Net d’impôts
Je viens de me souvenir qu'il faut que je remplisse ma déclaration de revenu de 2000, ne serait-ce que pour avoir la joie de recevoir un petit papier quelques mois plus tard avec "non imposable" écrit dessus. Complètement subjugué par les discours de notre Premier ministre, je me suis dis qu'il y avait sûrement moyen de faire ça par l'Internet, et je n'ai pas été déçu. Sur le site du ministère des finances, un superbe formulaire en ligne m'attendais. Ah, Yoyo, je t'aime ! Ils ont raison, dans les journaux, tu dis ce que tu fais et tu fais ce que tu dis. Et les méchants Québécois qui prétendent qu'on est en retard sur les nouvelles technologies, n'importe quoi. J'étais prêt à prendre ma carte au parti socialiste (je plaisante, bien sûr), lorsque je suis tombé en arrêt sur cette phrase :
"Vous pouvez télédéclarer vos revenus 2000 (...) si vous n'avez pas changé d'adresse courant 2000 ".
En résumé, ce service est inaccessible aux seules personnes qui en ont vraiment besoin : les expatriés qui souhaiteraient faire leur devoir de citoyen sans trop se prendre la tête. Il servira uniquement de motif à frimer pour les cyberbeaufs qui nous les cassent déjà suffisament en nous expliquant qu'ils jouent en bourse avec leur téléphone WAP. S'il faut attendre plus d'un an pour pouvoir déclarer mes revenus en ligne, autant prêter serment à la reine et payer mes impôts ici (bien que ce ne soit pas forcément avantageux du point de vue financier).
Tiens ça me fait penser. Lorsque notre président a prouvé sa méconnaissance totale de l'informatique en demandant ce qu'était une souris, des mauvaises langues ont prétendu que cette bourde serait mondialement connue.
Elles avaient raison.


Je viens de lire cet
Je viens de lire cet article, monsieur. J'en ris bien fort da,s ma barbe qui pique... Voilà, une leçon, j'espère retenue, pour les fainéants qui renient le papier et le stylographe au profit des cyber-truc. De plus, cette ségrégation, envers les exilés volontaires, ces fuyards de nation, ces méchants qui abandonnent leurs petits camarades... c'est bien fait.
Vous comprendrez à demi-mot, monsieur Ian, que je plaisante évidemment. Je trouve toujours beaucoup beaucoup de plaisir à lire vos oeuvres et ai hâte de lire la suite...
a+ :-)
Fred (qui n'a plus de téléphone fixe, ni d'adresse, juste un portable)