Archive - févr. 2007

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10 choses auxquelles j’ai du mal à m’habituer au Québec

Les toilettes publiques vraiment publiques

Dans la plupart des collectivités publiques ou privées que j'ai pu visiter, les différentes cuvettes de toilettes ne sont pas séparées par un mur, mais par de simples cloisons placées à 30 centimètres du sol et mesurant environ 1m 50. Résultat, on peut voir les pieds de son voisin quand on est sur le trône, et on s'attend à chaque instant à voir un géant passer sa tête au dessus de ces dérisoires séparations pour faire coucou. Moi, ça me bloque.

Ne pas pouvoir mettre moi-même mes courses dans les sacs au supermarché

De nombreux magasins tels que Métro et IGA emploient spécialement des gens pour mettre les courses des clients dans des sacs plastiques à la sortie des caisses. Cette initiative part sans doute d'un bon sentiment, mais peut s'avérer assez gênante pour les personnes qui, comme moi, souhaitent ranger elles-mêmes leurs achats. Doit-on prendre le risque de blesser l'employé en lui disant que l'on souhaite se passer de ses services ?

Ne pas avoir de réponse quand je dis bonjour à mes voisins

En France, il est fréquent de dire bonjour à ses voisins dans l'ascenseur, même si on ne les connaît pas. Les personnes qui s'abstiennent de répondre passent généralement pour impolies. Il a fallu que je prenne plusieurs vents avant de comprendre que cette coutume n'a pas cours au Québec. La majorité des gens sont presque effrayés lorsqu'un inconnu les salue.

Les bâtiments trop chauffés en hiver et trop rafraîchis en été

Quelle que soit la saison, entrer ou sortir d'un édifice au Québec a toujours été pour moi l'occasion d'éprouver un violent choc thermique. La climatisation et le chauffage semblent systématiquement réglés trop forts. La température externe idéale pour un être humain est paraît-il comprise entre 22 et 24 degrés. Pourquoi ai-je l'impression que les bâtiments sont maintenus à 15 degrés en été et à 30 en hiver ?

Compter le nombre de transactions bancaires

Les banques québécoises facturent la plupart des transactions : paiement par carte, retrait d'espèces, émission d'un chèque, etc. Chaque compte inclut un forfait pour un nombre d'opérations gratuites, mais celui-ci est généralement peu élevé. Quand on a l'habitude des transactions illimitées, il faut une certaine vigilance pour ne pas enrichir involontairement son banquier et s'appauvrir par la même occasion.

Les immeubles sans treizième étage

Cette particularité architecturale fort fréquente à Montréal est un affront à mon côté rationnel, qui refuse que l'on interrompe une belle suite incrémentale pour une simple question de superstition.

Devoir attendre mon tour pour laver mon linge

Mon immeuble propose une laveuse et une sécheuse pour une douzaine d'appartements. Trouver un créneau durant lequel ces dernières ne sont pas utilisées est parfois difficile. Je pourrais certes investir dans une laveuse personnelle, mais pour une raison inconnue, le règlement de la propriété interdit aux locataires d'avoir une telle machine chez eux.

Les magasins qui ferment à 17h le samedi

Je ne compte plus les fois où je me suis retrouvé bloqué à l'entrée d'un magasin parce que j'ai oublié que ce dernier ferme plus tôt le samedi. Heureusement, beaucoup restent souvent ouverts plus tard qu'en France les autres jours de la semaine, ainsi que le dimanche.

Calculer les taxes

Bien que je me défende en calcul mental, j'ai encore du mal à ajouter dans ma petite tête les taxes non incluses sur les étiquettes de la plupart des produits dans les magasins. Il faut me comprendre. Ces dernières années, j'ai dû passer du franc au dollar canadien, du dollar canadien au franc, du franc à l'euro et de l'euro au dollar canadien. Je n'ai pas besoin qu'on en rajoute.

Manger des OGM

J'avoue que c'est surtout l'idée qui me gène. Les aliments transgéniques n'ont pas un goût différent des autres. Je vis juste dans l'angoisse permanente de me réveiller avec une paire de tentacules, ou des antennes à la place des yeux.

Des élections partout

Le 26 mars prochain, les Québécois sont appelés aux urnes pour élire leurs nouveaux députés. Le Premier ministre Jean Charest a en effet signé aujourd'hui le décret de dissolution de l'Assemblée nationale. À la vue des affiches électorales qui se répandent à Montréal depuis quelques jours, je pensais que la nouvelle avait déjà été annoncée, mais il s'agissait en fait de l'oeuvre de quelques militants zélés et prévoyants.

Le Québec comporte 125 circonscription, correspondant à autant de députés. Chacun d'eux est élu à l'issue d'un scrutin majoritaire à un seul tour. Traditionnellement, le chef du parti qui a eu le plus grand nombre de voix devient Premier Ministre et se voit chargé de former un gouvernement.

En France, c'est un peu plus compliqué. Dans ce pays, les 577 députés sont élus lors d'un scrutin majoritaire à deux tours. Ne sont investis à l'issue du premier que les candidats ayant obtenu la majorité absolue. Le deuxième tour permet de départager les candidats restants. Lors de celui-ci, seule la majorité relative est nécessaire, mais il faut avoir au minimum obtenu 12,5 % des voix au premier tour pour y participer. Le Premier Ministre est désigné par le Président de la République en fonction du résultat des élections, et n'est pas forcément le chef du parti majoritaire.

Je ne sais pas quand je voterai pour les prochaines élections législatives en France, mais il est certain que je n'élirai pas le député de la circonscription de Mont-Royal en mars prochain. Je n'aurai effectivement pas le droit de vote tant que je n'aurai pas obtenu la citoyenneté canadienne.

Ce n'est pas plus mal. Je ne connais pas encore assez la politique québécoise pour choisir un candidat, et j'ai déjà bien du mal à me décider pour les élections présidentielles françaises en avril prochain.

Sources

Ça se dispute

Parfois, je regrette de ne plus être en France, juste pour avoir le plaisir de discuter de certains événements devant la machine à café (source AFP).

Trois plaintes pour violences et insultes ont été déposées par des personnels navigants d'Air France contre l'animateur Jean-Luc Delarue à la suite d'"incidents" sur un vol Paris-Johannesburg le 13 février, a-t-on appris de sources concordantes, confirmant des informations parues dans la presse people.

(...)

L'animateur de France 2 aurait notamment insulté, mordu et donné une claque à un steward, selon Pierre Destuguès délégué syndical (Alliance PNC) qui a été en contact avec les personnels navigants du vol.

(...)

D'après la même source, l'animateur qui buvait du vin rouge, lançait des raisins en l'air sans réussir à les rattraper en vol avec sa bouche. M. Delarue aurait alors tenté de faire manger un raisin à un personnel navigant. Celui-ci, ne parvenant pas à le convaincre d'arrêter de boire, l'a "neutralisé" sur son siège jusqu'à l'atterrissage.

Précisons à l'attention de nos amis Québécois que Jean-Luc Delarue est un animateur télé au look de premier de la classe dont la crédibilité journalistique repose entièrement sur le port d'une oreillette.

Bas-fonds

Dans de nombreux coins du monde, les Français pâtissent d'une triste réputation de grandes gueules prétentieuses se comportant dans les pays étrangers comme s'ils étaient en terrain conquis. Même si je rêve encore que ce portrait ne corresponde pas à la majorité de mes compatriotes, j'ai eu à maintes reprises l'occasion de constater que certains d'entre eux contribuent largement à entretenir ce préjugé par leur bêtise.

Il y a quelques années, j'ai dû passer deux jours à Berlin afin d'assister à un salon organisé par une grosse entreprise d'informatique. J'avais pour compagnons de voyage une demi-douzaine de journalistes travaillant pour des magazines professionnels de haut niveau, dans lesquels on explique aux décideurs pressés comment ils peuvent réduire leur TCO et augmenter leur ROI en misant sur les web services et l'out-sourcing tout en choisissant le logiciel d'ERP qui fournisse un système de provisioning on demand performant qui optimise le cash flow.

Le soir de notre arrivée, alors que nous étions dans l'autocar nous menant de l'aéroport à l'hôtel, j'ai compris que mon séjour allait être éprouvant. Nous étions en effet à peine entrés dans Berlin que mes camarades plumitifs s'amusaient à faire des blagues vaseuses sur l'ancienne occupation de la ville par les Soviétiques, histoire de montrer qu'ils avaient retenu le programme d'Histoire de leur troisième. Malgré leur médiocrité, ces propos faisaient beaucoup rire Ursule, la responsable de la communication de la société chargée de nous guider durant notre séjour. Je lui pardonnais cependant, pensant naïvement qu'elle agissait uniquement par conscience professionnelle.

Le lendemain, nous nous sommes présentés dans le hall du palais des congrès de Berlin où se déroulait le salon. Nous avons retrouvé notre nounou, qui expliquait à une hôtesse avec un manque de patience évident que le guichet presse était fermé et que nous avions absolument besoin de nos badges. L'hôtesse étant allemande et Ursule française, chacune s'exprimait dans un anglais hésitant, ce qui ne simplifiait évidemment pas la communication. Profitant que son interlocutrice n'était pas du tout francophone, Ursule a fini par lâcher un élégant "Mais elle est bouchée à l'émeri, cette connasse" qui ne me la rendit pas vraiment sympathique. Une collègue de l'hôtesse présente au comptoir d'à côté a répliqué fermement qu'elle comprenait très bien le français. Prise ainsi en flagrant délit, n'importe quelle personne intelligente se serait platement excusée en expliquant que ses mots ont dépassé sa pensée. Ursule a quant à elle continué à incendier les deux hôtesses, en tentant toutefois de modérer son langage.

Lorsque nous avons pu obtenir nos badges et entrer dans le salon, j'ai pensé que j'arrêterais enfin d'entendre des gens se plaindre. Je me trompais. Ursule et les journalistes ont en effet passé la journée à critiquer absolument tout ce qu'ils pouvaient : les sachets repas distribués à midi étaient infects, les salles d'exposition étaient mal indiquées, et, scandale suprême, le nom des conférences étaient annoncés dans les hauts-parleurs uniquement en anglais et en allemand. Même pas en français ! Je rappelle que nous étions à Berlin et que plusieurs dizaines de nationalité étaient ici représentées. Il semblait donc logique que la communication s'effectue dans la langue locale et dans la langue internationale.

Quand Ursule nous a proposé le soir même d'aller manger au restaurant, il m'a fallu beaucoup d'abnégation et de professionnalisme pour accepter ce qui allait fatalement être un calvaire. Nous avons trouvé un taxi et avons essayé laborieusement d'expliquer au conducteur où nous allions malgré la barrière de la langue. Pas longtemps. Au bout de quelques millisecondes, notre accompagnatrice s'est en effet à nouveau énervée. "Laissez tomber, il est mongolien, ce type !", s'est-elle soudain exclamée avant de partir à la recherche d'un chauffeur capable de s'abaisser à son niveau. Resté en plan avec deux journalistes, il m'a toutefois fallu un tout petit peu de patience pour que le mongolien en question comprenne où nous allions et nous amène sans encombre à destination. Durant ce court trajet, l'un de mes confrères a trouvé le temps de dire que "les Anglais sont des Allemands dégénérés" et qu'"ils sont les ennemis héréditaires de la France et font tout pour le rester" tandis que l'autre expliquait sans rire qu'il avait le droit de dire du mal des Allemands car une partie de sa famille était tombée au chemin des Dames. Quand je lui ai répondu que les Algériens pourraient en avoir autant à notre égard s'ils suivaient le même raisonnement, il m'a rétorqué que cela n'avait rien à voir et qu'on ne pouvait pas comparer des millions de morts à quelques centaines. Ursule est arrivée vingt minutes après nous au restaurant. Constatant qu'il n'y avait pas de pizzas à la carte alors que nous étions dans un restaurant italien, elle s'est écriée que les Allemands étaient vraiment cons. Ayant remarqué que tout le personnel du lieu comprenait le Français, j'ai prié intérieurement pour qu'elle se fasse à nouveau envoyer balader. Mais Dieu n'existe pas.

Le lendemain, nous devions retourner sur le salon afin de rencontrer un important responsable de la société organisatrice. Accompagné de mes camarades, qui contre toute espérance n'étaient pas morts de connerie durant la nuit, je suis donc arrivé dans un petit hall où une hôtesse nous a invités gentiment à la suivre jusqu'à notre interlocuteur. Derrière moi, j'ai alors entendu un journaliste murmurer à son collègue "T'as entendu comment elle a dit ça ? Ca faisait très 'tu viens chéri' !". Je lui ai jeté un oeil noir mais il n'a pas semblé en comprendre la raison. L'hôtesse nous a ensuite demandé de patienter un instant devant le bureau de son employeur, le temps qu'elle l'avertisse de notre arrivée. Mes collègues et Ursule se sont bien sûr indignés que l'on puisse faire attendre des gens de leur qualité :

- Quelle organisation de merde !

S'ennuyant ferme au bout de trente secondes, deux journalistes ont ensuite entamé une conversation d'une portée philosophique insoupçonnée :

- Je m'ennuie. J'ai envie d'un bar avec de jolies serveuses.

- Elle en met du temps. Qu'est-ce qu'elle fout ?

- Elle fait peut-être une gâterie à son patron, hein ! T'as pas lu son contrat !

Lorsque l'hôtesse est sortie brusquement et est passée devant nous en courant comme si elle avait oublié quelque chose, le niveau intellectuel est monté encore d'un cran :

- T'as vu ? Elle marche de travers, elle est sûrement partie chercher des Kleenex !

Le plus choquant était sans doute de voir Ursule rire de ces blagues carrément méprisantes pour le sexe auquel elle appartient, du moins en théorie. Finalement, l'hôtesse est revenue et nous a invités à entrer, ce qui a provoqué l'agacement de mes collègues et d'Ursule, indignés que l'on puisse presser des gens de leur qualité.

- Pffff, alors maintenant, il faut qu'on vienne tout de suite !

Après deux jours passés à entendre ainsi toutes les deux minutes une remarque raciste ou misogyne, je suis entré dans l'avion qui devait me ramener à Paris avec un certain soulagement. Malheureusement, un des journalistes s'est assis juste à côté de moi. Lorsque nous sommes passés avant le décollage devant un avion portant la marque Iberia, il m'a fait un clin d'oeil :

- C'est cet avion qu'on devrait prendre. Comme ça il y aurait des petites espagnoles à l'arrivée pour nous accueillir.

J'ai un instant songé à lui répondre que malheureusement pour lui, les Espagnoles avaient peut-être bon goût et que je n'étais pas dans la même misère sexuelle que lui, mais je me suis dégonflé. J'ai finalement réussi à dormir pendant tout le voyage afin de ne pas avoir à faire la conversation. Une fois que nous avons atterri et récupéré nos bagages, Ursule m'a proposé de me ramener chez moi en voiture. Dans un ultime élan diplomatique, j'ai accepté tout en sachant que j'allais regretter de ne pas utiliser le ticket Orly-Paris que j'avais déjà acheté. Devant l'ascenseur qui devait nous mener au parking souterrain, nous avons croisé un groupe d'adolescentes japonaises accompagnées de leur animateur. Visiblement paniqué, ce dernier appuyait fébrilement sur les boutons d'appel de tous les ascenseurs, sans se décider à en emprunter un. Ce comportement avait comme fâcheuse incidence d'empêcher de partir celui dans lequel nous venions d'entrer. Un journaliste qui profitaient également de la voiture d'Ursule s'est empressé de dire à celle-ci tout le mal qu'il pensait de cet énergumène. "Remarque, je le comprends, a-t-elle répondu d'un ton sec, avec les nouilles qui l'accompagnent". Bien sûr, absolument rien ne justifiait une telle critique à l'égard de ces jeunes orientales, mais pourquoi se priver d'un tel défouloir ?

Cet extraordinaire feu d'artifice de bêtise et de chauvinisme méritait bien sûr un bouquet final. Ce dernier s'est produit lorsqu'Ursule a dû aller payer le parking à un être humain, faute de monnaie à mettre dans le guichet automatique. Lorsqu'elle est revenue prendre le volant, elle était complètement hors d'elle. "Putain, je te jure, le mongolito, je lui demande une facture et il me sort un carnet à souche !". Là non plus, je n'ai pas compris en quoi le fait d'utiliser un carnet à souche pour faire une facture était infamant. J'en ai conclu qu'elle avait peut-être l'habitude qu'on lui fournisse ce document sur un parchemin dont la tranche est dorée à l'or fin. Je notais cependant que pour une fois, Ursule critiquait un Français, et non un étranger. Certes, il était noir, mais ce n'était sûrement qu'une coïncidence. Après un voyage qui m'a semblé interminable et durant lequel notre conductrice a successivement téléphoné avec son mobile au volant, grillé deux feux rouge et roulé à 140 km/h sur l'autoroute, c'est avec un grand bonheur que je suis descendu de la voiture plus tôt que prévu afin de continuer en métro.

Après avoir passé un séjour aussi éprouvant, avec des individus qui crachent sur tout ce qui n'est pas né dans le pays de Maurice Papon et Henri Désiré Landru, on vit difficilement la frustration de n'avoir pu hurler que les Français ne sont pas tous comme ça.

Jackass

Faute d'un emploi du temps plus souple, Io et moi avons dû nous rendre mercredi soir à Ikea pour acheter les derniers meubles qui nous manquent.

Le point positif, c'est que le soir de la Saint-Valentin, l'Ikea de Montréal est totalement désert.

Ikea désert

Le point négatif fait son apparition lorsque l'on sort du magasin à 21 h en pleine tempête de neige.

Ikea la nuit dans la neige

J'ai perdu une tringle à rideau dans la poudreuse en marchant vers l'arrêt de bus, mais par les temps qui courent, on ne va pas se plaindre d'avoir un peu d'hiver.

Horaires de bus dans la neige

Zizanie

Depuis une semaine, mes collègues et moi sommes un chouia stressés, car nous devons bientôt livrer une nouvelle version du logiciel sur lequel nous travaillons. En plus des classiques bugs apparaissant à la dernière minute, je dois composer avec un camarade programmeur très imbu de sa personne, tentant d'imposer une bibliothèque totalement inadaptée à nos besoins. Ayant gardé une grande confiance en l'intelligence humaine, en dépit de toutes mes expériences malheureuses, j'ai essayé en vain de le dissuader de cette bévue, en lui présentant méticuleusement mes arguments. Au lieu de répondre à ces dernier, celui-ci s'est hélas systématiquement réfugié dans les attaques personnelles, insinuant que je ne veux pas faire d'efforts ou que je suis psychorigide.

La situation s'est sensiblement dégradée vendredi matin, lors d'une réunion de synthèse. Alors que j'essayais une fois de plus de répondre aux attaques de mon contradicteur, dont la mauvaise foi commençait à me miner, j'ai oublié que j'ai tendance à élever la voix lorsque je défends mon point de vue avec conviction. Mon charmant collègue a bien sûr saisi cette occasion de me déstabiliser en m'expliquant que s'énerver ne servait à rien et que je devais rester calme, enchaînant sur un discours flamboyant sur la nécessité de respecter les opinions contradictoires.

Gêné d'avoir pu paraître agressif alors que ce n'était nullement mon intention, j'ai passé une bonne partie de l'après-midi à me reprocher de ne pas être capable de contrôler mon comportement. On m'avait pourtant prévenu à la session us et coutumes que les conflits ouverts étaient très mal vus au Québec. Le week-end a heureusement eu un effet bénéfique, et j'ai repris le travail lundi matin beaucoup plus sereinement. Je me disais que même si cette bibliothèque allait compliquer les choses, il valait peut-être mieux l'utiliser de la manière la plus intelligente possible plutôt que de perdre mon énergie à me battre contre son adoption qui semblait inéluctable.

L'après-midi, mon chef d'équipe qui partait en réunion m'a cependant expliqué qu'il avait réfléchi durant sa fin de semaine, et qu'il avait finalement envoyé un mail à mon camarade développeur et moi afin de nous demander de ne pas utiliser la bibliothèque en question. Après que mon collègue soit revenu de sa pause et se soit installé sur son ordinateur, il m'a demandé si j'avais lu le message que venait de nous envoyer le chef d'équipe, et j'ai répondu que oui.

Alors, très calmement, il a rangé ses affaires sans un mot et a quitté le bureau, trois heures plus tôt que d'habitude.

Je me suis dit que finalement, je ne gérais pas si mal les opinions contradictoires.

Problème technique

FeedBurner me fait un trip bizarre avec le flux RSS de mon site. Les abonnements ne marchent donc pas très bien. J'essaye de régler le problème rapidement. Merci à Tofsi de m'avoir signalé le problème.

Mise à jour du 11/2/2007 : Le problème semble résolu.

Escapade au carnaval

Samedi dernier, Io et moi sommes allés au Carnaval de Québec avec Stéphane (que je connais de mon premier séjour à Montréal) et sa femme Fanny (une bonne amie de Florence). Nous nous sommes promenés toute la journée dans la vieille ville, notre parcours étant ponctué d'une dégustation de tire d'érable sur la neige, de glissades sur bouée et de découvertes de statues de neiges et de glace. Nous avons conclu notre balade en assistant au fameux défilé. Cette escapade nous a fait beaucoup de bien, car c'est la première fois que nous quittions Montréal depuis notre arrivée au Québec.

Vous pouvez découvrir la galerie complète (merci à Supergab et Mat pour leurs conseils avisés :-) ).

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Appel aux geeks

Ça fait deux jours que je cherche un moyen facile de publier des photos du carnaval de Québec sur ce site, et aucune solution ne me convient vraiment. Si vous connaissez un plugin de galerie pour Wordpress qui permette :

  1. d'importer toutes les images d'un coup à partir d'une archive zip ou d'un répertoire
  2. de créer automatiquement des vignettes pour ces dernières
  3. de toutes les insérer en un clic dans un billet (et non dans une simple page) avec un lien vers l'image originale
  4. de ne pas passer trois heures à modifier le code
  5. de ne pas dépendre d'un service externe comme flickr
  6. de garder une page sobre
  7. de ne pas perdre son temps à comprendre pourquoi ça ne marche pas

Je suis preneur. Merci :-).