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Il pleut sur une bonne partie du Québec depuis quelques jours. Lorsque je devais passer mes journées dans un labo sans fenêtre à l'université il y a quelques semaines, il faisait pourtant un soleil maginifique. Ne nous plaignons pas, cependant. D'après la météorologie, science aussi exacte que la lecture des viscères d'orignal, nous devrions bénéficier de quelques éclaircies dans les jours qui viennent. Si je m'interroge ainsi sur le climat, élément qui me perturbe peu quand il ne fait pas trente degrés sous zéro, c'est parce que je pars comme prévu pour le Lac Saint-Jean demain matin avec Charlotte. Je ne sais pas si j'aurai accès à l'Internet cette semaine. Je me suis donc acheté un petit carnet pour noter mes impressions, que j'espère tenir plus sérieusement que lors de mon dernier voyage à Québec.
Bon. Il faut que je me dépasse de finir de préparer mes affaires si je veux avoir une chance de dormir quelques heures cette nuit. J'ai tout prévu pour pallier une soudaine crise de manque urbain lors de mon voyage : bombonnes de gasoil, posters géants de building et cassettes audio de voitures qui klaxonnent. Si vous n'avez pas de nouvelles dans deux semaines, envoyez une équipe de secours.

