute de moyens, nous avons dû laisser de côté la compagnie US Airways qui m'avait emmené lors de mon premier voyage pour nous rabattre sur un charter. L'embarquement et le voyage se sont déroulés sans incidents majeurs, hormis mon habituelle appréhension au décollage. Lorsque nous sommes arrivés à la moitié du trajet, les hôtesses ont distribué aux passagers les classiques formulaires de douane à remplir et, petite suprise, un document d'information sur le SRAS, cette fameuse maladie qui fait trembler dans les chaumières. Moyennement rassurant, ce dernier explique aux passagers qu'ils ont peut-être voyagé dans une région affectée par l'épidémie et propose un petit questionnaire d'auto-évaluation à remplir afin d'être sûr de ne pas être infecté (et, j'imagine, d'être orienté vers les services médicaux adéquats en cas de doute). Si je ne peux qu'approuver cette mesure de prévention, j'ai été particulièrement énervé de la manière dont certains medias ont parlé de ce fléau depuis qu'il a fait son apparition. De nombreux articles semblent en effet avoir été écrits dans le simple but de faire paniquer la population, menant à une espèce de paranoïa généralisée, même dans les pays peu ou pas touchés. J'ai au moins deux exemples. Le premier concerne un ami revenu de Chine avec une méchante crève au tout début de l'épidémie. Le médecin lui ayant garanti que les symptômes étaient ceux d'un simple rhume, il a décidé de se rendre dès le lendemain au travail. Au bout d'une journée, il a toutefois dû renoncer et prendre un congé maladie. Non pas parce qu'il se sentait à deux doigts de la mort, mais tout simplement parce que tous ses collègues de bureau était terrorisés à l'idée de se voir contaminés par cet individu forcément porteur du méchant virus, et le considéraient comme un pestiféré. Le deuxième exemple me concerne directement puisque plusieurs personnes ont tenté de me dissuader d'aller au Canada. Il a donc fallu que j'explique que les seuls cas canadiens étaient localisés à Toronto. La distance séparant cette ville de Montréal étant bien plus grande que celle entre Tourcoing (également infectée) et Paris, j'étais plus en sécurité au Québec qu'en France. Penser que certains touristes pris de panique aient pu annuler leur voyage au Canada à cause de ce syndrôme m'étonne un peu. D'autant plus qu'il y a sûrement parmi eux des gens qui continuent aujourd'hui à fumer et à téléphoner en conduisant, ce qui est beaucoup plus préjudiciable à leur espérance de vie.

Arrivés à Mirabel, nous avons changé quelques euros contre de bons vieux dollars canadiens et nous avons appelé Mélanie, qui s'était gentiment proposé de nous hébergé le temps de notre séjour, pour l'avertir que nous arrivions enfin. Nous allions embarquer dans un bus lorsqu'un chauffeur de taxi nous a hélé pour nous proposer de nous emmener à Montréal pour le même prix, mais beaucoup plus rapidement. Nous avons accepté, et avons compris en apercevant les 4 passagers qui montaient dans le même monospace que nous que le chauffeur avait trouvé un bon plan pour gagner sa vie sans se fatiguer à écumer les rues de la ville. L'accueil de Mélanie a été chaleureux, et malgré la grosse châleur et la fatigue du voyage, nous avons trouvé la force de discuter un peu avant de nous coucher. Ce matin, nous réfléchissons aux choses que nous allons faire durant ces trois semaines. Et j'ai encore du mal à réaliser que je suis de retour à Montréal.

Site en sommeil

Je suis resté au Québec du 16 août 2000 au jeudi 28 juin 2001. Aujourd'hui je travaille comme journaliste en région parisienne et je n'ai malheureusement pas eu le temps de revenir à Montréal. C'est la raison pour laquelle je ne fais plus de mise à jour sur ce site. J'ai cependant décidé de le laisser en ligne. Je pense (j'espère) que la plupart des articles pourront intéresser des internautes, même s'ils commencent à dater un peu. En outre, je garde l'espoir de retourner faire un séjour de quelques semaines dans la Belle Province l'été prochain, et peut-être m'y installer dans quelques années (qui sait ?). Je compte bien réécrire des chroniques à cette occasion. Je remercie toutes les personnes qui ont suivi ce site et qui m'ont envoyé des messages.

Cliquez ici pour être avertis des futures (lointaines) mises à jour et ici pour consulter les archives.

Genèse (2)

Souvenez-vous. Il y a bien longtemps, notre héros racontait comment il avait préparé son programme d'échange, rejetant dans un futur hypothétique et lointain le moment où il expliquerait la marche à suivre pour obtenir un visa...

Lorsque j'ai reçu la lettre d'acceptation de l'université de Montréal (en mai 2000, je crois), j'étais à mille lieux d'imaginer les terribles épreuves que me reservaient les diverses administrations auxquelles j'aurais affaire.

La première étape consistait à me procurer un CAQ (certificat d'acceptation du Québec), fourni par les services d'immigration québécois, qui me permettrait de séjourner dans la Belle Province durant toute l'année universitaire. Il me fallait fournir, entre autre, une copie certifiée conforme de la lettre d'admission de l'université d'accueil, une attestation de banque prouvant que je pouvais subvenir à mes besoins pendant la durée du séjour, et un chèque de banque de 100 $ canadiens pour les frais de dossier. Lorsque j'ai demandé un tel chèque aux guichetiers de ma banque, ils m'ont d'abord regardé avec de gros yeux interrogateurs et gluants. Après quelques laborieuses tergiversations, ils m'ont ensuite promis qu'ils fourniraient le document dans un délai de 5 jours, mais que ça serait très cher, oulala, mon pauvre ami. Après 2 semaines d'attente et 3 visites infructueuses, j'ai fini par effectuer ma demande auprès de l'agence Thomas Cook Opéra, qui l'a exécutée en moins de cinq minutes, et pour pas cher du tout. Futur expatrié, un conseil, évite la BNP.

Je devais également récupérer auprès de ma mutuelle étudiante le fameux formulaire Q 106 qui permet de bénéficier de l'assurance maladie au Québec. Là aussi les employés ont outrageusement titillé mes pulsions meurtrières par leur efficacité consternante. Futur expatrié...

Une fois le CAQ entre mes mains. Je pensais être au bout de mes peines, mais il me fallait à présent obtenir un permis de séjour de la part du gouvernement canadien. Heureusement, comme j'habitais à Paris, j'ai pu me rendre directement à l'ambassade, et, au bout de quelques heures d'attente insoutenable, récupérer le précieux document qui me permettrait de fouler le sol québécois durant plus de 5 mn. Certains amis provinciaux n'ont pas eu cette chance et ont reçu le permis après leur départ. Ils ont donc dû entrer au Canada avec un visa touristique, se faire expédier le permis là-bas, puis faire un aller-retour vers les Etats-Unis afin de repasser la frontière avec le bon visa en revenant. Très pratique.

Le permis en poche, je pouvais partir tranquille, mais en qualité d'étudiant, cet ultime document me fut quand même facturé 125 $ (payables en francs, ceux-là), ce qui fait qu'avant même d'avoir touché le sol québécois, j'avais déjà dépensé 125 $ CAD rien qu'en frais de dossier. Ceux qui suivent la procédure pour s'installer définitivement au Québec me rétorqueront que c'est une paille.

Basse vengeance

De nombreux Français présentent une manie particulièrement agaçante. J'en parlait récemment avec un de mes chums lors d'un party à une place bien tripante On avait fixé un spot à notre gang, et ils étaient tous à faire le line up devant le comptoir pour checker ce qu'ils pouvaient boire et catcher quelques peanuts. Il y avait tellement de monde qu'on se demandait si on aurait pas dû amener nous-même quelques six-packs dans son van pour gagner du temps. La soirée a bien commencée. Le DJ passait des tunes que j'aurais tapées volontiers. Du jazz et du blues à son meilleur. Ca punchait, et le seul mot d'ordre était "cruise control". Au bout d'un moment mon lift a malheureusement quitté sans me prévenir en emportant son stock. First, on m'a dit que c'était parce qu'une fille assez cute l'avait flushé et qu'il était vexé que ça ne matche pas. Ca m'étonnait parce qu'il me semblait plus tough que ça. Second, on m'a raconté qu'il était tellement fucké par l'alcool qu'il avait méchamment bitché un mec. Celui-ci avait fini par lui pitcher une puck, et comme ça devenait insecure, il avait préféré partir. Je trouvais assez heavy qu'il m'ait ainsi dumpé. "Il m'a déjà fait le coup, samedi le 3. Ca suce", je me suis dit.

Anyway, on était d'accord sur un point. Les français utilisent vraiment trop d'anglicismes.

Oubliez Céline

Lorsque l'on parle chanson québécoise à la plupart des Français, les plus séniles répondent "Robert Charlebois", les plus avertis "Lynda Lemay", et les plus sourds "Céline Dion". Cela est bien dommage car il existe beaucoup d'autres artistes qui leur restent totalement inconnus.

Voici donc un rapide aperçu de ce que j'ai pu entendre lors de mon séjour, à l'attention des personnes qui souhaiteraient s'offrir quelques galettes lors de leurs vacances dans la Belle Province, ou les commander sur un site de vente en ligne qui n'ait pas encore déposé son bilan.

- Jean Leloup est sans doute l'artiste qui m'a le plus marqué lors de mon séjour. Du bon rock, avec des paroles assez désespérées et un humour bien caustique. On ne le connaît en France que pour la chanson "1990", qui a mon avis n'est pas du tout représentative de son style.

- Les Colocs jouent (jouaient) dans des styles aussi variés que le reggae et le rythm and blues. C'était un groupe mythique avec de bons musiciens et des textes à mourir de rire ou à se flinguer, ça dépend. Mais lisez plutôt.

- Daniel Boucher a été encensé par la presse québécoise à un point que ça en est énervant. Je trouve malgré tout ses chansons très sympathiques, avec de bonnes parties guitare et un monde assez original.

- Les Respectables est un groupe de rock avec quelques inspirations latino -américaines. Pas mal. Le titre "Décadence" passait sans arrêt sur les ondes lors de mon séjour.

- Eric Lapointe fait parti de ces chanteurs à la grosse voix rocailleuses qui semblent être pas mal à la mode au Québec. C'est toutefois d'un autre niveau que Garou. Sa reprise de "Quoi ma gueule" est d'ailleurs cent fois mieux que la version originale interprétée par cet artiste dont le nom m'échappe :)

- Yelo Molo, très bon groupe de ska/reggae prend sa vraie dimension en concert. Je les ai vus trois fois aux deux Pierrots et je ne m'en suis jamais lassé.

- J'aime aussi beaucoup le tube "Casanova" de Martin Deschamps, Mais j'avoue ne pas connaître ses autres chansons.

- Enfin, pour ceux qui veulent du pittoresque, je conseillerais les Cow-boys fringants. C'est de la country jouée à fond la caisse, avec des paroles complètement délirantes et très bien écrites. Elles ont en plus le mérite de donner une idée de la vie quotidienne dans les banlieues populaires de Montréal. Le Dictionnaire du Joual est cependant fortement conseillé pour les personnes vivant au Québec depuis moins de six mois.

J'espère que ce petit tour d'horizon pas du tout exhaustif aura donné envie à quelques personnes d'aller chercher plus loin que l'affligant duo Goldman/Dion qu'on nous fait subir actuellement dans les supermarchés français. De mon côté, j'ai hâte de retourner à Montréal pour découvrir d'autres chanteurs. Plume Latraverse, par exemple. Les deux seules chansons que je connaisse de lui sont excellentes.

Il revient, il est pas content

J'aimerais ne pas tomber dans le classique piège de l'ancien expatrié qui, revenu au pays, gonfle son entourage en répétant à longueur de journée que c'était mieux là-bas. Je passerai donc rapidement sur ces éléments pittoresques de la capitale française que j'ai eu la joie de retrouver à mon retour : le bouffon qui met une main au cul de ma blonde quand je regarde ailleurs pour frimer devant ses potes, les gens prêts à s'étriper pour un orteil piétiné dans les transports en commun, et bien sûr, les trois mois durant lesquels il m'a fallu galérer pour me trouver un appartement correct.

Je reprends donc le clavier uniquement pour livrer les quelques articles que j'ai promis il y a bien longtemps et que je n'avais pas eu le temps d'écrire, maintenant que j'ai retrouvé un logement, un emploi et une connexion à l'Internet qui marche. Il y sera question des chanteurs que j'ai découvert au Québec, de la fête nationale, et de deux ou trois autres trucs. Après, j'irai ouvrir un nouveau site web ailleurs, sur un autre sujet. Difficile cependant de se remettre dans le bain quand on a passé des mois sans écrire. Je pense que je vais m'arrêter ici pour ce soir :)

Petite (?) pause

Il me semble être de mon devoir de répondre aux milliards de messages angoissés que je reçois chaque seconde de la part des innombrables fans de ce site qui, les yeux hagards et l'inquiétude au ventre, attendent avec impatience les quelques textes et images qui devaient clore à jamais ce magnifique récit dont la grandeur n'a d'égale que l'ego de son créateur et la longueur de ses phrases, où le lecteur téméraire cherche avec attention le moindre petit point qui lui permettrait de reprendre son souffle.

Bref, si j'écris si rarement dans ce journal, c'est parce que le monde matériel m'a sauvagement rattrapé. Mon esprit est actuellement davantage préoccupé par la recherche d'un emploi et d'un logement que par l'écriture de billets d'humeur sur l'Internet. En outre, je ne dispose pour l'instant d'aucune connexion personnelle à ce magnifique réseau, ce qui ne fait qu'empirer les choses.

C'est pourquoi, la mort dans l'âme (si ! si !), je me vois obligé de suspendre à nouveau la mise à jour de ce site, que je ne reprendrai que lorsque tous ces points seront règlés, c'est à dire, je ne sais pas quand. Je m'en voudrais de continuer à écrire en pointillé des textes sans intérêt pour me donner bonne conscience, comme cela a été le cas ces derniers jours.

De toutes manières. Il ne me semblerait pas correct d'organiser un mauditfrancais.com-thon pour vivre aux crochets des internautes, alors qu'un certain nombre d'entre eux attend sans doute de recevoir la commande passée il y a six mois à rueducommerce.com.

Pour ceux que ça intéresse, je cherche dans le journalisme informatique ou le développement web. J'ai un beau CV pour vous.