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Genèse (2)

Souvenez-vous. Il y a bien longtemps, notre héros racontait comment il avait préparé son programme d'échange, rejetant dans un futur hypothétique et lointain le moment où il expliquerait la marche à suivre pour obtenir un visa...

Lorsque j'ai reçu la lettre d'acceptation de l'université de Montréal (en mai 2000, je crois), j'étais à mille lieux d'imaginer les terribles épreuves que me reservaient les diverses administrations auxquelles j'aurais affaire.

La première étape consistait à me procurer un CAQ (certificat d'acceptation du Québec), fourni par les services d'immigration québécois, qui me permettrait de séjourner dans la Belle Province durant toute l'année universitaire. Il me fallait fournir, entre autre, une copie certifiée conforme de la lettre d'admission de l'université d'accueil, une attestation de banque prouvant que je pouvais subvenir à mes besoins pendant la durée du séjour, et un chèque de banque de 100 $ canadiens pour les frais de dossier. Lorsque j'ai demandé un tel chèque aux guichetiers de ma banque, ils m'ont d'abord regardé avec de gros yeux interrogateurs et gluants. Après quelques laborieuses tergiversations, ils m'ont ensuite promis qu'ils fourniraient le document dans un délai de 5 jours, mais que ça serait très cher, oulala, mon pauvre ami. Après 2 semaines d'attente et 3 visites infructueuses, j'ai fini par effectuer ma demande auprès de l'agence Thomas Cook Opéra, qui l'a exécutée en moins de cinq minutes, et pour pas cher du tout. Futur expatrié, un conseil, évite la BNP.

Je devais également récupérer auprès de ma mutuelle étudiante le fameux formulaire Q 106 qui permet de bénéficier de l'assurance maladie au Québec. Là aussi les employés ont outrageusement titillé mes pulsions meurtrières par leur efficacité consternante. Futur expatrié...

Une fois le CAQ entre mes mains. Je pensais être au bout de mes peines, mais il me fallait à présent obtenir un permis de séjour de la part du gouvernement canadien. Heureusement, comme j'habitais à Paris, j'ai pu me rendre directement à l'ambassade, et, au bout de quelques heures d'attente insoutenable, récupérer le précieux document qui me permettrait de fouler le sol québécois durant plus de 5 mn. Certains amis provinciaux n'ont pas eu cette chance et ont reçu le permis après leur départ. Ils ont donc dû entrer au Canada avec un visa touristique, se faire expédier le permis là-bas, puis faire un aller-retour vers les Etats-Unis afin de repasser la frontière avec le bon visa en revenant. Très pratique.

Le permis en poche, je pouvais partir tranquille, mais en qualité d'étudiant, cet ultime document me fut quand même facturé 125 $ (payables en francs, ceux-là), ce qui fait qu'avant même d'avoir touché le sol québécois, j'avais déjà dépensé 125 $ CAD rien qu'en frais de dossier. Ceux qui suivent la procédure pour s'installer définitivement au Québec me rétorqueront que c'est une paille.

Commentaires

Alors c'est fini?? En tout

Alors c'est fini??
En tout cas c'était fun
Salutations distinguées

C'est exactement ce que je

C'est exactement ce que je vie actuellement.
Sauf qu'il me reste un mois et que je suis bloqué au niveau du CAQ à cause de ma banque! Ca me fait pas peur deja ton article...
Combien de temps as tu attendu le CAQ? si tu t'en souviens.

Julien> Je vais encore me

Julien> Je vais encore me faire traiter de taupe d'immigrer.com, mais tu peux avoir des exemples de délai ici : http://www.delais.immigrer.com/