Ne dites pas, médites

Ouais, bon. je ne savais pas quoi mettre.Il y a chez moi un trait de caractère qui à lui seul suffit à justifier le qualificatif de maudit Français que je me suis moi-même attribué : Je suis un incorrigible râleur.

Attention, je suis loin d'avoir adopté l'attitude de certains Parisiens qui arrivent au Québec comme en terre conquise, ne ratant jamais une occasion de donner des leçons de vie à leur entourage, sans que quoi que ce soit ne le justifie. Lorsque je critique des choses ou des gens, ce n'est pas pour me mettre en valeur, mais parce que j'ai besoin d'extérioriser mon agacement, qui pourrait avoir des conséquences néfastes sur mon système nerveux si je gardais tout pour moi.

Par exemple, à l'université de Montréal, il y a un démonstrateur que je lapiderais volontiers à coup de moniteurs 17 pouces, malgré le pacifisme bêlant qui me caractérise. Ce dernier est incapable de donner un cours qui soit un minimum structuré, et ses réponses aux questions ne font que plonger un peu plus dans la perplexité les étudiants qui les ont posées. Pire, pour le TP que nous devons rendre, ce comique nous à donner un programme que nous devons compléter, et comme son code est bourré de bugs, nous passons plus de temps à corriger ses erreurs qu'à vraiment avancer sur le projet.

Eh bien, quand je prends à témoin mon binôme sur l'incompétence de ce pédagogue des bacs à sable, celui-ci lui trouve toujours des circonstances atténuantes. Il est pourtant clair que la seul excuse que l'on peut trouver à ce garçon est un manque flagrant d'investissement dans son travail d'enseignement, pour lequel il reçoit pourtant de l'argent.

Ce n'est pas la première fois qu'on frustre ainsi mes élans calomniatoires (ça existe ça ?). Les Québécois ont la réputation de ne pas aimer la chicane. De manière générale, je trouve cet état d'esprit très reposant, mais il y a des circonstances dans lesquelles je ne peux m'empêcher de me mettre en colère, quitte à passer pour un chialeux.

Heureusement, l'étudiante qui a récemment sommé ce démonstrateur d'être plus clair dans ses explications était Québécoise. Je me suis senti moins seul.

Eh bien moi je ne suis pas

Eh bien moi je ne suis pas absolument certaine que les québécois(es) soient moins râleurs que les français...
À force d'en discuter souvent avec plusieurs amis-collègues-connaissances d'origine hexagonale ;-) j'en arrive à la conclusion que nous le sommes autant mais pas dans les mêmes circonstances et pas dans le même mode.
Ça fait du sens ça?
Parce que personnellement ça m'éneeeeerve quand on me dit que les québécois n'aiment pas la chicane. C'est simplement qu'on réserve nos énergies pour les batailles qui nous tiennent à coeur, celles qui à notre avis, valent la peine de s'investir... Batailles qui ne sont tout simplement pas les mêmes que nos cousins d'outre-flaque... Ni pires, ni meilleures, juste différentes.
Ce qui ne veut pas dire qu'on ronronne toujours, ah non...

Vraiment? C'est drôle, j'ai

Vraiment? C'est drôle, j'ai toujours cru que si on devait qualifier les québécois, on dirait chaleureux. Et si on avait droit à 2 mots, on ajouterait chialeux. M'enfin, c'est sûr que nous ne sommes sûrement pas tous comme ça :)

Il y a pas qu'au Quebec que

Il y a pas qu'au Quebec que les français se comportent en terre conquise, en fait dans tous les pays que j'ai visité. C'est à se demander pourquoi on sort de chez nous, puisque c'est tellement mieux!