Archive - févr. 2001

Date

Tanné

J'ai au fond du coeur une masse de colère, de haine et d'amertume.

Pis des grosses fissures dans mon putain d'ego.

Il faut que je m'en occupe avant que cela ne s'aggrave.

Désolé.

Je reviens samedi.

Genèse (1)

Cela fait maintenant plus de six mois que j'ai atterri à l'aéroport de Dorval. Il est donc temps que j'explique de quelle manière je me suis retrouvé ici. Ça pourrait intéresser les étudiants qui voudraient suivre mon exemple. Je parle bien sûr de l'échange international. De manière générale, je ne pense pas être un exemple à suivre.

Si j'ai présentement le bonheur de fouler chaque jour le sol canadien de mes augustes arpions, c'est avant tout grâce au programme d'échange du CREPUQ. Celui-ci permet aux étudiants français de poursuivre une année leur cursus dans une université québécoise, tout en étant inscrits dans leur établissement d'origine. Les cours qu'ils parviennent à obtenir entre deux beuveries sont donc validés pour le diplôme français. L'échange est particulièrement intéressant dans ce sens puisque les frais d'inscription sont beaucoup moins cher en France qu'au Canada. Et bien que les Québécois puissent également demander à faire leurs études en France, j'imagine leur surprise en découvrant le délabrement de nos locaux universitaires alors qu'ils ont payé leur inscription au prix fort.

Tant que j'y suis, je voudrais ouvrir une parenthèse afin de lever toute ambiguité. Malgré tout le mal que je dis de la France en général et de Paris en particulier, elles offrent aussi de nombreux côtés positifs. Je m'en voudrais de dissuader les personnes des autres pays de venir nous rendre visite (bien que je doute que ma force de persuasion soit si grande). Et je ne dis pas ça pour rassurer Julie qui doit venir nous voir l'année prochaine. Enfin, pas seulement. Fin de la parenthèse.

Donc, disais-je, pour aller étudier au Québec, il faut constituer un dossier de candidature. Cette étape s'avère particulièrement éprouvante pour qui, comme moi, voue une haine farouche à la paperasserie. Si j'ai bonne mémoire, il a fallu entre autres que je fournisse les photocopies de mes diplômes et de mes notes, un curriculum vitae, une lettre de motivation (justement) et deux lettres de recommandations de professeurs m'ayant subi en cours. Enfin, il fallait donner par ordre de préférence le nom des trois universités où je souhaitais étudier, avec une liste des cours choisis pour chacune d'elles. J'avoue que si les membre du service des relations internationales de mon université ne m'avaient pas un peu secoué, j'aurais volontiers baclé cet étape qui est particulièrement énervante, et je ne serais peut-être pas ici. Il fallait en effet comprendre le système universitaire québécois, trouver des cours qui pourraient correspondre au cursus français, etc. Heureusement, un professeur s'occupe particulièrement de cet aspect et m'a guidé dans mes choix. Certains de mes camarades en programme d'échange n'ont pas eu cette chance et ont galéré deux fois plus que moi.

Une fois le dossier complété, envoyé et accepté, une nouvelle épreuve m'attendais : obtenir le visa. C'est ce que nous verrons dans un prochain épisode.

Mon proprio a de l’humour

Un bête compteurOn a coutume de dire que le Québec avantage bien plus les locataires que les propriétaires. Ce n'est pas tout à fait faux. Par exemple, demander le dépôt d'une caution lors de l'emménagement est strictement illégal, et aucun constat de l'état des lieux n'est nécessaire lors de l'arrivée ou le départ des occupants d'un logement. Sans compter que pour 360 dollars, je dispose d'un appartement qui fait facilement plus de 2 fois la surface de mon studio parisien. Je n'irai toutefois pas jusqu'à plaindre les pauvres propriétaires défavorisés. En tout cas pas le mien. J'ai déjà à maintes reprises exprimé ce que je pensais de cet énergumène dont la seule préoccupation est de recevoir le chèque de ses loyers dans les temps. Je ne résiste pas à l'envie de raconter la dernière bonne blague que celui-ci m'a fait.

Lors de mon installation dans ce 1 1/2, mon propriétaire, que nous appelerons Pierre pour plus de facilités, m'a expliqué que le compte chez Hydro-Québec était à son nom. C'est donc lui qui recevrait les factures d'électricité et qui me dirait combien je dois payer. Tout cela est merveilleux, mais j'étais quand même assez surpris de ne pas avoir de nouvelles sur le sujet au bout de plusieurs mois d'occupation. Silence d'autant plus surprenant, que, comme je l'ai mentionné plus haut, ce cher Pierre est loin d'être un modèle d'altruisme. D'un autre côté côté, je me gardais bien d'aborder le sujet, honnête, mais pas masochiste.

J'ai toutefois récemment trouvé dans ma boîte aux lettres un courrier d'HydroQuebec, que je me suis empressé d'ouvrir, bien qu'il ne me soit pas adressé. Dedans, il y avait un ultime avis d'impayé pour une somme de plus de 2000 dollars. En téléphonant à mon propriétaire, j'ai compris que celui-ci avait volontairement omis de faire le changement de compte. Ce dernier est donc toujours au nom de l'ancien locataire, qui avait déguerpi sans payer le loyer, ni ses dettes. L'électricité que je consomme est facturée au nom de cette personne, et Pierre me conseille vivement d'attendre le moi d'avril (mois prévu de la coupure) avant de signaler l'erreur, ce qui permettra à moi de faire des économies, à lui de se venger de ce locataire indélicat. Cela est bien gentil, mais :

a) Je suis un garçon honnête qui a l'habitude de payer ses factures.

b) Je n'ai aucune envie de créer des ennuis à ce locataire que je ne connais pas.

c) J'ai horreur que l'on me manipule.

J'ai donc décidé de prendre le plus rapidement possible un compte à mon nom. Dans ce but, J'ai dû demandé a Cécile de me donner son numéro d'assuré social, vu que je ne peux pas en avoir un et que c'est une pièce obligatoire pour ouvrir le dossier (hostie d'administration !). Depuis deux semaines, je n'ai toujours pas eu le temps de règler cette affaire. Ca m'énerve, parce que le propriétaire doit être persuadé que je suis entré dans son jeu. J'essaierai de voir ça demain ou lundi.

Ce qui me gène un peu dans cette histoire, c'est que depuis, je reçois régulièrement divers avis d'impayé à l'attention de l'ancien locataire. J'espère que je ne vais pas voir débarquer les huissiers un de ces jours.

Amoureux de Paname

...A la relecture de de mes anciens billets, je me rends compte que je n'ai jamais manqué une occasion de dire des méchancetés sur Paris, qui est pourtant la plus belle ville de France (j'entends d'ici les Marseillais protester). En fait, comme beaucoup de ses habitants (du moins, je suppose), c'est un mélange de haine et d'amour qui me lie à la capitale. Mes nombreuses réflexions sur le sujet m'ont conduit à cette conclusion : Paris est une ville formidable LA NUIT.

Paris le jour, ce sont des bousculades dans le métro, des gens qui essayent de se passer devant dans les files d'attente des boutiques ou des administrations, et des automobilistes qui passent leur temps à klaxonner comme des ahuris. Sans compter l'ambiance de travail stressante qui règne dans de nombreuses entreprises, mais peut-être est-ce partout pareil.

La nuit, au contraire, on a de la place. L'air devient respirable et on sent un réel calme s'installer, pour peu que l'on décide de veiller jusqu'à deux ou trois heures du matin. J'ai de nombreux souvenirs de balades d'été en charmante compagnie sur les quais de la Seine, ou de longues virées entre potes, à pied ou en rollers.

Les boîtes, les cafés et les restaurants sympathiques sont nombreux, mais il vaut mieux éviter comme la peste les Champs Elysées et le Trocadero, et préférer traîner du côté de la rue des Canettes, ou d'Oberkampf, ou Censier, qui sont des lieux beaucoup plus agréables et décontractés, et surtout, bien meilleur marché. Il m'est très souvent arrivé de faire plusieurs kilomètres à pied pour rentrer chez moi après une soirée, parce qu'il n'y avait plus de métro et que je suis un peu en froid avec les chauffeurs de taxi. Reaumur-Père Lachaise, Tolbiac-Goncourt, ... A chaque fois, ma corde de poète urbain ne peut s'empêcher de vibrer à la vue de ces rues si belle et si désertes, où j'ai parfois la bonne surprise de tomber sur les pochoirs de Miss Tic et les mosaiques de sf. invader.

En fait, Paris est une ville oppressante quand on vient d'y arriver et que l'on ne connaît personne. Mais dès que les liens se tisse, elle devient un formidable lieu d'évasion nocturne. Je suis curieux de savoir ce qui marque le plus les Québécois qui décident de s'y installer durant une longue période. Peut-être l'un d'entre eux aura-t-il un jour la bonne idée d'exprimer ses impressions dans un journal en ligne.

Refrain

Rhaaaa, ça m'énerve.

Ces derniers temps, Je suis à nouveau complètement débordé, et mes premières activités à en pâtir sont la mise à jour de ce site et mon apprentissage de la guitare. Je m'en voudrais toutefois de lasser à nouveau le lecteur en lui imposant un discours sur les échéances universitaires qui approchent, le temps qui me manque, et la taille de mes cernes qui augmente de jour en jour pour cause de travail nocturne. Tiens, trop tard.

Il faut dire que j'ai parfois l'impression que l'on m'a jeté un sort. Hier après-midi, par exemple, j'avais résolu de finir un article urgent le plus rapidement possible, afin de pouvoir enfin me coucher tôt. Je me suis malheureusement souvenu que j'avais rendez-vous le matin chez l'optométriste. Ce dernier avait résolu de me faire subir une dilatation des pupilles pour pouvoir examiner mes yeux en détail, ce qui fait qu'il m'a été impossible d'écrire ou de lire quoi que ce soit pendant 5 heures, tellement je voyais flou. Sans compter que les personnes que j'ai croisées à l'université ont du se demander ce que j'avais fumé. J'en ai été quitte pour travailler la nuit.

Heureusement, les nouvelles ne sont pas toutes mauvaises. J'ai enfin trouvé une binôme avec qui travailler les TPs pour un cours où j'étais encore tout seul. Une Québécoise d'origine algérienne tout à fait ravissante. Et puis sérieuse. Et puis ravissante. Passons.

Dis-moi ce que tu manges…

C'est bon comme là-bas, dis !Parmi les questions que me posent régulièrement mes amis Français, il y a celle-ci : "Que mange-t-on au Québec ?"

Si on se place d'un point de vue strictement gastronomique, je ne suis malheureusement pas vraiment en mesure de répondre à cette interrogation. Côté restaurant, j'ai surtout fréquenté les Subway, ainsi que les établissements japonais, chinois ou mexicains. J'ai donc rarement eu l'occasion de goûter des spécialités québécoises. Je peux en revanche sans problème décrire ce que JE mange au Québec, bien que l'intérêt du sujet me semble limité. Mais j'en vois qui insistent.

En cherchant un minimum, Montréal peut être le paradis culinaire de l'étudiant fauché. Outre les classiques paquets de spaghettis et de riz que je consommais déjà à Paris, j'ai pu retrouver les universelles nouilles chinoises, accompagnées de leurs inévitables sachets d'arômes 100% artificiels. J'ai également découvert les fantastiques macaronis au cheddar à 59 ¢ pièce qui arrivent à caler les estomacs les plus affamés. Bien sûr, lorsque je remarque en rayon des aliments que je n'ai jamais vus en France, je me laisse parfois tenter, avec plus ou moins de bonheur. J'ai apprécié les fèves au lard, à la mélasse ou au sirop d'erable, et franchement détesté la purée de maïs, dont je me demande encore comment elle se prépare ou s'accompagne pour s'avérer mangeable. Point surprenant pour un Parisien, il est impossible de trouver un couscous royal complet en boîte comme il en existe en France. Dingue, non ?

Force est de constater que ma cuisine quotidienne est loin d'être évoluée. J'en apprécie davantage la fondue aux tomates de Cécile, la tarte aux oignons de Charlotte, le poulet à la mangue d'Aline ou les gâteaux de Laure, que j'ai eu l'occasion de déguster lors de soirées diverses.

Mais côté spécialités locales, à part la poutine du Mac Donald (honte à moi) et les queues de castor dont j'ai déjà abondamment parlé, il me reste beaucoup à découvrir. Il faudra que je corrige cette lacune. Dès que j'en aurai le temps.

Bon ça m'a donné faim tout ça. Je vais me refaire des pâtes.

Ne dites pas, médites

Ouais, bon. je ne savais pas quoi mettre.Il y a chez moi un trait de caractère qui à lui seul suffit à justifier le qualificatif de maudit Français que je me suis moi-même attribué : Je suis un incorrigible râleur.

Attention, je suis loin d'avoir adopté l'attitude de certains Parisiens qui arrivent au Québec comme en terre conquise, ne ratant jamais une occasion de donner des leçons de vie à leur entourage, sans que quoi que ce soit ne le justifie. Lorsque je critique des choses ou des gens, ce n'est pas pour me mettre en valeur, mais parce que j'ai besoin d'extérioriser mon agacement, qui pourrait avoir des conséquences néfastes sur mon système nerveux si je gardais tout pour moi.

Par exemple, à l'université de Montréal, il y a un démonstrateur que je lapiderais volontiers à coup de moniteurs 17 pouces, malgré le pacifisme bêlant qui me caractérise. Ce dernier est incapable de donner un cours qui soit un minimum structuré, et ses réponses aux questions ne font que plonger un peu plus dans la perplexité les étudiants qui les ont posées. Pire, pour le TP que nous devons rendre, ce comique nous à donner un programme que nous devons compléter, et comme son code est bourré de bugs, nous passons plus de temps à corriger ses erreurs qu'à vraiment avancer sur le projet.

Eh bien, quand je prends à témoin mon binôme sur l'incompétence de ce pédagogue des bacs à sable, celui-ci lui trouve toujours des circonstances atténuantes. Il est pourtant clair que la seul excuse que l'on peut trouver à ce garçon est un manque flagrant d'investissement dans son travail d'enseignement, pour lequel il reçoit pourtant de l'argent.

Ce n'est pas la première fois qu'on frustre ainsi mes élans calomniatoires (ça existe ça ?). Les Québécois ont la réputation de ne pas aimer la chicane. De manière générale, je trouve cet état d'esprit très reposant, mais il y a des circonstances dans lesquelles je ne peux m'empêcher de me mettre en colère, quitte à passer pour un chialeux.

Heureusement, l'étudiante qui a récemment sommé ce démonstrateur d'être plus clair dans ses explications était Québécoise. Je me suis senti moins seul.

Travailler, c’est trop dur

Un vent de lassitude souffle actuellement sur l'université de Montréal. Je ne sais pas si c'est l'effet de l'hiver ou de la masse de travail dont nous charge les professeurs. Peut-être les deux. Non seulement tous les étudiants que je fréquente ont l'air littéralement épuisés, mais la plupart se plaignent de ne pas arriver à se mettre sérieusement au travail. D'ailleurs, dans le département de maths et informatique, les prétextes pour se détourner des études ne manquent pas. Je suis vraiment impressionné par le dynamisme des associations étudiantes.

Ce soir, par exemple, un 5 à 7 était (encore) organisé à la cafétéria, sur le thème de Haïti et de la Jamaïque, et j'y ai bien sûr fait un tour avec la gang habituelle. En plus des incontournables bières Molson et des pizzas, on pouvait goûter quelques spécialités de ces pays, et la musique avait été choisie en circonstance. J'ai cependant dû m'éclipser assez rapidement et le plus discrètement possible car j'avais des tonnes de choses à faire. Tout n'est pas désespéré, cependant, j'ai enfin trouvé une binôme pour un cours où j'étais tout seul, et j'ai appris que je pouvais rendre mon article plus tard. Mon gros souci, actuellement, c'est que j'ai bientôt un examen à livre ouvert en infographie et que je n'ai toujours pas le livre.

Un peu de sérieux

Je m'apprête à passer deux soirées de fol amusement. Il faut que je termine un gros article sur l'Internet que je dois rendre pour le 15 février. Ce qui m'inquiète, c'est que cela fait un mois que je n'ai pas de nouvelles de mon rédacteur en chef préféré. Cela me chagrinerait beaucoup d'apprendre que le dossier que nous préparons est annulé ou repoussé, et que j'aie dépensé toute cette énergie en pure perte. C'est d'autant plus malheureux que j'ai tout un tas de méchancetés à dire sur tout un tas de personnes sur ce site. Il faut bien que je médise un peu. Mickael m'a dit que j'étais rigolo quand je me moquais des gens (Hé, hé, j'en vois trembler d'ici).

Ce sera pour plus tard. Au boulot.

Le prix de l’insouciance

Le climat est vraiment bizarre en ce moment. La neige se met à fondre, mais comme il gèle encore fréquemment, les trottoirs sont couverts de plaques de glace de plusieurs centimètres d'épaisseur. Sans compter qu'il souffle un vent à déboiser les caribous. Mais faisons fi de la météorologie.

Pour une fois, je vais tenir mes promesses en racontant la deuxième partie de la soirée de vendredi dernier, comme je l'ai annoncé hier. Dès la fin du repas, j'avais résolu de rentrer le plus rapidement possible chez moi afin de bénéficier d'une bonne nuit de sommeil qui me permettrait de travailler sur mon devoir en VHDL le lendemain. Yannick et Laure m'ont cependant dissuadé de rentrer en m'arrachant des mains mon manteau, ma tuque et mes mitaines. Loin de m'offusquer, le souvenir de cette séquestration arbitraitre m'incite à verser une sincère larme d'émotion : on m'aime.

Je suis donc resté jusqu'à la fin de la soirée, ce que je ne regrette nullement. Plusieurs groupes de musiciens sont passés sur la scène, avec des style radicalement différents : folklore québécois et tzigane, Jazz, flûte et mandoline japonaise... j'en oublie peut-être. Nous avons beaucoup dansé et j'ai pu constater que quand elle n'engueule pas sa soeur, Claire est une personne tout à fait charmante. Pour moi, les moments forts de la soirée furent sans aucun doute les danses traditionnelles marquées par la chorégraphie de Yannick, accompagné de son frère et d'un ami à lui, ainsi que les duos émouvants que Charlotte et moi avons interprétés sur des chansons de Serge Gainsbourg et de Michel Berger alors que les musiciens jouaient totalement autre chose. Stéphane nous a même fait l'honneur de d'incarner le fan en délire. C'est le début d'une carrière prometteuse.

La party s'est terminée assez tôt, vers une heure du matin, et il fallait liquider la sangria, ce dont nous nous sommes aquittés sans trop de difficultés. L'heure à laquelle je vais me coucher ce soir est toutefois incertaine. Car malgré un week end studieux qu'aucune gueule de bois n'est venue assombrir, j'ai encore ce #$% de devoir à finir pour demain.