Archive - août 2000
Page de réclames
Soumis par Ian le jeu, 31/08/2000 - 19:33.Je suis allé voir "Anna et le roi" au festival des films du monde de Montréal. Cela m'a bien plu. Comme j'étais en avance, je me suis baladé dans la galerie commerciale près de la place des Arts. C'est dans le magasin de disques que j'ai le plus halluciné. Ici, les CD sont en moyenne à 18 $ pièce. En comptant les taxes, ça fait à peine cent francs. Je crois que je vais faire des provisions avant de repartir, si je repars. À la fac aussi, j'ai l'impression de débarquer sur une autre planète. Alors que dans mon université d'origine, les gens se battent pour pouvoir travailler sur la quarantaine de stations et de terminaux X disponibles, il y a ici des dizaines de salles contenant de nombreuses machines. Pas besoin pour bosser de faire la queue pendant une heure derrière un imbécile qui surfe sur les sites XXX. De plus, les machines sont nickels, et pour cause : Il est strictement interdit de manger ou de boire dans la salle sous peine d'interdiction d'accès. Quand je pense qu'à Paris 8, les étudiants s'opposent à de telles sanctions sous prétexte de liberté... Pareil pour les cours : nous avons beaucoup d'heures et les professeurs ne semblent pas trop limités pour faire des photocopies. Des chaises pour (presque) tout le monde, un rétro-projecteur par salle... Pincez-moi, je rêve. Le règlement de l'université oblige chaque enseignant à préciser dès les premières séances le contenu du cours et sa répartition sur le semestre, ainsi que les conditions de validation. J'aimerais bien qu'on mette ça en place dans les lycées français. Vieilles rancunes. Bon j'ai pas dis de mal aujourd'hui, tiens si : hier, un portique du métro m'a bouffé un ticket sans me laisser passer, j'ai du en remettre un autre, j'irai me plaindre en haut lieu.
Ma rentrée
Soumis par Ian le lun, 28/08/2000 - 17:18.Premier jour à l'université de Montréal. Le lundi, j'ai un seul cours (informatique théorique), qui a le désavantage de se dérouler entre 8h30 et 9h30. J'ai traîné pour partir mais je suis arrivé juste à l'heure. J'ai eu ainsi la chance de trouver une place assise, ce qui n'est pas le cas des quatre ou cinq personnes qui sont arrivées après moi et qui ont dû rester une heure debout. On doit être facilement cinquante. Le professeur semble très intéressant et possède beaucoup d'humour. Quand il a annoncé que certains devoirs devaient être faits à deux, mon voisin de table (québécois) m'a proposé spontanément que l'on travaille ensemble. Cool. J'ai pris son adresse email. J'ai passé le reste de ma journée à m'occuper de la recherche d'un appartement. Si je tenais le mec qui a écrit qu'il est facile de trouver un logement à Montréal, il passerait un sale quart d'heure. Comme tous les étudiants arrivent en même temps fin août, on se retrouve à chaque fois plusieurs dizaines à visiter la même chambre. Nombreuses sont les personnes dans mon cas qui ne trouvent toujours rien au bout de plusieurs semaines. J'ai pu visiter deux appartements. Le premier était occupé par un français et sa copine québécoise. Enfin, son accent me laissait supposer qu'il était français. Il me proposait de vivre dans une espèce de placard pour 400 dollars Canadien par mois, tout heureux de me dire qu'on était dans le cinquième quartier le plus chic de Montréal. Tout heureux également de m'annoncer qu'il partait en fin de semaine pour Chicago pour des raisons professionnelles. Il en a rajouté une couche en expliquant qu'il avait déjà refusé des gens parce qu'ils n'avaient pas la même culture que lui. Je ne sais pas s'il faut attribuer cette phrase à du racisme ou à la haute opinion qu'il se faisait de sa propre culture générale. Sans doute aux deux. Il avait une manière très désagréable de parler à sa blonde, comme si elle était complètement idiote. J'ai finalement pris poliment congé, rêvant de trouver ailleurs un colocataire dont la culture soit la plus éloignée possible de celle de ce yuppie des bacs à sable. Le deuxième appartement que j'ai visité était très grand et très beau. Il est occupé par un étudiant québécois très sympathique et pas du tout prétentieux. Le courant est bien passé, et si le diable ne s'en mêle pas, c'est ici que je devrais emménager. J'aurai la réponse définitive samedi.
Zen, soyons zen
Soumis par Ian le ven, 25/08/2000 - 17:10.C'est la misère. L'appartement que j'ai visité hier était sympathique, mais les deux locataires ne m'ont pas rappelé. Florence m'a dit que j'aurais dû le faire de mon côté, mais je pense que cela aurait été inutile. Nous étions au moins une dizaine à visiter quand je suis passé et pourtant, nous étions tous en avance. Je vois encore un appartement demain. J'espère que cela marchera car J'ai 36 choses à faire et la rentrée approche. Ce qui est amusant (si on veut), c'est qu'avant de partir, je pensais que mes deux premières semaines serviraient à me décontracter. Résultat, je suis encore plus agité qu'avant mon départ. Ajoutons à cela que je viens de me rendre compte de conflits d'horaires entre certains des cours que j'ai choisis, et le tableau sera complet. Heureusement, je n'ai pas que des raisons de me plaindre. Je découvre aussi la ville. En cherchant un magasin d'informatique, j'ai traîné du côté de l'UQAM (Université du Québec à Montréal). Contrairement à ma fac, qui semble isolée de tout, celle-ci est dans un quartier me rappelant un peu le forum des halles de Paris, dealers et tapeurs compris. La fac est tout près de la rue Sainte-Catherine, où on trouve sex shops et bar à danseuses. Avec cet entourage, on ne pourra pas dire que les étudiants d'ici sont coupés de la réalité du monde. Pourquoi pas après tout. Les meilleurs magasins d'instruments de musique de Paname se trouvent bien à Pigalle... En me baladant ainsi, je réalise que mon sentiment d'égarement n'est pas pire que lorsque j'ai débarqué à Paris. J'espère juste que le temps d'adaptation sera moins long. A Paname, cela m'a au moins pris trois ans. Depuis peu le festival des films du monde a commencé à Montréal. A cette occasion, il y a des projections extérieures sur écran géant. Ce soir, j'ai pu aller voir avec Florence "Les enfants du marais". C'était bien, exceptée la pluie qui a commencé à tomber au début du film pour carrément empirer à la moitié. Sans doute une ruse des organisateurs pour nous plonger davantage dans l'atmosphère humide du film. Si c'est le cas, je vais hésiter à aller voir "Un homme parmi les lions".
A la recherche d’un appart’
Soumis par Ian le ven, 25/08/2000 - 11:30.Je me suis enfin inscrit définitivement aux cours de la fac aujourd'hui. Il ne me restera plus qu'à récupérer ma carte d'étudiant. Dans le bureau d'inscription, j'ai croisé une française avec qui j'avais discuté un peu à la réunion d'accueil du département. Je l'ai saluée, mais elle m'a carrément ignoré. Sympa, la solidarité entre compatriotes. Plusieurs manifestations d'intégration ont été organisées à la fac, mais je n'ai encore assisté à aucune d'entre elles, faute de temps ou d'énergie. Il y a un concours de billard dans un bar près de l'université lundi. J'essaierai d'y être. J'ai pas envie de passer mon année seulement avec des expatriés, ça n'aurait aucun sens. J'ai visité hier un autre appartement. Florence m'a accompagné. C'était un beau logement dans un quartier assez agréable, et le colocataire était accueillant. Ce qui m'a freiné, c'est l'attitude posée et appliquée de ce dernier pour prononcer chacune de ces phrases, ainsi que son côté très guindé. En gros, c'est le genre de personne qui semble capable de faire une crise de nerfs parce que les bords de la table ne sont pas bien parallèles au mur du salon. J'ai connu des témoins de Jehova qui inspiraient davantage la joie de vivre. Je ne sais pas si j'ai raison d'être aussi exigeant dans le choix de ma chambre, mais je préfère tomber dans un endroit où je me sens vraiment à l'aise. Je visite ce soir un autre appartement occupé déjà par deux étudiantes visiblement anglophones, près de l'université Concordia. Si ça marchait, ce serait l'idéal. Je m'entends mieux avec les filles qu'avec les garçons et j'ai besoin de perfectionner mon anglais. Le problème, c'est que je ne suis peut être pas le seul à être exigeant avec mes roomates.
L’odeur des cartables
Soumis par Ian le mer, 23/08/2000 - 17:19.J'ai visité deux appartements hier. Le premier était pas mal, mais la chambre petite et plutôt chère. Dès que l'on s'approche du plateau Mont Royal, très à la mode actuellement, les prix flambent. Le colocataire me rappelait un prof de la fac de Saint-Denis que j'aimais bien. J'ai cependant laissé tomber. Le deuxième appartement était plus grand et habité par une Québécoise fort sympathique et très bavarde. Vivre avec elle m'aurait sans aucun doute permis d'améliorer ma connaissance du Joual. Cécile et Laurent m'ont cependant dit que ce logement était trop loin du centre et que je risquais de trouver le temps long durant l'hiver. Il me faudra donc encore chercher. Et la rentrée approche... Aujourd'hui, je suis allé voir mon conseiller pédagogique pour choisir mes cours. Il m'a accueilli dans son bureau alors que nous étions en dehors des heures d'ouverture. Plutôt cool de sa part. Comme j'avais plusieurs démarches administratives à effectuer, j'ai du faire pas mal d'allers et retours sur le campus. Partout, les étudiants fêtaient la rentrée. Une grande tente avait été montée sur une place, où l'on pouvait s'offrir du blé indien et le grignoter à son aise. Les fêtards portaient tous un t-shirt aux couleurs de leur filière et jouaient à des jeux qui m'ont rappelé les kermesses de mon enfance (à part "il est des nootreuhh"). Au début, je me sentais mal à l'aise, car cette ambiance me rappelait les bizutages que j'avais déjà vus à l'université ou au lycée. Mais incontestablement, c'est de manière tout à fait volontaire que les étudiants s'étaient peinturés le visage et vêtus de sac poubelles ou de costumes plus ou moins réussis. Personne ne semblait être contraint à faire quoi que ce soit, et pour qui n'est pas militant à la ligue anti-alcoolique, l'atmosphère était très sympathique. Le sentiment d'appartenance à la communauté semble très important mais peut apparemment être acquis sans brimades. De nombreuses rencontres sont organisées et je compte bien y assister, du moment que l'on ne m'oblige pas à me déguiser en Robin des bois ... pardon ? Bon, alors pas de photos !
Ma fin de semaine
Soumis par Ian le mar, 22/08/2000 - 05:10.J'aimerais réussir à écrire ici régulièrement, mais j'ai une tonne de choses à faire. Je reçois enfin des réponses aux mails que j'ai envoyés à mes amis français la semaine dernière. Je commençais à me demander s'ils m'avaient déjà oublié. Névrosé, moi ? Ce week-end, je devais me consacrer à la recherche d'un appartement. En fait, j'ai passé le samedi à faire les magasins avec Cécile et Laurent. Cela m'a au moins permis de découvrir des coins sympas : un grand marché (Jean Talon, je crois), la "vieille Europe", un magasin où les nostalgiques peuvent se procurer fromage et charcuterie, et la Fromenterie, un boulanger européen. Bien que Cécile semble se plaire au Québec, il lui est visiblement difficile de se passer d'un bon vieux brie ou d'un morbier. Malgré ses lointaines origines françaises, Laurent a par contre du mal à supporter ne serait-ce que l'odeur de cette nourriture. Tiens, je me demande ce que vaudrait un cheeseburger au Pont-l'évêque. Cécile m'a offert un cornet de sucre d'érable. La dernière fois que j'en ai mangé ça devait être en 1989. Le dimanche, nous sommes allés en Estrie. De la verdure partout et de superbes maisons au bord de grands lacs. Nous avons fait quelques achats dans une ferme près du Lac Brome, où sont élevés plus de 120 000 canards. Elle emploie une grande partie des personnes des environs. C'est vrai que ça doit prendre du monde, tous ces becs à nourrir. Finalement, j'ai décidé de retourner à la fac le lundi pour rechercher d'autres appartements. Et là, j'ai compris ma douleur, car contrairement à la semaine précédente, la salle de recherche était pleine à craquer. Comme la rentrée est fixée pour le 28 août, tout le monde débarque maintenant. J'ai assisté à la réunion d'info de la faculté des arts et des sciences, ce qui n'a fait qu'accentuer mon stress, car j'ai encore une foule de démarches à faire. J'ai visité un appartement ce matin, pas trop mal. J'en visite un également cette après-midi et j'essaye de faire un choix. Ce sera déjà ça. Il ne faut pas cependant que je me retrouve dans la situation délicate de Florence, qui a pris un logement qui ne lui convenait, pour se désister ensuite. Dangereux dans ce pays où un engagement oral a quasiment la même valeur qu'un engagement écrit.
Oh ! C’est haut !
Soumis par Ian le ven, 18/08/2000 - 18:36.Réunion à 14 h à l'université de Montréal pour l'accueil des étudiants étrangers. Un des responsables du service des relations internationales nous fait un speech d'une heure et demie sur les démarches nécessaires et les services proposés. Très bien et très complet. J'aurais aimé être aussi bien renseigné quand je me suis inscris à la fac de Nanterre après le bac. Mais passons. Dans le dossier que l'on nous a remis et que j'ai sous les yeux, on trouve les documents suivants :
- Une carte du campus
- Un guide touristique de Montréal
- Un guide sur le système d'enseignement de l'université
- Un exemple de budget annuel d'un étudiant
- Une brochure "l'hiver québécois apprivoisé"
- Un guide "sécurité-campus" (agression, vol, harcèlement sexuel, ... charmant programme)
- Un guide pour choisir son assurance habitation
- Un plan du réseau de transport de Montréal
- Les tarifs postaux du Canada
- Une brochure sur le Canada
- Une invitation à une soirée d'accueil en septembre
- Un bulletin pour survivre au choc culturel
- Un bulletin du service des relations internationales
- Une liste des institutions financières de Montréal
- Un guide de l'étudiant étranger
- Un guide alimentaire Canadien ("pour manger sainement")
Comme dit Cécile, on nous materne. Mais qui s'en plaindrait ? Maintenant, pour justifier le titre : débarquer dans un lieu inconnu a toujours provoqué chez moi une sensation de vertige dont j'ai du mal à me débarrasser. Il me faut beaucoup de courage pour résister à l'angoisse que m'inspire cette ville nouvelle, où la tour Montparnasse passerait pour un champignon du village des schtroumpfs, où les feux de circulations sont étranges et où même les menus de Mac Donald ne portent pas le même nom.
Premiere visite a l’udm
Soumis par Ian le ven, 18/08/2000 - 05:12.J'étais trop crevé hier pour écrire la moindre ligne. Je suis allé au service logement de l'université de Montréal. Celle-ci se trouve au pied du Mont royal. Elle est beaucoup plus grande que ma petite université de Paris VIII. Il y a énormément de verdure. J'ai de nouveau croisé Florence, la fille rencontrée à l'aéroport qui va aussi étudier l'informatique à Montréal. Nous nous sommes donnés rendez-vous à la réunion d'informations du lendemain. Au service logement, chaque étudiant peut consulter les annonces sur ordinateur ou papier, téléphoner aux propriétaires et faire des photocopies gratuitement. Le rêve. Je cherchais un appartement à partager dans le quartier anglophone, histoire d'améliorer mon oral catastrophique, mais je n'ai rien trouvé. J'irai donc aujourd'hui aux universités de Mac Gill et Concordia voir les petites annonces. Pour l'instant, je suis toujours chez Cécile et Laurent, qui m'ont tout de suite mis à l'aise et me donnent de précieux conseils pour mon installation. Il ne faudrait pas cependant que j'abuse de leur hospitalité. Cécile est française et vit ici depuis quatre ans. Laurent est un francophone de l'Ontario. Ils habitent près de la station Laurier, pas très loin du plateau Mont Royal. C'est un quartier très à la mode que je compte visiter bientôt. La plupart des maisons sont carrées. Leur hauteur dépasse rarement 2 étages. Beaucoup sont en briques. On accède aux appartements des étages supérieurs à l'aide d'escaliers extérieurs en colimaçon. D'autres trucs m'ont marqué à Montréal ce jour là : D'abord, la largeur des avenues. A mon avis, traverser quand le feu est vert est une forme de suicide. J'écrirai aussi un truc sur le métro bientôt. Je n'ai encore vu personne frauder. Les portiques avalent les tickets mais ne les recrachent pas. Aussi, on n'est jamais contrôlé à l'intérieur.
Les gros navions
Soumis par Ian le mer, 16/08/2000 - 13:00.Le voyage s'est passé beaucoup plus vite que je ne l'avais prévu. Dans le premier avion, qui me menait à Philadelphie, j'ai pu regarder les Simpsons et American Beauty sur les écrans de télévision individuels. Les plateaux repas d'US airways m'ont également aidé à passer le temps. J'ai discuté avec une jeune Française fort sympathique qui se rendait en Floride. Elle a pu rassurer le névrosé que je suis en le renseignant sur les formalités douanières. Longue file devant les guichets pour la correspondance. Là, j'ai fait la connaissance d'une étudiante qui va suivre exactement la même filière que moi a l'université de Montréal. Elle a accepté que nous échangions nos coordonnées, attitude que l'on peut attribuer soit à mon charme fou, soit à un besoin de connaître des gens sur place et ne pas être trop perdue. Nous avons fais le reste du voyage ensemble. Dans le deuxième avion, je me suis demandé si j'allais survivre. Le soleil de Philadelphie avait tellement tapé sur mon crâne à travers les verrières de l'aéroport que son explosion semblait imminente (pas l'aéroport, mon crâne). J'ai cependant survécu. Je devais ensuite me rendre à l'appartement de Cécile et Laurent, qui m'hébergent quelques jours en attendant que je trouve un logement. Comme je n'avais pas l'adresse exacte, le chauffeur de taxi a fait une chose totalement hallucinante aux yeux d'un parisien : il s'est arrêté à une cabine téléphonique et m'a donné une pièce pour que je puisse appeler mes hôtes. Ces derniers m'ont accueilli avec beaucoup de gentillesse et d'attention. Ca réchauffe le coeur d'un maudit Français.
Dernière virée à Paris
Soumis par Ian le lun, 14/08/2000 - 19:19.J'aime pas ces jours où les gens font le pont. Les rues sont mortes. On a l'impression qu'ils sont tous partis déjeûner chez la belle famille. Il y a pire que les jours fériés qui font ressembler les jours de semaine à des dimanches, ce sont les jours de semaine qui ressemblent à des jours fériés. Je vous laisse méditer là-dessus.
J'ai quand même pu m'acheter "les mémoires d'un vieux dégueulasse", de Bukowski, et les thanathonautes, de Bernard Werber. Je vais avoir besoin de beaucoup de lecture pour le voyage du 16 août. Je pars de Paris à 11 h 52 et j'arrive à 18 h 21 à Montreal (avec une escale de plus de deux heures à Philadelphie). Ca fait près de 13 heures en tout. Moi qui flippait déjà en avion quand j'allais en Corse (1h30), me voilà servi. Ce soir, je suis allé dans un café Egyptien où j'ai bu du thé et fumé le narguilé avec Yves et Stéphane. Sympa. J'ai écris récemment dans mon journal : "Quand je pense à tous ces moments où j'attendais en vain des coups de fil à Paris, [...], je me demande pourquoi j'ai décidé de me barrer au Québec, et devoir tout recommencer à zéro pour quelques mois. [...] J'irai au Québec, cependant. " Vous avez dit maso ?
Je suis rentré à pied chez moi vers minuit et demi et j'ai croisé une bande de jeunes qui zonaient. L'un d'eux s'est approché de moi :
- T'as une clope ?
- Non, désolé, je ne fume pas.
- Dis pas non ou je t'éclate la tronche !
- ...
- Mais non, je déconne !
C'était notre séquence "Paris est une ville tranquille".

