Rendez-moi mes sous
Ca doit faire plus d'une semaine que j'ai demandé à ma banque en France de virer le montant de ma bourse vers mon compte montréalais. Je veux bien admettre que la poste ne soit pas très rapide, mais il y a des limites. J'ai toujours été fasciné par la vitesse à laquelle les actions peuvent changer de mains sur les places boursières internationales, et le temps durant lequel les particuliers doivent attendre dès qu'il s'agit de transférer les faibles fonds qui leur permettraient d'assurer leur subsistance. Et bien, sûr, impossible d'envoyer un bête fax. Il faut que je me fende d'une lettre classique, histoire de ralentir davantage le processus.
Lors de mon arrivée, j'avoue toutefois avoir été agréablement surpris par l'efficacité des banques québécoises (enfin, de la mienne, mais je pense qu'on peut généraliser). En premier lieu, il est possible de règler toutes ses factures par l'Internet ou par un serveur vocal en quelques minutes, ce qui ne m'empêche pas d'être systématiquement en retard pour payer ma note de téléphone, mais c'est une seconde nature. Ensuite, les retraits aux guichets ou les paiements par carte sont pris en compte immédiatement dans les relevés, ce qui doit ravir les personnes dans mon style qui suivent peu leurs comptes. Ce n'est pas pour cela que les banquiers d'ici sont plus philanthropes que les notres. Ayant eu le malheur de commander des chèques, je me suis retrouvé avec 4 ou 5 carnet en contenant 25 chacun, que je n'utiliserai jamais quand bien même je resterais ici 5 ans. Cela n'a cependant pas empêché mes amis financiers de me les facturer (oui, les chèques sont payants ici). Si j'avais voulu y mettre le prix, j'aurais même pu m'offrir de beaux chèques personnalisés, avec le fond et le dessin qui correspondent à mes goûts. L'extase.
Enfin, il est strictement interdit d'être à découvert. Le moindre cent en dessous de zéro entraîne la fermeture immédiate du compte. Je trouve cela plutôt sain car cela incite moins à se surendetter que les hypocrites facilités de caisse que l'on nous propose en France. Mais il faudrait quand même qu'ils se bougent un peu de l'autre côté de l'Atlantique. Il me reste moins de 200 dollars.


Une amie m'a dit qu'elle a
Une amie m'a dit qu'elle a réussi à être à découvert de quelques dollars. Donc soit les banques n'appliquent pas toutes la même politique, soit l'employé qui s'est occupé de moi a voulu me dissuader de toute tentative.
Un truc fascinant au
Un truc fascinant au Québec, ce sont les cartes bancaires. En France, lorsque l'on souhaite utiliser ce mode de paiement, il suffit d'introduire sa carte dans le lecteur, de vérifier le prix, de taper son code et valider. Au Québec, on doit d'abord appuyer sur une touche pour approuver le montant, puis sur une autre pour choisir de débiter le compte chèque ou le compte épargne, puis enfin, taper son code. Ca paraît anodin, comme ça, mais quand on le découvre lors de la première utilisation dans un magasin, on à l'air très bête.