Archive - déc. 2000

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Ma première fin de millénaire

J'aurais volontiers écrit un long texte philosophique sur l'entrée dans le troisième millénaire, mais j'ai rendez-vous métro Côte-des-neiges dans une demi-heure pour goûter aux joies des parties montréalaises du nouvel an. A propos de neige, une tempête est passée aujourd'hui et on en a plus de vingt centimètres ici.

Je souhaite donc une bonne année à tous les Québécois, Français, Terriens et Martiens.

Pourquoi tant de haine ?

S'il y a bien une chose que je supporte de moins en moins en vieillissant, c'est bien l'intolérance. Je ne fait pas seulement allusion au racisme, qui en est la manifestation la plus perceptible et la plus stupide, mais également à cette manie que présentent de nombreuses personnes de critiquer quiconque ne possède pas les mêmes goûts qu'elles. Ainsi, alors que je venais d'écrire dans ce journal un article qui encensait Lynda Lemay, j'ai reçu le mail suivant, dont je tairai le nom de l'auteur pour éviter de déclencher une cyberguerre :

"Pourquoi aimer Linda Lemay ?

a-Par manque de culture b-L'amour des textes insipides c-s'accrochez à l'idée que le Québécois moyen est, et restera un être simplet.

Ça parait pas comme ça, mais c'est sérieux comme question.J'en fais un papier."

Toujours très suceptible lorsque l'on critique mes capacités cérébrales et mes goûts musicaux, j'ai répondu de la manière suivante :

"Pourquoi vouloir écrire un article sur le thème 'Pourquoi aimer Lynda Lemay' ?

a- Par intolérance, incapable de supporter que des gens puissent avoir des goûts différents des siens

b- L'amour des textes de pseudo-chanteurs intellectuels dont chaque couplet comporte 15000 fines allusions par phrase, à tel point que ça en devient chiant ou incompréhensible, ou les deux.

c- Avoir entendu seulement 'Chéri, tu ronfles' et pas 'Ceux que l'on met au monde' ou 'Les filles seules', qui sont à mon humble avis (que je ne souhaite imposer à personne), de petits bijous de sensibilité, d'empathie et d'intelligence.

d- Avoir des putains de complexes. C'est pas parce que j'aime Lynda Lemay que je vais penser que tous les Québécois sont géniaux ni parce que je trouve les Spice Girls idiotes que je vais prendre tous les anglais pour des demeurés.

e- Etre totalement dénué d'humour.

f- Avoir du temps à perdre

g- Etre en panne d'inspiration pour écrire un article (je connais)

h- Trouver qu'il est de bon ton de critiquer le goût des autres (je te conseille le film du même nom) afin de se mettre soi-même en valeur.

i- Préférer Céline Dion

j- Admettre sans broncher que Johnny Hallyday, Patrick Bruel et Yves Duteil donnent une image négative de la France au Québec :)

k- Nier le fait que les amateurs de Lynda Lemay puissent s'intéresser également à d'autres artistes francophones comme M, Sinclair, Gilles Vigneault, Georges Brassens, Louis Chedid, Robert Charlebois, Sarclo, Hubert Félix Thiéfaine, Jacques Brel, Jean Leloup, Renaud, Jacques Higelin, IAM, Teri Moïse, Mathieu Boogaert, Etienne Daho, Léo Ferré, CharlElie, Mano Negra, Zazie, Serge Gainsbourg, Claude Nougaro, Charles Aznavour et même Yannick St-Arnaud (désolé). J'en oublie.

l- Refuser l'idée de se détendre de temps en temps en regardant un film très drôle et pas du tout intelligent après s'être payé l'intégrale de Marguerite Duras

m- Ne pas comprendre que la meilleure façon de donner une image fidèle de la diversité artistique du Québec n'est pas de critiquer les chanteurs ou chanteuses qu'on aime pas et que tout le monde connaît déjà, mais plutôt faire découvrir ceux que l'on adore et qui demeurent dans l'ombre..

Cela dit, je suis bien conscient de ne connaître que très peu de chanteurs et chanteuses québécois, et je serais ravi que tu m'en fasse découvrir d'autres, car j'ai l'esprit très ouvert. J'espère avoir répondu un peu à ta question initiale, bien que tu semblais avoir déjà trouvé tes réponses avant de me l'avoir posée. Je suis désolé de m'être emporté, mais ton mail n'étais pas mal non plus.

Quand les hommes vivront d'amour...

Cordialement

Ian"

Il y a une autre chose que je ne supporte pas : que quelqu'un arrive à me mettre en colère.

Underground

Je ne sais pas si c'est pareil pour tous les Français, mais moi, quand on m'a parlé de la ville souterraine, j'imaginais un vaste réseau de couloirs traversant une grande partie de la ville, avec des entrées un peu partout pour permettre à chaque habitant de se rendre à la station de métro la plus proche de chez lui, en passant un minimum de temps dehors. Une sorte d'enchevêtrement de tunnels où certes, on aurait l'occasion de croiser quelques boutiques de temps en temps, mais dont le but principal était de permettre d'aller d'un point à un autre sans trop avoir à affronter le froid. C'est tout juste si je ne m'attendais pas à y croiser les septs nains portant leur pioche et chanter qu'ils rentrent du boulot hé ho.

Naïf.

En fait, la ville souterraine est une immense galerie commerciale dont la surface impressionnante (12 kilomètres carrés), ne couvre cependant que le centre-ville. Pour le parisien moyen, ça rappelle beaucoup le forum des halles, en un peu plus propre et en nettement moins craignos après dix heures du soir. J'ai toujours eu du mal à supporter ces vastes temples dressés en l'honneur des dieux de la consommation. Aujourd'hui, j'ai cependant voulu profiter des boxing days pour m'acheter cette satanée paire de bottes. Les boxing days, ce sont les quelques jours de soldes monstrueux de la mort qui tue se déroulant juste après Noël. Je ne pense pas qu'il y ait d'équivalent en France. Certains articles voient chuter leur prix de plus de la moitié et de nombreux Montréalais se pointent à six heures du matin à l'entrée des magasins pour être sûrs d'être les premiers à en profiter. Au bout d'une demi-heure perdu dans la foule et avoir visité trois boutiques sans trouver quelque chose qui me convienne, j'avais déjà attrapé un mal de crâne terrible, plus une furieuse envie de brûler ma carte bleue et de retourner à l'âge des cavernes. J'ai préféré rentrer chez moi.

Il me faut toujours une paire de bottes.

Cher journal

J'ai commencé à écrire mon premier journal intime à 14 ans. J'utilisais comme support un grand cahier Clairefontaine à couverture rose (couleur que je déteste, mais je n'en avais pas d'autre sous la main). Il a suffit que la charmante petite Laotienne avec qui je sortais à l'époque me laisse tomber pour que j'abandonne cette première mouture. Depuis cette période, cependant, je passe régulièrement par des périodes de diarisme plus ou moins longues ou intenses, ce qui m'a permis de me constituer avec le temps une précieuse banque de souvenirs personnels, dont le volume pourrait sans problème couvrir plusieurs romans (je parle de volume, pas de qualité).

Si j'évoque le sujet, c'est que j'ai pris ce soir le temps de récupérer une partie de ces journaux qui traînaient sur un cd-rom (je suis passé au format numérique en achetant mon premier Macintosh à 19 ans). J'ai remarqué que finalement, je m'autocensurait beaucoup moins que je ne le pensais dans ces textes. Cela est d'autant plus surprenant que j'ai autorisé certaines de mes blondes à en parcourir les pages, leur permettant de découvrir mes pensées et mes actes les plus inavouables. Exhibitioniste, moi ?

Le maudit Français est un cas un peu particulier. D'un côté, j'en suis très content, car de tous mes projets pseudo-littéraires, c'est celui que je mène avec le plus de rigueur et de discipline. D'un autre côté, je sens bien que je me retiens d'écrire beaucoup de choses, par pudeur, par prudence, ou le plus souvent, parce que je me dis que cela n'intéressera pas le lecteur. La frontière est mince entre carnet de voyage et journal intime. Et il y a malheureusement des périodes comme celle que je traverse où je ne sors pas assez pour avoir des choses à raconter sur Montréal. J'ai une bonne excuse : les températures oscillent actuellement entre -25 et -30 ºC. Puis-je me laisser aller à des délires philosophico-autobiographiques sans aucun rapport avec le but initial de ce site ? Ou dois-je chercher absolument à rassasier les lecteurs avides de témoignages pittoresques, quitte à partir à la chasse aux caribous muni de simples raquettes comme moyen de transport et d'une crosse de hockey pour seule arme ? Bonne question, d'autant plus que je suis aussi lu par des Québécois qui ont peut-être envie de m'entendre parler d'autres choses que de la neige.

Je n'ai pas encore trouvé de réponse.

Eclipse de Noël

Comme le laissait prévoir le peu de cas que je fait du réveillon, j'ai passé la soirée du 24 décembre seul chez moi à manger mes macaronis au fromage. Mes connaissances françaises s'en sont sincèrement émues. Au risque de passer pour un Martien, je ne me suis pourtant pas spécialement senti déprimé. Je l'aurais sans doute été si j'avais décidé de faire la fête à tout prix ce soir là parce que c'est la coutume, et de ne pas trouver d'occasion. Je pourrai heureusement sortir une autre fois. Pis moi et les symboles...

Aujourd'hui, vers 16 ou 17 heures, je suis sorti m'acheter une carte téléphonique internationale pour appeler ma blonde. Le soleil était en train de se coucher. Je ne sais pas si c'est que j'étais d'humeur particulièrement romantique ou si c'était une soirée exceptionnelle, mais j'ai trouvé le ciel magnifique, un bleu très foncés avec de jolie lumières, dans lequel on pouvait pouvait même distinguer quelques étoiles. Cela m'a rappelé qu'il devait y avoir une eclipse partielle de soleil vers 13h, et que je l'avais donc ratée. C'est une manie. J'avais déjà manqué la totale en France.

Depuis que je vis dans mon 1 1/2 à Montréal, j'ai découvert un nouveau sport : la chasse aux pièces de 25 ¢. En effet, ce sont les seules qui soient acceptées par la laveuse et la sécheuse de mon immeuble, il me faut en tout 11 pièces pour faire une lessive complète. L'horreur. Les machines d'ici sont assez étrange pour un Européen. On met les pièces à la verticale dans des fentes sur un petit plateau, que l'on pousse ensuite pour lancer le lavage. Le linge ne se charge pas à l'avant mais par le dessus et le tambour tourne sur un axe vertical, à la manière d'une roulette de casino. Pas la peine de chercher un receptacle ou mettre la lessive. Il faut la déposer directement au dessus des vêtements. Connaissent pas Arthur Martin icitte ?

Des choses et d’autres

En deux jours, j'ai dû dépenser près de $ 70 en bandes dessinées. C'est beaucoup, mais il paraît que c'est Noël en ce moment, donc, consommons. En outre, je suis a la recherche d'activités qui me permettraient de ne pas rester des heures devant l'écran de mon ordinateur comme c'est le cas actuellement. A Paris, pour m'occuper, j'avais mes livres mon clavier (musical, celui-ci) et mes CDs, mais ici, les occupations sont plutôt rare. Je ne connais pas assez de monde pour sortir deux ou trois fois par semaine comme c'était le cas en France. D'un autre côté, je préfère mille fois rester devant mon micro que perdre mon temps regarder la télé que je n'ai pas. En effet, je ne passe pas mon temps à surfer bêtement, mais j'essaye d'être un minimum créatif.

Bref, j'ai fait un tour à Fichtre !, une librairie qui propose un quantité impressionnante de bande dessinées intéressantes, malgré une surface équivalente à celle de mon 1 1/2. J'ai enfin pu récupérer les exemplaires de Peep show de Joe Matt qui me manquaient depuis deux ans, à part ce $&! de numéro 7 qui est épuisé. Si un lecteur charitable pouvait m'indiquer où se le procurer, je lui en serais d'ailleurs éternellement reconnaissant. Inutile cependant de faire monter les prix. Je suis encore plus fauché que le dessinateur sus-nommé.

Noémie(Fr) est partie aujourd'hui de chez moi pour loger chez une amie à elle qui est partie à Rimouski, en attendant de pouvoir aménager dans sont propre logement. Ca fait un peu bizarre de se retrouver seul après une semaine de cohabitation. Ce qui m'impressionne (entre autre) chez cette demoiselle, c'est qu'elle est partie pour le Québec en ayant déjà l'idée de s'y installer pour une longue période, voire définitivement. J'essaye de ne pas exclure totalement cette possibilité pour moi-même, mais j'ai tellement de projets qui m'attendent à Paris que j'hésiterais à tout recommencer à zéro ici. Il me faudrait de bonnes raisons de le faire. Je ne pense pas que c'est parce que suis déjà devenu un vieux conservateur, au contraire. Je serais ravi de faire un maudit Français à Lisbonne, Londres, Stockholm, ou La Havane, pour ne citer que ces villes. Mais il faut d'abord que je sache ce que je veux faire de ma vie professionelle, artistique et sentimentale. L'idéal : faire une pause de deux ou trois ans à Paris à mon retour pour fixer les choses et repartir ensuite pour de nouvelles aventures. Mais je m'égare. Pour l'instant, je suis à Montréal.

Les petits mickeys

Julie DoucetAujourd'hui, je suis allé faire un tour dans le centre-ville. Il y a longtemps que je n'avais pas pu me balader ainsi. J'avais pris l'adresse d'un magasin de bandes dessinées recommandé par Drawn & quarterly, où j'esperais trouver des livres de Joe Matt. Manque de chance, j'ai dû me remonter une bonne partie du Saint-Laurent (le boulevard, pas le fleuve), car je n'avais pas la moindre idée de la station de métro où descendre, et les rues d'ici sont vraiment très longues. Nouvelle déception dans la boutique en question, où il n'y avait qu'un seul album de mon dessinateur fétiche, que je possédais déjà. Je me suis rabattu sur un Archambault, chaîne de magasins ressemblant un peu à Extrapole en France. J'ai trouvé deux BD québécoises très sympa : une de Julie Doucet et une de Michel Rabagliati. Vu le prix que je les ai payées, j'espère qu'elles ne sont pas importées en France. La plupart des albums disponibles étaient essentiellement Belge et Français. J'ai d'ailleurs du me retenir de dévaliser le magasin tant les nouveautés sont nombreuses depuis mon départ. Il faudrait que je suive une cure de désintoxication bédéphile un jour. Mais pas tout de suite, j'ai retrouvé les coordonnées d'une autre librairie qui a l'air beaucoup plus intéressante.

Méchant voisin

Tout à l'heure, je m'en allais tranquilement chercher mon courrier dans le hall, lorsque mon voisin de palier a ouvert sa porte et s'est approché de moi, visiblement pas content du tout.

Méchant voisin (criant tout le long de la conversation) : Who are you ? What do you want ? Ian (légèrement abasourdi, pendant, et bien après la rencontre) : Nothing, I live here. MV : Where do you live ? I : Next your door. MV : I am busy man, why do you disturb me ? I : But, I didn't knock you door ! MV : You rang my bell ! I : It's not me !

Il est ensuite retourné dans sa grotte, qu'il a verrouillé soigneusement comme à l'habitude, non sans m'avoir jeté un oeil noir. Pas le moindre grognement qui ressemblerait à une excuse n'est sorti de sa bouche. C'est en croisant ce genre d'handicapé de la communication que je me dis que je ne suis pas si asocial que ça. Ce qui me fait halluciner, outre le fait que je n'ai pas du tout sonné à sa porte, c'est qu'il me dise qu'il est occupé alors qu'il passe son temps à larvouiller devant sa télé, le volume à fond. J'ai plus de raison de me plaindre de lui que lui de moi.

Cet épisode m'aura au moins prouvé que j'arrive à mener une conversation de plus de trois mots en langue anglaise, même avec un ahuri complet. Il faut toujours voir l'aspect positif des choses.

Moi et les autres

Bon Dieu ! Où c'est qu'on met le bois ?J'ai toujours été amusé par les idées reçues que chacun se possédait sur les pays étrangers et leurs habitants. Ainsi, j'ai rencontré plusieurs Québécois persuadés que les Français ne connaissaient pas les cuisinières électriques et utilisaient exclusivement le gaz. Un autre pensait qu'on se racontait beaucoup d'histoires drôles sur les Bretons, alors qu'on se limite généralement aux Belges (les Québécois ont les mêmes blagues avec les newfies, les habitants de Terre-neuve). Enfin, nombre de gens d'ici pensent que nous utilisons tous les jours les expressions "Ça gaze ?" ou "faire du shopping", alors que j'ai plutôt tendance à faire mes courses et à demander aux gens s'ils vont bien. Je ne pense pas être le seul.

Les Français ont le même défaut. Plusieurs de mes amis se sont étonnés que je ne me sois pas mis une fourrure polaire quand je me suis envolé pour le Canada en août dernier, et beaucoup m'admire de comprendre l'accent québécois, pourtant plus accessible que le marseillais. Pire, je suis sûr que pas mal de mes compatriotes sont persuadés que tous les Africains vivent dans des huttes.

J'ai enfin fini l'article que je devais écrire pour mon journal. Il ne me reste plus qu'à me planter à mon écrit d'intelligence artificielle demain et je serai enfin en vacances. Cela me permettra, je l'espère de vivre de formidables aventures que je pourrai conter ici, car je suis en ce moment un peu en panne d'inspiration. J'ai décidé de ne pas trop me prendre la tête sur les résultats de mes examens. Je pense qu'il est difficile de simultanément s'adapter à un pays nouveau et cartonner dans les études. Le second semestre me sera plus bénéfique.

Noémie(Fr) m'a dit qu'elle s'engageait à ne pas lire mon journal pendant son séjour chez moi, afin de ne pas m'obliger à me censurer. C'est une précaution inutile car même en cherchant, je ne trouve aucun prétexte pour me plaindre de cette jeune fille, au risque de frustrer mon côté râleur. Ma seule angoisse est de l'ennuyer avec mes histoires et mes délires. Je suis un vrai moulin à parole.

Un peu de zic

Samedi soir, je suis allé aux deux Pierrots, un pub québécois du vieux Montréal. Noémie(Fr) faisait une fête avec d'autres étudiants à l'occasion du retour au pays d'une amie française, et elle m'a proposé de me joindre à eux. J'ai ainsi revu Laura, qui était également de la party.

Le cadre et le personnel de se bar sont vraiment très accueillants. L'entrée n'est pas chère (5 $) et j'ai pu goûter la Tornade, une bière tout à fait buvable qui a plutôt le goût de limonade malgré ses 6º. Ici, il n'y a aucun DJ amateur pour écorcher les oreilles du pauvre visiteur, mais des chansonniers et des groupes qui se succèdent sans interruption sur la scène, ce qui permet d'entendre de la vraie musique jouée par de vrais musiciens. Leur niveau technique est très bon, et le répertoire assez large pour satisfaire un maximum de personnes. L'interaction avec le public était également très forte, et plus la nuit avançait, moins on comptait de personnes vissées sur leur chaise.

Je découvre peu à peu la chansons québécoise, qui ne se limite heureusement pas à Céline Dion. Un style assez prisé semble être la complainte aux accents bluesy, chantées par des voix rocailleuses à faire passer Arno pour un petit chanteur à la croix de bois. Dans un autre style, je m'intéresse de plus en plus au chanteur Jean Leloup, qui écrit des textes cyniques comme je les aimes.