Ego trip
Je regrette un peu d'avoir parlé à mes amis et dans ce journal de mon idée de rester éventuellement au Québec. Depuis, je sens une pression s'exercer sur moi. Comme si mon retour en France ou mon installation à Montréal constituaient le noeud de l'intrigue, le suspens qui devrait tenir le lecteur en haleine jusqu'à la dernière minute. Je ne peux toutefois pas en vouloir à Mélanie et Cécile de me demander régulièrement si j'ai pris une décision. Je suis touché qu'elles aient envie que je reste, et je sais qu'elles me manqueront quand je retournerai en France.
Si je n'ai pas mis la phrase ci-dessus au conditionnel, c'est que mes chances de rester ici me semblent assez minces. J'aurai sûrement des matières à repasser pour obtenir ma licence. Et achever mes études au Québec me paraît très compliqué, aussi bien au niveau financier que des équivalences que je devrais obtenir. En outre, je me dis qu'il faut prendre les problèmes dans l'ordre et que la recherche d'un emploi implique de savoir quel métier on souhaite exercer, ce qui reste pour moi encore bien flou, même si je sais que mes activités seront vraisemblablement en rapport avec le journalisme ou l'informatique, ou les deux, idéalement.
Bref, peut-être est-il préférable que je retourne en France fin juin comme prévu pour règler une fois pour toutes les affaires universitaires et une partie de mes questions existentielles, quitte à repartir lorsque j'aurai l'esprit plus clair. C'est sûrement mieux que de rester ici sur un coup de tête et d'être obligé de rentrer au bout de trois mois complètement cassé. J'essaye cependant de garder un peu d'espoir. Peut-être arriverai-je à cartonner aux examens et à négocier avec mon université d'origine. Mais c'est peu probable.
Ce qui me fait peur, c'est que les gens puissent me coller l'étiquette "loser" en pensant que je ne suis pas allé au bout de mes rêves. J'ai beau détester qu'on me dise ce que je dois faire, je suis très sensible au regard des autres, et les critiques me blessent facilement. Il serait dommage que je rentre en France avec une sensation d'échec. J'ai réussi à passer l'hiver, j'ai rencontré pleins de gens intéressants, et j'ai écris un journal.


Cher Ian ce qui compte
Cher Ian
ce qui compte dans la vie ce n'est pas les etiquettes que les gens peuvent nous coller...tu deviens un "looser" que lorsque tu ne fais pas ce que tu veux. mais tant que tout ce que tu entreprends est en parfaite harmonie avec ce que tu veux faire au moment ou tu le fais alors tu n'es pas un looser. moral de cette histoire : FAUT TOUJOURS FAIRE CE QU'ON VEUT FAIRE, partir ou bien rester ? dans le fond faut le faire pour soi meme.
bah alors! c'est quoi ce
bah alors! c'est quoi ce coup de cafard! Si tu te rappelles bien, je t'avais dit que j'étais venue ici pour m'installer, et je n'en démordrai pas! Quoiqu'il arrive!(même si j'ai une coloc qui me pourrit la vie!) T'es sûr que tu préfèrerais t'installer en colocation??!Si je repars quelques temps en France, c aussi pour me faire un peu d'argent et revenir de plus belle ici! Je ne me décourage pas, alors fais comme moi!!!
Hola! Quand vous avez
Hola! Quand vous avez l'choix entre une pomme et une poire, choisissez l'Orange! Explication de cette métaphore: Entre le Québec & la France, partez de Montréal pour labeurer volontairement à Cuba! :) (Tenez, je vous suggère la Brigade Québec-Cuba: www.bqc.qc.ca)
De plus, mon cher mauditfrançais, retournez écouter un brin de Jean Leloup dans vos periodes de méditations: "...Should I stay or should I go, devrai-je partir ou bien rester, devrai-je enfin tout laissé tomber?" ;)
Dans l'fond le "où" n'est plus vraiment important, avec la ZLÉA qui arrivera, l'être deviendra peut-être un jour un "bien", puis nous pourrons nous échanger sans trop de tarifs ni trop de cartel...
Vous verrai-je donc à Québec la semaine prochaine? On se donne rendez-vous à côté de la Colline pour lire le "Je me souviens". (Pour ceux qui l'ignorent la phrase est tiré de l'architecte de l'Assemblée Nationale et il y est inscrit: "Je me souviens d'être né sous le lys et d'avoir cru sous la rose" (Indépendantristes à vos mouchoirs, point de roses sans épines...)
le plus important dans les
le plus important dans les reves, c`est de les realiser !
et pour ca, on a (presque) toute une vie !
alors pourquoi se mettre la pression : `demain, j`aurais realise mon reve, sinon, je suis un looser !`
les choses de la vie ne vont pas toujours comme on le voudrait (nous ne sommes pas Dieu !)
si on n'y arrive pas demain, on n'y arrivera apres demain !
ce qui compte, c'est de persister et de ne jamais y renoncer...