Météo, quilles, Julie, profs
Posté par Ian le sam, 18/11/2000 - 18:19

J'ai fait un tour sur yahoo.fr, histoire de voir la météo. A l'heure où j'écris ces lignes, il fait 9 degrés à Paris et -2 degrés à Montréal (je serai éternellement reconnaissant à quiconque me dira comment écrire le symbole degré avec un clavier canadien francophone). Pas étonnant que je recommence à geler. Et dans les territoires du Nord-Ouest, il fait -21 si on compte le facteur éolien. Au secours !
Hier soir, je suis allé à une soirée bowling (pardon, quilles) à laquelle Florence m'a convié. C'était à la station de métro Saint-Michel, au bout de la ligne bleue. Quand je suis arrivé, on était au moins une douzaine. C'est l'avantage de bien m'entendre avec une personne plus sociable ou moins timide que moi. Je peux profiter de ses amis. Étaient présents une Suisse, trois Québécois, un Allemand, un Camerounais, pas mal de Français... enfin, je n'ai pas noté l'origine de chacun d'entre nous, mais je trouve très amusant que des personnes venant d'endroits ausi divers puissent se retrouver. Très enrichissant, aussi. C'est en partie pour cela que j'aime les grandes villes.
Le bowling était amusant, bien que je ne pense pas devenir un jour un inconditionnel. Peut-être parce que je préfère les jeux où je gagne. J'ai papoté avec Julie, une Québécoise qui étudie en communication à l'université de Montréal. On a un peu discuté politique et beaucoup des différences de langue et de culture entre Québécois et Français. C'est décidément un sujet de conversation qui revient très souvent entre cousins. On se connaît assez mal, finalement.
Il y a une chose qui m'a agréablement surpris à l'université, c'est qu'on demande aux étudiants d'évaluer chaque professeur à l'aide d'un questionnaire anonyme en fin de semestre. Une note est attribuée dans divers domaines : intérêt du professeur pour sa matière, encouragement aux étudiants à participer, maîtrise du sujet enseigné, etc. On peut également laisser un commentaire afin d'être plus précis. J'aurais bien aimé faire ça en France. Pas pour mon université actuelle, où je n'ai eu à me plaindre que d'un ou deux professeurs sur une vingtaine, mais pour le lycée et la première fac qui m'a accueilli. C'est quand même hallucinant de voir à quel point on surveille les professeurs des écoles maternelles et primaires, et à quel point on les laisse faire ce qu'ils veulent (ou plutôt ne rien faire) dans les établissements supérieurs. Si je compte les professeurs qui m'ont marqué positivement de mes 11 ans à mes 20 ans, j'arrive à 5-6 sur plus d'une soixantaine.
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