Sauve Paris, tue un teckel.

Où c'est qu'j'ai mis mon flingue ?Si on fait abstraction des dérives ultra-libéralistes décrites dans le précédent article, et qui existent malheureusement dans le monde entier, je dois dire que je me plais assez bien à Montréal. Un détail important à signaler, bien qu'il paraisse anodin, c'est que l'on peut se promener dans cette ville sans risquer à chaque minute de marcher sur une crotte de chien. Le non-Parisien trouvera cette remarque tout à fait déplacée, à la limite de la scatologie. Il faut cependant préciser qu'il devient de plus en plus difficile de se déplacer dans la capitale française sans mettre le pied sur une déjection canine. Plutôt que de verbaliser systématiquement les maîtres incapables d'éduquer leur Yorshire ou de ramasser l'objet du délit, Jean Tibéri (ex-membre du RPR et futur ex-maire de Paris) et Jacques Chirac (ex-maire de Paris et futur ex-Président de la République si la justice fait son travail) ont préféré doper les services d'entretien. En clair, cela consiste à transmettre le message "Salissez tout, on fera le ménage derrière vous !". Il faut croire que la majorité de l'électorat de droite est constitué de mémères à clébart. Au contraire, Montréal est une ville très propre, et cela semble autant dû à l'efficacité des services sanitaires qu'à une responsabilisation des habitants. Très peu de personnes possèdent d'ailleurs un chien. J'ai cru lire quelque part qu'un décret interdisait aux Montréalais de posséder plus de deux animaux domestiques, mais je suis incapable de retrouver cette information. Autre surprise de taille, les gens d'ici ont semble-t-il compris que les poubelles n'avaient pas uniquement une fonction décorative, ce qui n'est toujours pas le cas de bon nombre de Parisiens qui continuent à jeter leurs papiers par terre.