Pris dans la NAS
Parmi les multiples démarches qui lui incombent, l'immigrant fraîchement débarqué au Québec a tout intérêt a obtenir en priorité un numéro d'assurance social (NAS) et à s'inscrire à la régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ).
Le code NAS est un nombre magique de 9 chiffres ayant pour fonction d'identifier chaque résident canadien dans le monde du travail. En théorie, son propriétaire doit le transmettre uniquement à son employeur ou aux services gouvernementaux, par exemple, pour demander une allocation chômage. Le communiquer à d'autres personnes ou organismes est formellement déconseillé. L'intérêt de disposer d'un identifiant unique pour traquer les mauvais payeurs n'a toutefois pas échappé à tout le monde. Dans la pratique, ce numéro est en effet fréquemment demandé par les propriétaires avant la signature d'un bail de location, ou par diverses entreprises telles que la compagnie d'électricité Hydro-Québec ou l'opérateur de câble Vidéotron. Bien sûr, chacun est libre de refuser de révéler cette information, mais je crains que cette attitude engendre la suspicion.
Dans ce contexte, il n'est pas étonnant qu'Io et moi nous soyons rendus dans les bureaux du ministère des ressources humaines et du développement social (RHDSC) dès le lundi suivant notre arrivée, dans le but de nous procurer le précieux NAS. A l'issue d'une éprouvante marche sur le boulevard Maisonneuve Ouest dont nous avions sous-estimé la longueur, nous avons trouvé sans peine les locaux de l'administration convoitée. Nous sommes entrés dans une grande salle munie de nombreux sièges où patientaient quelques dizaines de personnes. Au comptoir de l'accueil, une employée a vérifié nos passeports et nos certificats de résidence permanente. Elle a ensuite désigné une rangée de chaises qui trônait à sa droite : "Asseyez-vous, on va vous appeler par votre nom". Au moment où nous allions suivre son conseil, elle a cependant ajouté "Il y a deux heures ou deux heures et demi d'attente environ. Désolée."
Après 127 longues minutes durant lesquelles j'ai eu tout le loisir d'observer les autres personnes attendre leur tour avec une patience surnaturelle, me reprocher d'avoir oublier d'emmener un livre, et regretter de ne pas avoir encore pu m'acheter une Nintendo DS, une employée du RHDSC nous a finalement demandé de la suivre. La suite des opérations s'est heureusement déroulée avec une efficacité remarquable. Dix minutes plus tard, nous quittions les lieux, chacun avec un joli numéro d'assurance sociale imprimé sur une feuille de papier. Un peu plus d'une semaine plus tard, nous recevions notre carte définitive dans la boîte au lettre. Les Canadiens n'ont toutefois pas l'habitude de jeter négligemment celle-ci dans leur portefeuille entre leur CAM et leur carte de fidélité de chez Paré. La plupart du temps, ils apprennent leur NAS par coeur et laissent leur carte chez eux, à moins d'avoir besoin de fournir une preuve de leur numéro.
Nos démarches d'inscription à la RAMQ méritent un billet à elles-seules. J'aborderai donc le sujet une prochaine fois.


Je ne l'ai jamais apprise
Je ne l'ai jamais apprise par coeur. Mais je la laisse à la maison, avec la carte de résident permanent et les papiers français. Un conseil quand vous aurez fait la valse des papiers: faites donc une photocopie de tout ça. En cas de perte ou de vol, c'est très, très utile.
Moi je vais être
Moi je vais être écoeurant, je n'ai attendu que 1/2 h pour avoir mon NAS !! Peut-être parce que je suis en PVT et pas encore en résidence permanente !! Bon courage pour la suite, je garde le blogue dans mes signets !!
Je viens de comprendre le
Je viens de comprendre le jeu de mots dans le titre !
skullpat> Tu as peut-être
skullpat> Tu as peut-être eu la chance de passer en dehors des heures de pointes. micmac> ...