Archive - mars 2007

Date

Mac Donald démonté

Visiblement, José Bové est passé dans mon quartier.

Mac Donald démonté Mac Donald démonté

Oups, non. Je n'ai rien dit.

Reconstruction

Résultat des élections

En dépit de l'absence d'isoloir, on trouve de nombreuses similitudes entre les élections québécoises et françaises : rejet de l'échec des gros partis sur les petits, fort taux d'abstention et troisième homme qui finit en fait deuxième.

Je ne suis pas encore assez calé en politique québécoise pour faire une fine analyse des résultats, mais quelque chose me dit que l'on a pas fini d'attendre aux urgences.

Petite note en passant

Je censure immédiatement les messages insultants et haineux, quelle que soit la personne ou la communauté visée. Cette précision évitera peut-être à certains importuns de perdre leur temps et le mien.

Quant à toi qui te reconnaîtras, sache que l'homosexualité n'est pas une tare, mais qu'un QI de 3 en est une.

Malédiction oculaire

Il existe manifestement une loi divine visant à ce que je ne garde pas mes lunettes intactes au Québec. En novembre 2000, je brisais les deux verres de ces dernières en m'asseyant sur ma veste où je les avais rangées cinq minutes plus tôt. La mésaventure qui m'est arrivée hier soir ne laisse à première vue aucun doute sur l'intervention de puissances occultes, à défaut d'oculistes. Alors que j'étais impliqué dans une partie endiablée de taboo avec des amis, j'ai soudain eu la velléïté démente de nettoyer mes verres de lunettes à l'aide du bas de mon pull. En dépit de mes efforts pour la ménager, la monture s'est soudainement brisée en son milieu, me laissant avec deux morceaux de lunettes quasiment symétriques, aussi indépendants qu'inutilisables. Bien que cette perspective me branche modérément, je suis sorti aujourd'hui dans l'optique de trouver un commerçant susceptible de ressouder ces deux éléments. Malheureusement, aucun opticien de mon quartier n'est ouvert le dimanche. J'ai cru entrevoir mon salut dans la boutique de lunettes du Zellers de Plaza Côtes-des-Neiges, mais c'était loupé. Une employée à l'orgelet proéminent m'a en effet affirmé sans ciller que la réparation était impossible. Elle aurait pu faire un effort, je ne lui demandais pas de me la faire à l'oeil.

Lunettes cassées

Ici aussi

Affiche vandalisée

Histoire de ruiner définitivement les illusions qui me feraient croire que tous les militants québécois respectent la pluralité, j'ai trouvé une affiche vandalisée juste à côté du HEC. Le parallèle avec le tyran à moustache est exagéré, mais si je m'appelais Ducon, je porterais sûrement plainte pour diffamation.

Haute gastronomie

Poutine presque maison.

Poutine

Méprise

En France, les campagnes électorales sont l'occasion pour les militants de tous bords de recouvrir le moindre mur vacant de photos du candidat auquel ils ont vendu leur âme. Bien que ce goût singulier pour la propagande appliquée se manifeste également au Québec, on peut au moins reconnaître à ses acteurs de moins envahir l'espace public. D'après mes observations, ces derniers utilisent en effet pour seul support le pied des lampadaires et des panneaux de signalisation, auxquels ils accrochent de grands panneaux en carton arborant la frimousse de leur candidat.

Mercredi dernier, Io et moi attendions le bus devant le centre commercial Wilderton. J'ai soudain aperçu sur le trottoir d'en face deux personnes qui s'affairaient autour d'une affiche électorale du parti Québec solidaire. Au départ, j'ai cru qu'elles dessinaient une moustache sur le visage de l'aspirant député, mais j'ai ensuite compris qu'elles finissaient d'accrocher la pancarte à son poteau. C'est à ce moment que j'ai réalisé que depuis le début de la campagne, je n'avais vu la moindre affiche vandalisée. J'étais curieux de voir si les deux militants nuanceraient ce constat en arrachant le panneau d'un concurrent dont j'apercevais la tranche juste au dessus du leur, mais ils s'en sont abstenus.

Par curiosité, j'ai marché quelques mètres le long du trottoir pour voir quel parti avait ainsi été épargné. Qu'ils n'arrachent pas une affiche du Parti Québécois qui se situe comme eux plutôt à gauche ne m'aurait pas surpris outre mesure, mais qu'ils s'interdisent de détruire une affiche du Parti libéral du Québec ou de l'Action démocratique du Québec dont ils ne partagent pas du tout les idées aurait été une vraie marque de respect du pluralisme.

En fait, il s'agissait du parti "Attention, croisement".

Zoologie

J'ai régulièrement l'occasion d'évoquer sur ce blog les nombreux détails qui distinguent le Canada de la France. On ne peut toutefois nier que ces deux pays partagent de nombreuses caractéristiques, et pas toujours pour le meilleur. J'ai par exemple pu constater aujourd'hui qu'une espèce néfaste s'adaptait parfaitement à ces deux pays malgré leurs climats fort différents : l'administratus boulex.
Bien que rien ne différencie physiquement l'administratus boulex de l'homo sapiens sapiens, il se distingue de ce dernier par des capacités intellectuelles nettement inférieures. Ce handicap ne l'empêche néanmoins nullement de se faire embaucher dans le service informatique des entreprises du monde entier. Il optera de préférence pour des sociétés employant de nombreux salariés, dans le but de dissimuler son incompétence derrière une masse de travail incommensurable.
Théoriquement, la mission de l'administratus boulex consiste à s'assurer que les employés disposent d'un ordinateur fonctionnel et de tous les logiciels dont ils ont besoin. L'objet de notre exposé partage malheureusement avec le bradypus infuscatus une profonde aversion pour l'effort. En dépit d'une déficience chronique de connexions neuronales, il a en outre compris depuis longtemps qu'il disposait d'un pouvoir de nuisance suffisant pour être dérangé le moins possible par les requêtes inopportunes de ses collègues, tout en passant pour un dieu de la technologie auprès de ses supérieurs.
L'administratus boulex ne doit en aucun cas être confondu avec son cousin éloigné l'administratus sympathicus, que la plupart des scientifiques s'accordent à classer dans les hominidés, en dépit de son goût immodéré pour la pizza et la mauvaise bière. Lorsqu'un employé change de bureau et qu'il manque une prise réseau pour brancher son deuxième ordinateur ((Notons au passage que l'employé en question a besoin de disposer de deux ordinateurs uniquement parce que l'administratus boulex a perdu les CD qui permettraient d'installer tous les logiciels dont il a besoin sur une seule machine.)), l'administratus sympathicus s'empresse de quérir un concentrateur afin d'effectuer l'indispensable connexion. L'administrateur boulex se contente d'affirmer avec fatalisme que ce n'est pas possible et qu'il faudra se contenter d'une seule machine.
Lorsqu'en raison de l'inaptitude de Microsoft à gérer correctement le passage à l'heure d'été, un employé voit tous les rendez-vous de son Agenda Outlook des trois prochaines semaines décalés d'une heure, l'administratus sympathicus s'excuse platement de l'incident et promet de chercher un moyen de régler simplement le problème. L'administratus boulex répond quant à lui dans un haussement d'épaules qu'il a envoyé le vendredi après-midi un courriel demandant à tous les employés de laisser leur ordinateur allumé le week-end afin qu'il puisse faire automatiquement la mise à jour d'Outlook. Si l'employé a le malheur d'affirmer qu'il n'a jamais reçu le courriel en question et que ce n'est pas la première fois qu'un message se perd ainsi, l'administratus boulex répliquera qu'il n'a qu'à mieux lire ses mails.
L’administratus boulex est responsable à lui seul de la mauvaise réputation dont souffrent tous les professionnels de l'informatique. C’est à cause de lui que les développeurs honteux n'osent révéler leur véritable métier dans les cocktails mondains et préfèrent prétendre qu'ils sont huissiers, inspecteurs du fisc ou thanatopracteurs.

10 choses auxquelles je m’habitue parfaitement au Québec

Le vrai service au public

En tant que Français, ancien Parisien de surcroît, j'apprécie d'être agréablement accueilli par la plupart des administrations publiques et des services client des entreprises. Il arrive bien sûr que l'on tombe sur des employés odieux, mais c'est relativement exceptionnel, alors qu'il semble bien que ce soit la règle dans mon pays d'origine.

Utiliser ma carte de paiement dans les supermarchés quel que soit le montant

La quasi-totalité des magasins français impose un montant minimum pour pouvoir payer par carte bancaire. Le système Moneo inventé pour combler cette lacune n'est pas du tout pratique. Au Québec, je peux sortir ma carte Interac même si mon achat se résume à trois boîtes de pâté à 49 sous pour Crapulax. Mieux, je peux demander à la caissière d'ajouter 40 $ à ma facture et me donner la différence en espèces.

Un environnement moins hostile

Lorsque l'on a vécu plus de dix ans dans la capitale française, les Montréalais passent pour des personnes très détendues. Les comportements stressants typiquement parisiens dans les transports en commun (blocage des portes du métro pour faire entrer les copains, personne nous poussant pour sortir du bus alors que celui-ci n'est pas arrêté et que l'on descend soi-même au prochain arrêt, ...) sont beaucoup moins fréquents ici.

Payer un loyer décent

A Paris, je payais plus de 1000 euros pour un appartement situé au seizième étage d'une tour qui en comptait 30, dans un quartier très bétonné. A Montréal, je paye un loyer deux fois moins élevé pour un appartement dans un bloc de trois étages entouré d'arbres et de pelouses. Ca change la vie.

Me sentir en sécurité

Quand on vient d'une ville française comme Paris, on a parfois l'impression que l'on peut se faire taper dessus pour un simple regard de travers (et mon expérience prouve que ce n'est pas qu'une impression). Il faut également être vigilant lorsque l'on retire de l'argent à un guichet dans un quartier touristique car les vols à l'arrachée sont fréquents. Je ne ressens pas ce besoin de vigilance constante au Québec.

L'interdiction totale de fumer dans les lieux publics

C'est un véritable bonheur de rentrer d'une soirée dans un bar sans avoir ses affaires qui empestent le tabac. Étant asthmatique, j'apprécie par ailleurs énormément de ne pas faire une crise au restaurant parce que son tenancier estime qu'un simple écriteau suffit à séparer un coin fumeur d'un coin non-fumeur.

Faire la queue devant l'autobus

L'attention particulière portée par la majorité des Québécois au respect des files d'attente est une bénediction. A Paris, j'ai toujours mal vécu la nécessité de contrôler mes arrières à chaque fois que je vais chercher mes croissants dominicaux à la boulangerie pour éviter qu'un rustre ne me passe devant.

Avoir un peu moins peur de me faire écrabouiller lorsque je traverse la rue

Il me semble que je me fais bien moins griller la priorité piéton depuis que je suis ici. Cela est toutefois loin d'être parfait, et il m'arrive encore trop souvent de pester contre des automobilistes prêts à risquer des vies humaines pour arriver 5 mn plus tôt chez eux.

Marcher les yeux vers l'horizon

Contrairement à Paris, où je devais prendre garde à chaque pas à ne pas marcher dans une crotte de chien, je peux désormais lever la tête et contempler les filles le paysage lorsque je marche dans la rue.

La neige

C'est mon deuxième hiver ici, et je ne me lasse pas du tout de la neige. C'est sans doute parce que je n'ai pas de voiture.

Rien à voir

Les abus de Boréale cuivrée ont manifestement un effet néfaste sur ma créativité. Je profite de cette panne d'inspiration que j'espère passagère pour vous faire découvrir deux blogs dont la pertinence n'a d'égale que la formidable aptitude de leurs auteurs à porter élégamment la blouse blanche et les sandales Scholl.

Sur Mars Semi-Direct, vous découvrirez les incroyables aventures de la popstar acidulée Matsya qui a trouvé un truc imparable pour garder sa place dans le show business, sans avoir besoin de se raser la tête ou d'exhiber ses parties génitales.

Le site Escape Now ! vous révélera quand à lui la face cachée du marketing en vous initiant aux obscurs concepts de cannibalisme cosmétique et de FMAP.

Ces deux blogs sont écrits par des amis, mais c'est avant tout leur qualité qui me pousse à faire cette publicité éhontée. Si c'était uniquement du copinage, j'aurais aussi posté l'adresse du site de mon cousin Gilbert qui collectionne les cafards morts.

Afin que ce billet soit définitivement hors-sujet, je vous propose de découvrir une chanson fraîche et enfantine de mon idole David TMX. Après tout, je ne vois pas pourquoi je serais le seul à l'avoir en boucle dans ma tête 24 heures sur 24.

Comme une noisette