Pierres et feu

Aujourd'hui, je suis allé au musée d'archéologie Pointe-à-Callière avec Aline. Nous avons d'abord assisté à la séance multimédia qui raconte l'histoire de Montréal de sa fondation jusqu'à nos jours. Cette présentation très bien conçue explique comment la ville est devenue un important centre d'échanges commerciaux et culturels au fil du temps. Elle se termine naturellement par un discours digne des publicités touristiques les plus flatteuses, affirmant que Montréal est un lieu où il fait vraiment bon vivre. En écoutant cela, j'ai réalisé que je retournais à Paris exactement dans une semaine et que le choc risquait d'être dur. C'est d'autant plus dommage que je raterai une bonne partie des festivals qui se déroulent pendant l'été. Il faut cependant que je règle une fois pour toutes mes affaires universitaires et professionnelles. Cela me permettra de voyager vers d'autre destinations et, j'espère, demander un jour mon statut de résident canadien.

J'ai trouvé la visite du musée assez instructive. Celui-ci a été construit sur des vestiges de la ville, et une une promenade dans le sous-sol permet de découvrir les fondations des anciens bâtiments, ainsi que leur fonction et l'histoire qui leur est liée.

Le soir, je suis allé voir l'ouverture du festival de feu d'artifices avec Hélène (la blonde de Yannick). Les feux étaient lancés de l'île Saint-Hélène, dont l'accès était payant, mais nous avons pu les voir gratuitement du vieux port où une foule nombreuse était présente. J'aime beaucoup les feux d'artifices, particulièrement lorsqu'il ne sont pas accompagnés de défilés militaires débiles. Cette soirée a été l'occasion d'effacer le souvenir des 14 juillet stressants de mon enfance, car l'ambiance était vraiment détendue et il n'y avait aucun imbécile pour faire exploser des pétards n'importe où. Ce spectacle nous a ouvert l'appétit et nous sommes allés déguster des queues de castor dans les environs. Hélène est Québécoise, et l'un de nos sujets de conversation préféré est de comparer les us et coutumes de nos pays respectifs. Nous avons même inventé un jeu qui consiste à mixer des jurons français et québécois. Je m'abstiendrai toutefois de donner des exemples afin de ne pas faire fuir les lecteurs.