Parisien, tête de chien
Lorsque les Québécois que je rencontre apprennent de quelle ville de France je viens, cela jette parfois un froid. À tel point que je me sens obligé de préciser que je suis Parisien d'adoption seulement, et que j'ai passé les 18 premières années de ma vie dans le Loir et Cher. Je ne devrais pas me défendre ainsi. Après tout, même si j'ai gardé de la ville de Blois quelques amis et de bons souvenirs, je ne pense pas que je pourrais y vivre à nouveau. La capitale est la ville de France qui correspond le mieux à mon caractère, malgré tout le mal que j'en dis.
Si j'ai tendance à minimiser ainsi ma parisianitude, c'est néanmoins pour éviter que certaines personnes adoptent une idée toute faite sur ce que je suis censé être : un garçon totalement imbu de sa personne, ne pouvant se retenir de donner des leçons et prenant les Québécois pour une bande de bûcherons analphabètes. J'exagère à peine. Par exemple, à la soirée raï de samedi dernier, dévoiler mes origines parisienne m'a valu un ironique "tiens, t'as l'air sympa, pourtant" de la part d'un des Québécois présents. Bien sûr, cette phrase se voulait humoristique, et nous avons ri ensemble. Mais ce genre de plaisanterie revient régulièrement.
Cela me rappelle un ami qui ne peut s'empêcher de taquiner les Africains sur la couleur de leur peau. Je le connais suffisament pour savoir qu'il n'est pas du tout raciste. C'est surtout une tentative maladroite de nouer un dialogue. Mais quel que soit l'humour et la bienveillance de ses interlocuteurs, il n'est jamais agréable d'avoir en face de soi des gens nous rappelant en permanence qu'on n'est pas d'ici, qu'on est différent. J'ajoute que les Parisiens sont loin d'être tous des gens odieux, même si ce sont ces derniers dont on aura tendance à se souvenir.
Heureusement, je n'ai pas eu à affonter ces remarques trop souvent et je n'ai tué personne jusqu'à date.


Une petite confession...
Une petite confession...
Lorsque l'on me parle de l'attitude pédante des Français à l'étranger, je rétorque qu'il faut bien différencier les Parisiens des Français en général. Pour ma défense, j'ajouterai que je suis Savoyarde et que les gens de Paname nous prennent parfois pour des crétins des Alpes. D'où le fameux "Parisien, tête de chien. Parigot, tête de veau" (cf. Les Bronzés).
D'autre part, pour expliquer notre triste réputation au Québec, je me propose d'élaborer le Livre blanc (ou livre d'or, c'est selon) des remarques de mes compatriotes en visite. Bien placée pour parler, j'ai bossé à l'accueil des étudiants étrangers de ma fac' pendant 2 ans.
Mais tout ceci n'est finalement pas bien méchant, on ne partira pas de guerre franco-tribale pour autant...
Je suis parisienne, et si je
Je suis parisienne, et si je ne l'apprend pas au départ aux personnes, il est vrai que suivra invariablement le ah mais pourtant tu n'es pas chiante alors où sont donc ces maudits
parisiens qui nous ont précédés sur les terres enchantées du Québec et qui font qu'une odieuse réputation nous précède. Ben oui j'en connais des Parisiens purs et durs cons et trop fiers d'eux-même mais ceux-là ils bougent pas ils restent dans leur paris
Moi j'aime ma Ville de tout mon coeur, et elle me manque mais pas la population enfin ceux qui sont detestables...
Maintenant avec tout les gentils parisiens qui ont afflués ici il faut esperer que la reput' va changer un jour... l'espoir fait vivre !
J'ai des amis français, non
J'ai des amis français, non parisien, qui ont la même attitudes que nous par rapport aux parisiens. Voilà en partie une raison de mes préjugés par rapport à eux. Bien que je n'ai jamais rencontré de parisiens chiants, j'ai entendu assez de ouï-dire (surtout à propos des serveurs dans les cafés) qu'il me faudra au moins une visite dans cette ville pour perdre mes préjugés!
Dit Ian, t'hébergerais pas par hasard un lecteur assidu en visite cet automne deux-trois jours? Tu pourrais présenter à tes camarades un vrai-de-vrai autochtone du nouveau-monde. :)
Je ne reproche à personne
Je ne reproche à personne d'avoir des préjugés. C'est humain, hélas. Par contre, ça ne demande pas un effort surhumain de s'abstenir d'en parler d'entrée de jeu, et d'essayer de connaître un peu plus la personne que l'on a en face de soi. Sinon, il y a de grands chances que celle-ci réagisse effectivement mal. Ne pas ouvrir les hostilités, quoi :).