Le prix de l’insouciance

Le climat est vraiment bizarre en ce moment. La neige se met à fondre, mais comme il gèle encore fréquemment, les trottoirs sont couverts de plaques de glace de plusieurs centimètres d'épaisseur. Sans compter qu'il souffle un vent à déboiser les caribous. Mais faisons fi de la météorologie.

Pour une fois, je vais tenir mes promesses en racontant la deuxième partie de la soirée de vendredi dernier, comme je l'ai annoncé hier. Dès la fin du repas, j'avais résolu de rentrer le plus rapidement possible chez moi afin de bénéficier d'une bonne nuit de sommeil qui me permettrait de travailler sur mon devoir en VHDL le lendemain. Yannick et Laure m'ont cependant dissuadé de rentrer en m'arrachant des mains mon manteau, ma tuque et mes mitaines. Loin de m'offusquer, le souvenir de cette séquestration arbitraitre m'incite à verser une sincère larme d'émotion : on m'aime.

Je suis donc resté jusqu'à la fin de la soirée, ce que je ne regrette nullement. Plusieurs groupes de musiciens sont passés sur la scène, avec des style radicalement différents : folklore québécois et tzigane, Jazz, flûte et mandoline japonaise... j'en oublie peut-être. Nous avons beaucoup dansé et j'ai pu constater que quand elle n'engueule pas sa soeur, Claire est une personne tout à fait charmante. Pour moi, les moments forts de la soirée furent sans aucun doute les danses traditionnelles marquées par la chorégraphie de Yannick, accompagné de son frère et d'un ami à lui, ainsi que les duos émouvants que Charlotte et moi avons interprétés sur des chansons de Serge Gainsbourg et de Michel Berger alors que les musiciens jouaient totalement autre chose. Stéphane nous a même fait l'honneur de d'incarner le fan en délire. C'est le début d'une carrière prometteuse.

La party s'est terminée assez tôt, vers une heure du matin, et il fallait liquider la sangria, ce dont nous nous sommes aquittés sans trop de difficultés. L'heure à laquelle je vais me coucher ce soir est toutefois incertaine. Car malgré un week end studieux qu'aucune gueule de bois n'est venue assombrir, j'ai encore ce #$% de devoir à finir pour demain.