Archive - mars 2001
Demain, régime
Soumis par Ian le sam, 31/03/2001 - 18:51.Je voulais faire une farce sur ce site pour le premier avril. Faire croire que j'étais le père du fils de Céline Dion, ou que j'avais été racheté par Québécor... Mais je n'ai pas vu le temps passer. Tant pis.
En revanche, je vais enfin pouvoir compléter le texte que j'ai écrit sur la nourriture québécoise il y a quelque temps. Vendredi soir, j'ai en effet participé à la visite d'une cabane à sucre organisée par le bureau des des étudiants internationaux de l'université. J'ai appris beaucoup de choses sur la création du sirop d'érable, et nous avons pu faire un souper uniquement constitué de spécialités locales :
- Les cretons, un genre de rillette bien sympathique.
- Les oreilles de crisse : sortes de chips de lard séchées. Très bonne. Bien que je ne sois pas médecin, je déconseille fortement ce plat aux personnes qui font du cholesterol.
- Une salade de choux qui a sûrement un nom, que j'ai oublié.
- La soupe aux pois. Voilà un légume injustement méconnu des Français. Demain je fonde l'APPPPS (Association pour la promotion du pois, particulièrement dans la soupe)
- Tranches de lard et omelette arrosées de sirop d'érable. J'étais converti d'avance, j'adore le mélange sucré/salé.
- Tout cela accompagné de bines (des haricots, quoi) et d'énormes pommes de terre.
Et en dessert :
- Des grands-pères : espèces de beignets que j'avoue ne pas avoir énormément appréciés.
- Des crêpes au sirop d'érable. Très dangeureuses, par la dépendance qu'elles peuvent entrainer. J'ai vu de mes yeux des gens tuer pour avoir leur dose quotidienne de crêpes au sirop d'érable. Celles-ci sont d'un diamètre beaucoup plus petit que celles que l'ont fait en Europe, mais elles se rattrapent largement au niveau de l'épaisseur. Ca rappelle beaucoup les pan cakes.
Le plus dur, après ça, c'est de se lever de sa chaise. Mais dans l'ensemble, la cuisine traditionnelle québécoise me convient tout à fait. J'ai trouvé la plupart des plats excellents et j'aime sortir de table en étant rassasié.
Du coup, je m'abstiendrais de tout commentaire désobligeant sur le café servi en fin de repas :).
Humeurs souterraines
Soumis par Ian le jeu, 29/03/2001 - 19:20.
Le métro montréalais est une source permanente de dépaysement pour qui a vécu durant de longues années à Paris. D'abord, il n'y a que quatre lignes ici contre une quinzaine chez nous, ce qui simplifie énormément l'orientation. Celà oblige évidemment parfois à marcher un peu pour trouver une station, mais c'est une chose tout à fait supportable quand il ne fait pas -30 dehors. En outre, les personnes qui n'habitent pas près du centre-ville ont tout intérêt à prendre le bus ou les trains de banlieue car le réseau est beaucoup moins dense sur le reste de l'île.
Comme je l'avais remarqué il y a bien longtemps, les portiques ne restituent pas le ticket qu'on leur donne à avaler, ce qui fait que l'on n'est jamais contrôlé dans l'enceinte de la station. Difficile de frauder, cependant. Il y a un employé de la STCUM derrière le guichet à chaque entrée. Et même si aucun n'est visible, il est fort probable que l'un d'eux apparaisse mystérieusement à la moindre malhonnête tentative. Le pire que j'ai vu toutefois dans ce style, c'est Londres, je crois. Un contrôleur debout à côté du portique qui regarde si on met bien le ticket.
Une chose que j'apprécie énormément dans les stations est la discrétion relative de la publicité. A Paris, on nous impose d'immenses panneaux qui tapissent quasiment l'intégralité des murs. Et on trouve parfois trois ou quatre affiches identiques collées côte à côte, des fois qu'on aurait pas bien compris. D'une manière générale, les locaux sont aussi bien mieux entretenus ici. Contrairement à la capitale française, je n'ai jamais croisé de rat ou de souris dans les couloirs. Dommage, d'ailleurs. J'aime bien ces petites bêtes.
Quelques petites ombres viennent cependant ternir ce tableau idylique. D'une part, il y a cette maudite ligne bleue qui, contre toute logique, ferme systématiquement vers onze heures du soir alors que les autres ferment vers une heure du matin. Ensuite, l'attente entre deux rames est relativement longue. Vu le faible nombre de passagers dans chaque train, c'est assez logique, mais quand on est du style à toujours être en retard aux rendez-vous, c'est très gênant.
Net d’impôts
Soumis par Ian le mer, 28/03/2001 - 16:50.Je viens de me souvenir qu'il faut que je remplisse ma déclaration de revenu de 2000, ne serait-ce que pour avoir la joie de recevoir un petit papier quelques mois plus tard avec "non imposable" écrit dessus. Complètement subjugué par les discours de notre Premier ministre, je me suis dis qu'il y avait sûrement moyen de faire ça par l'Internet, et je n'ai pas été déçu. Sur le site du ministère des finances, un superbe formulaire en ligne m'attendais. Ah, Yoyo, je t'aime ! Ils ont raison, dans les journaux, tu dis ce que tu fais et tu fais ce que tu dis. Et les méchants Québécois qui prétendent qu'on est en retard sur les nouvelles technologies, n'importe quoi. J'étais prêt à prendre ma carte au parti socialiste (je plaisante, bien sûr), lorsque je suis tombé en arrêt sur cette phrase :
"Vous pouvez télédéclarer vos revenus 2000 (...) si vous n'avez pas changé d'adresse courant 2000 ".
En résumé, ce service est inaccessible aux seules personnes qui en ont vraiment besoin : les expatriés qui souhaiteraient faire leur devoir de citoyen sans trop se prendre la tête. Il servira uniquement de motif à frimer pour les cyberbeaufs qui nous les cassent déjà suffisament en nous expliquant qu'ils jouent en bourse avec leur téléphone WAP. S'il faut attendre plus d'un an pour pouvoir déclarer mes revenus en ligne, autant prêter serment à la reine et payer mes impôts ici (bien que ce ne soit pas forcément avantageux du point de vue financier).
Tiens ça me fait penser. Lorsque notre président a prouvé sa méconnaissance totale de l'informatique en demandant ce qu'était une souris, des mauvaises langues ont prétendu que cette bourde serait mondialement connue.
Elles avaient raison.
Mon ami Pierrot
Soumis par Ian le dim, 25/03/2001 - 19:21.
J'en ai sûrement déjà parlé, mais je suis vraiment tombé sous le charme de ce bar de Montréal nommé Les deux Pierrots. C'est un lieu vraiment agréable avec de vrais musiciens qui jouent de la vrai musique. J'y suis retourné samedi soir avec Mélanie, la colocataire de Florence (je crois que je ferai bientôt une page avec un résumé des personnages, on commence à s'y perdre). Il y avait aussi des amis à elle que j'avais déjà croisés. Des Réunionnais sympathiques qui sont comme moi en programme d'échange, mais à l'UQAM.
Le cadre de ce café est vraiment très accueillant. Le décor est agréable et le personnel souriant, ce qui fait toujours plaisir. Généralement, deux artistes se relaient sur la scène durant une bonne partie de la soirée est de la nuit. Les deux fois où je suis venu, il y avait Alex Sohier, qui semble être un employé permanent. Ce chanteur à la particularité d'arriver à mettre le public en transe, accompagné simplement de sa guitare et d'un petit équipement midi. Il affirme être très polyvalent, ce que l'on ne peut contredire, tant les morceaux qu'il propose sont variés : rock, disco, blues, folklore québécois (qui décidément me rappelle beaucoup notre folklore breton), et parfois quelques chansons bien quétaines de Joe Dassin.
Samedi soir, ce chanteur partageait la scéne avec Yelomolo, un groupe qui marche vraiment bien en ce moment au Québec, du moins, c'est l'impression que j'en ai. Leur tube gros zéro passait beaucoup à la radio, quand j'avais une radio. Bien qu'ils affichent une nette préférence pour le ska et le reggae, ils arrivent à jouer dans de nombreux styles différents. Et surtout, ils ont un excellent contact avec le public. Il faut absolument que je me procure leur disque avant de partir, car ils n'ont pas l'air de trop s'exporter pour le moment.
Bref, c'était l'fun, comme on dit, et j'avais bien le droit de m'accorder cette petite pause après une journée entière passée dans les méandres du dlx (ça, c'est pour me déculpabiliser). Je crois que je préfère vraiment les endroits où l'on peut assister à des vrais concerts aux boîtes de nuit.
Hoé Hoé
Héo Héo
Dans ma belle petite maison dans ma vallée...
Je suis très en colère
Soumis par Ian le ven, 23/03/2001 - 12:25."Pierre" : le prénom de mon propriétaire. "Yves" : Yves
"de Saint-Morgan" : Je ne sais pas où il l'a trouvé.
En tout cas, c'est bien Yves qui s'est fait passer il y a quelques semaines pour un scientologue en postant un commentaire sur mon site. Il me l'a appris aujourd'hui.
Comme ce dernier avait déjà l'habitude de laisser des messages plus ou moins délirants et auparavant amusants sur mon site, mon premier réflexe lorsque j'ai découvert celui-là fut de l'appeler pour m'assurer qu'il n'y était pour rien. J'avais d'ailleurs un peu honte de le soupçonner d'une telle ignominie. Insérer un lien pointant vers le site web de la dianétique me paraissait être d'un goût plus que douteux, même pas drôle. Il avait nié. Si j'avais écrit pour une autre publication que ce site assez confidentiel, j'aurais assurément essayé de vérifier davantage l'information, mais là, je n'avais pas trop le temps et j'étais tellement énervé que j'ai manqué de discernement. C'est pourquoi j'ai pondu un article haineux dont le contenu reste d'ailleurs toujours valable. J'ai ensuite mis en place un système de modération sur les forums (que j'ai supprimé depuis), de peur de devoir faire face à d'autres abus.
Etape suivante, le vrai Yves/faux scientologue envoie un courriel en demandant un droit de réponse, et voilà Ian-le-crédule qui s'interroge pendant des jours sur la manière de respecter ce droit sans se compromettre pour autant. Les arguments de "Monsieur de Saint-Morgan" semblent confirmer qu'il s'agit d'un vrai scientologue et non d'un farceur quelconque. Normal, j'ai beaucoup discuté de cette secte avec Yves à l'occasion, et je lui ai donné de précieux renseignements (oui, je m'intéresse beaucoup à la Scientologie, mais pas en tant qu'adepte)
Ca aurait pu me faire rire :
- Si des gens ne m'avaient pas écrit en croyant que j'avais des atomes crochus avec l'église de Scientologie.
- Si je n'avais pas de très sérieux comptes à règler avec les sectes et la religion en général (le prosélytisme surtout).
- Si la scientologie n'était pas dangeureuse.
- Si je ne prenais pas mon site autant au sérieux.
- Si cela ne m'avait pas fait perdre de temps au moment où j'en avais grand besoin.
- Si cela ne me faisait pas passer pour un imbécile.
Bref, j'ai la haine. Et comme Yves est un ami, je passerai le reste de mes nerfs sur le mobilier plutôt que sur le clavier.
Il y a une aptitude que j'adore trouver chez les gens : l'empathie. C'est très rare.
Que n’ai-je…
Soumis par Ian le jeu, 22/03/2001 - 17:29.
J'ai encore parlé trop vite avant-hier. La vieille croyance selon laquelle il doit y avoir une grosse tempête de neige juste après la Saint-Patrick se vérifie. En fait, quand j'ai regardé par la fenêtre ce matin en me réveillant, j'ai eu du mal à croire qu'autant de flocons aient pu s'entasser en une seule nuit sur mon balcon. Ça donne envie de veiller rien que pour les voir tomber.
Quand je suis sorti, ce n'était pas mieux, mes escaliers étaient recouverts d'une couche blanche si épaisse qu'on ne pouvait en distinguer les marches. Bien entendu, il soufflait un vent glacial qui projetait les fins flocons dans les yeux, et il fallait faire preuve d'une certaine souplesse pour éviter les énormes flaques qui se formaient déjà par-terre. Car s'il y a une chose qu'on apprend rapidement de l'hiver québécois, c'est qu'il ne faut pas marcher dans les flaques. De loin, elles paraissent peu profonde, mais lorsque l'on plonge les pieds dedans et que l'on se retrouve avec de l'eau jusqu'aux chevilles, on se surprend à crier des mots pas polis du tout. Mickaël l'a appris à ses dépens.
Dans la rue, les chasses-neige grondaient et avançaient dans tous les sens, au risque d'aplatir le malheureux piéton qui traverse sans regarder. Il fallait également faire attention à ne pas rester trop prêt des voitures aux carrefours, à moins de subir une abondante douche glacée lors de leur passage au milieu de ces grandes mares. Bref, on peut supposer que l'hiver n'est pas encore tout à fait fini.
Et le pire, c'est que j'aime ça.
Qui sont les gentils ?
Soumis par Ian le mar, 20/03/2001 - 18:45.Une collègue expatriée m'a récemment reproché de dire beaucoup plus souvent du mal de la France que du Canada dans ce journal. J'avoue ne pas compter avec précision les bons et mauvais points que je donne à l'un ou l'autre de ces pays. Si j'encense ainsi Montréal, c'est parce que je suis content de ne pas retrouver le stress que j'ai voulu fuir en quittant Paris, mais j'admets que les deux villes possèdent leurs avantages et leurs inconvénients. Ces chroniques n'ont d'ailleurs aucunement la prétention d'être objectives. Je décris les lieux et les évênements comme je les ressens, avec la mauvaise foi et le sens de l'exagération qui me caractérisent. Ce n'est pas de ma faute si je trouve l'herbe plus verte ici (enfin, la neige plus blanche).
La seule chose qui me gênerait, c'est de tomber dans le piège de la généralisation. Lorsqu'on écrit un carnet de voyage, il est en effet très facile de décréter que tous les habitants d'une ville sont odieux sous prétexte qu'un seul d'entre eux a refusé de nous tenir la porte dans le métro. J'essaye de m'affranchir un maximum de ce problème en bourrant mes textes de conditionnels et en essayant de m'en tenir aux faits, mais il m'arrive sûrement de déraper. Je fais alors confiance aux lecteurs pour me laisser des commentaires lorsque j'extrapole un peu trop.
Je ne voudrais pas non plus sombrer dans le snobisme qui consiste à rejeter systématiquement sa culture d'origine pour se sentir adopté par le pays d'accueil. Quand bien même je répeterais "tabarnak !" 20 fois par jour, je reste un maudit Français.
Fin d’hiver
Soumis par Ian le dim, 18/03/2001 - 19:56.Je suis en train d'écouter l'album "Les Fourmis" de Jean Leloup. Ce chanteur est une de mes grandes révélations musicales québécoises. Je regrette vraiment de ne pas avoir pu le voir lorsqu'il est passé à l'université de Montréal en décembre dernier.
Vendredi soir, je suis allé avec Mickaël à la soirée qu'organisait Noémie(fr) pour son anniversaire. Lorsque je vois la taille du logement qu'elle partage avec son amie française pour un prix très bas, je me dis que la colocation comporte de nombreux avantages. Bien sûr, il faut pour cela tomber sur une personne civilisée, ce qui n'est pas toujours garanti. La fête s'est déroulée en comité réduit, moins de dix personnes, essentiellement constitué de Français en programme d'échange. J'ai ainsi revu Laura, que je n'avais pas croisée depuis longtemps, et Séverine, que j'avais rencontrée à la cueillette des pommes. C'était très intéressant d'échanger nos points de vue et nos impressions après plus de six mois de séjour. Mes camarades ont été comme moi séduits par la qualité de la vie et la diversité culturelle que l'on trouve à Montréal. Au palmarès des mauvaises surprises, on trouve la rudesse de l'hiver et l'état de déprime qu'il provoque aussi bien chez les expatriés que chez les québécois. Cette éprouvante période semble cependant toucher peu à peu à sa fin, et nous allons bientôt pouvoir nous adonner au sport préféré des québécois : le saut en longueur pour éviter les immenses flaques causées par la fonte de la neige.
Enfin, je dis ça, mais peut-être aurons-nous droit à une nouvelle tempête dans trois jours.
Du chauvinisme universitaire
Soumis par Ian le ven, 16/03/2001 - 14:19.Plusieurs de mes amis étudiants français me racontent que les notes qu'ils obtiendront à Montréal seront baissées de quelques points lors du retour à leurs universités d'origine. Les responsables de ces établissements estiment en effet que le niveau scolaire est moins élevé au Québec qu'en France. Bien que je ne prétende pas posséder une connaissance exhaustive des universités de mon pays, cette attitude me semble être plus fondée sur l'arrogance que l'on reproche parfois ici aux Français que sur des faits réels. Depuis que je suis arrivé à l'udm, je passe mon temps à rendre des travaux pratiques qui prennent un temps monstre et à me payer des livres très compliqués en langue anglaise (ce qui me gène toutefois moyennement). Les professeurs sont en général très bons et s'attendent à ce que les étudiants s'impliquent entièrement dans leur matière. Comme j'ai généralement du mal à m'organiser et que mes activités sont loin de se limiter aux études, je suis passé d'une position d'élève plutôt bon en France à très moyen ou mauvais selon les matières. Du moins, c'est ce que révèlent mes notes. Ce qui m'impressionne, c'est de voir la moyenne générale de la classe planer largement au dessus de la mienne malgré mes efforts, alors que de nombreux étudiants sont également obligés de travailler pour payer leurs cours.
Le prix des études n'est d'ailleurs sûrement pas étranger à ce phénomène. Alors que passer une licence en France représente environ 6000 francs de droits d'inscription, en comptant l'assurance maladie, il en coutera 4000 dollars a un étudiant de l'université de Montréal pour un niveau équivalent s'il se contente des options obligatoires. Sans compter les divers autres services facturés et les livres obligatoires très chers. Abandonner un cours coûte de l'argent, le repasser aussi. On comprend alors que les universités canadiennes aient les moyens d'offrir des conditions de travail bien meilleures qu'en France et que les étudiants soient si studieux. Cela entraîne malheureusement une sélection par l'argent. Mais j'avoue ne pas savoir si les bourses sont faciles à obtenir.
HydroQuébec, mon amour
Soumis par Ian le mer, 14/03/2001 - 20:45.C'est pas pour frimer que j'affiche des heures aussi tardives au dessus de chacun de mes textes. C'est la vraie heure à laquelle j'écris.
Mon séjour au Canada aura décidément était riche en rebondissements administratifs les plus variés. Hier soir, j'ai reçu un coup de téléphone de mon propriétaire (à nouveau) très énervé. En effet, suite à une erreur d'Hydro Québec, c'est lui qui à reçu la facture d'électricité qui m'était en théorie destinée. Cela tombe assez mal car mes relations avec ce Monsieur n'étaient pas des plus cordiales. Je crois en avoir fait mention ici à maintes reprises. Ce qui m'a un peu énervé, c'est que ce dernier a insisté lourdement pour connaître mon numéro de compte à la compagnie d'électricité, en prétendant que celui-ci n'était pas du tout confidentiel. Ne sachant pas trop ce qu'il voulait en faire, j'ai clairement refusé de lui faire confiance, ce qui me vaudra sans doute quelques difficultés si je souhaite céder mon bail plus tard.
Quand j'ai appelé HydroQuébec, je me suis retrouvé dans une histoire kafkaienne d'erreurs de l'informatique et de factures annulées par mégarde, qui n'ont rien à envier aux errances des institutions françaises.
Heureusement que les hôtesses sont gentilles.

