Archive - févr. 2008

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10 bonnes raisons d'avoir un chat au lieu d'un bébé

  1. Vous pouvez laisser votre chat seul à la maison pendant tout un week-end avec trois assiettes de pâté.
  2. Vous ne risquez pas la prison si on retrouve votre chat mort dans une benne à ordures.
  3. Un chat ne peut pas se venger de vous en vous cassant la gueule à l'âge adulte.
  4. Un chat coûte moins de deux dollars par jour.
  5. Le chat se nettoie lui-même les fesses.
  6. Vous pouvez donner ou vendre votre chat si vous n'en voulez plus.
  7. Un chat peut dormir dans un carton
  8. Vous pouvez être très créatif pour baptiser votre chat sans avoir d'ennui avec l'État civil
  9. Prendre un chat est un engagement de 20 ans grand maximum.
  10. Savoir qui est le vrai père de votre chat n'a pas vraiment d'importance.

Une proposition que l'on peut refuser

Lorsque Io et moi sommes arrivés au Québec en septembre 2006, une amie m'a suggéré d'emprunter la voiture d'un de ses amis français de retour au pays pour une période indéterminée. J'ai instinctivement repoussé cette offre car ce genre de véhicule représente pour moi davantage une source de pollution et de dépenses inutiles que l'accélérateur de vie sociale que certains pithécanthropes semblent y trouver.

Mon amie m'a rétorqué que sa proposition était la manière idéale de bénéficier des avantages d'une automobile sans ses inconvénients. L'investissement prohibitif nécessaire à l'acquisition d'un tel engin m'étant épargné, il me restait en effet uniquement l'essence à payer. Le véhicule me coûterait donc de l'argent uniquement quand je m'en servirais (si on omet le prix de l'assurance, la taxe annuelle d'immatriculation de 255$ et les frais de réparation en cas de panne éventuelle).

Elle ajouta que ce véhicule nous serait très utile pour notre installation dans notre appartement. La perspective de ramener chez nous les cinq étagères, les deux bureaux, le canapé, le lit, les deux tables de nuit, les deux tables à manger, les quatres chaises et la commode que nous nous apprêtions à acheter à Ikea en à peine trois fois plus d'aller-retour que si nous nous faisions livrer avait effectivement de quoi séduire.

Soupçonnant que mon scepticisme se fissurait, ma camarade a conclu en expliquant que la voiture était également un moyen de ne pas dépendre de ses amis pour rentrer de soirée, à condition bien sûr de ne pas boire puisque les lois canadiennes sur la conduite en état d'ivresse autorisent à peine la consommation d'un chocolat à la liqueur.

En entendant mon amie dérouler ainsi son argumentaire j'ai songé qu'elle cherchait au moins autant à se rendre service à elle-même qu'à nous. Son nouveau chum disposait en effet déjà d'une automobile et celle qu'on lui avait prêtée était devenue un poids. Dans ma grande bonté, je lui ai quand même promis de réfléchir à son offre. La procrastination aidant, je ne l'ai toutefois jamais rappelée, et nous nous sommes un peu perdus de vue depuis.

J'ai compris à quel point cet acte manqué était une bénédiction un soir d'hiver, alors que les dépanneuses braillaient dans la rue pour avertir de l'arrivée des déneigeuses. La ville de Montréal oblige en effet les automobilistes à déplacer régulièrement leur véhicule afin de faciliter le travail de ces machines. Si j'avais emprunté la voiture comme on me l'avait proposé, j'aurais été obligé de prendre le volant bien plus souvent que je ne le souhaite afin de suivre cette coutume locale, à moins de vouloir payer une amende ou la récupérer à la fourrière.

Pire, il m'aurait fallu à chaque fois passer une bonne dizaine de minutes dans le froid armé d'une pelle afin de dégager le véhicule de sa coque de neige avant de pouvoir le bouger. L'expression "tous les avantages sans les inconvénients" m'aurait alors paru très relative.

D'un autre côté, j'aurais peut-être des abdominaux musclés.
Voiture dans la neige

Lauréate

Le prix Godwin est décerné avec mention d'excellence à Carla Bruni-Sarkozy pour la citation suivante (la mise en gras est de mon fait) :

La plainte justifiée de mon mari n'est pas contre un organe de presse, bien sûr, mais contre les "nouveaux moyens de désinformation". Internet peut être la pire et la meilleure des choses. A travers son site Internet, Le Nouvel Observateur a fait son entrée dans la presse people. Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs?

Je remercie chaleureusement la première Rhétoricienne de France d'avoir si bien illustré mon précédent billet.

La citation peut être consultée dans son contexte sur le site de L'Express.