Siouplé !
Florence est repartie pour la France dimanche dernier. Je l'aurais volontiers accompagnée à l'aéroport avec Aline et Mélanie, mais j'avais du travail à finir. Elle va passer quelques jours à Paris, où elle ne semble pas trop se plaire. Par exemple, elle s'est approchée d'une femme dans la rue pour lui demander l'heure, et celle-ci a pressé le pas en lui disant qu'elle ne pouvait rien pour elle, sans prendre le temps de l'écouter.
Cette attitude est assez fréquente dans la capitale. Les gens sont tellement sollicités toutes la journée qu'ils sont en permanence sur la défensive. 9 fois sur 10, lorsque lorsqu'une personne en interpelle une autre dans la rue, c'est pour lui demander de l'argent. A l'intérieur du métro, les mendiants se succèdent dans les wagons au fil des stations, répétant inlassablement le discours qu'ils débitent comme des automates. Je sors de prison, j'ai pas droit au RMI, j'ai des enfants à nourrir, je suis séropositif...
Je n'ai pas une once de haine envers les gens qui en sont réduits à de tels pratiques pour assurer leur subsistance. Mais c'est très dur à vivre au quotidien. On a le choix entre ne pas donner et passer pour une ordure, ou jouer le rôle du bourgeois qui se donne bonne conscience en faisant sa bonne action du jour. Personnellement, j'alterne ces deux attitudes et aucune ne me satisfait. Je n'arrive pas à comprendre que dans mon pays, au troisième millénaire, des gens soient obligés de dormir dehors, et d'inspirer la pitié pour pouvoir se nourrir. Il existe bien des associations caritatives, mais pour que les choses changent vraiment, il faudrait les politiciens bougent leur postérieur rendu trop lourd par l'abus des petits fours. Ils préfèrent cacher la misère en instaurant des arrêtés anti-mendicité.
On ressent moins cela à Montéral, car de manière générale, la densité de population est moindre. Et j'ai la nette impression qu'on interdit l'accès du métro aux clochards. La misère existe, cependant. Il suffit de descendre le boulevard Saint-Laurent le soir ou de se promener du côté de Berry-UQAM pour s'en rendre compte. "Vous auriez pas une p'tite pièce ?", "T'as pas un peu d'change ?", même problème. Juste l'accent qui varie.


et oui, je suis à parisss
et oui, je suis à parisss depuis une semaine, et je dois avouer que çca me sort par les yeux de voir cette vie stressante et snobe. je tiens néanmoins à préciser que c ici que j'ai grandi, à mon grand désaroi.....
c'est ce qu on appelle le
c'est ce qu on appelle le telephone arabe c'est ca ??? et on sait ou est ce que ca mene...