Hop, une de plus !
Posté par Ian le mar, 02/01/2001 - 18:56

J'ai du mal à imaginer que je viens de vivre mon vingt-septième jour de l'an. J'aurai passé 23 d'entre eux en famille dans divers coins de la France, un dans un centre de vacances du Cap d'Agde avec une troupe de théâtre, un dans un bedsit London solution avec une princesse et un autre dans une soirée avec Yves et ses potes pas loin de Fontainebleau (une des deux ou trois soirées dans ma vie où l'alcool m'a tellement rendu malade que je me demandais si j'allais passé la nuit). J'aime bien faire des petits bilans comme ça.
Comme je ne connais pas grand monde ici et que Noémie(Fr) paraissait tout aussi esseulée, je lui ai proposé que nous affrontions ensemble la fin du siècle dans quelque bar mal fâmé de Montréal. Nous nous sommes donc donnés rendez-vous à 19 h métro Côte-des-neiges. Mais comme vous êtes un lecteur ou une lectrice fidèle, vous le saviez déjà. Après nous être téléportés métro Mont Royal, nous avons tourné une bonne demi heure à la recherche d'un endroit ou manger. Beaucoup de restaurants étaient fermés. Nous avons donc jeté notre dévolu sur un Vietnamien assez correk et aux prix abordables. Ensuite, nous nous sommes rendus aux bobards, un café de Montréal à dimension humaine qui me rappelle un peu "Les couleurs", rue Saint-Maur, pour les noctambules parisiens qui connaissent. Comme nous sommes arrivés tôt, nous avons pu entendre les artistes typiquement québécois diffusés par le DJ (Mano Negra, Michael Jackson, etc.), avant d'assister au spectacle du réveillon. C'était un groupe de soul/rythm & blues pas mauvais, avec un bon contact avec le public. Mon seul grief à leur égard est qu'ils aient profité que j'étais aux toilettes pour commencer à jouer "Knock on wood".
Quelques minutes avant minuit, le groupe à fait une pause et on a eu droit à la totale : décompte des secondes fatidiques, puis effusion générale et distribution gratuite de cotillons et de coupes de champagne. Ambiance sympathique et à la bonne franquette. Comme je les aime. Les musiciens ont joué encore un peu, avant de laisser la place au DJ, mais j'étais trop tanné pour danser et Noémie aussi. Nous sommes donc partis vers deux heures du matin. Le vent glacial et l'épaisse couche de neige qui recouvrait le trottoir nous ont soudain rappelés la saison et le pays où nous nous trouvions. Et Dieu dit "que le taxi soit !". Et le taxi fut. Merci mon Dieu.
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