5 ¢ refund where applicable
Posté par Ian le ven, 03/11/2000 - 18:30

Argh, je déteste Microsoft. Je venais à peine de terminer l'article de ce soir lorsqu'un bug stupide m'a fait tout perdre. Je ne sais pas si j'aurai la force ou la mémoire de tout réécrire.
Aujourd'hui, j'ai rendu avec Marie-Laure le devoir dont j'avais fini ma partie hier soir. Je pensais que travailler en binôme me permettrait de faire de nouvelles rencontres québécoises mais c'est raté pour cette fois, vu que ma camarade est Camerounaise. Elle est à Montréal depuis deux ans et devrait finir son Baccalauréat (canadien) cette année. J'ai donc pu lui demander de m'expliquer le système de notation d'ici que je n'avais toujours pas compris depuis la rentrée. En fait, pour qu'un cours soit validé, il faut obtenir une moyenne supérieur à un certain seuil aux examens sur table. Ce dernier est fixé à 50 % pour beaucoup de cours mais peut être inférieur (ou supérieur) dans d'autres. En conséquence, Il est possible d'obtenir une matière sans avoir la moyenne. Ce n'est toutefois pas souhaitable, car on se retrouve alors avec une note générale de D ou E pour ce cours, et une grosse étiquette "glandeur" collée sur le front (je précise que c'est à prendre au figuré). Histoire de compliquer les choses, l'université a en effet remplacé récemment le système de pourcentage par une notation littérale, à moins que ce soit le contraire, et les deux systèmes cohabitent. J'ai soudain réalisé que je n'avais strictement aucune idée de la manière dont seront validées les matière que je suis lors de mon retour en France. Il faudrait peut-être que je m'en soucie.
Ce qui change totalement à l'université de Montréal par rapport à celles que j'ai connues en France, c'est l'investissement des étudiants et de l'administration dans des actions citoyennes. Régulièrement, des manifestations sont organisées sur les thèmes de la prévention du suicide, de l'orientation, de la violence conjugale, etc. Il existe une foule de magazine d'associations diverses et partout des affiches pour responsabiliser les gens sur le recyclage du verre ou d'autres choses de cette veine. Cela ne s'arrête d'ailleurs pas à l'université. Une fois, j'ai vu un chauffeur de métro descendre de sa locomotive pour aller sermonner calmement un jeune qui avait jeté un papier par terre. Ce dernier s'est d'ailleurs excusé, un peu gêné. A Paris, il y avait 80 % de chances pour quil l'envoie chier, 15 % pour qu'il le frappe et 5 % pour qu'il sorte son couteau.
En revenant de la fac, j'ai trouvé sur le répondeur un message de mon propriétaire, visiblement très énervé, qui se plaignait que j'avais trois jours de retard pour payer mon loyer. Il me semblait bien que j'avais oublié quelque chose. C'est étonant de voir comme il peut être tatillon sur certains points et beaucoup moins moins sur d'autres. Juste après avoir signé mon bail, je m'étais rendu compte qu'une des fenêtre de mon appartement ne fermait pas complètement et qu'on pouvait donc entrer de l'extérieur. Il avait totalement dédramatiser la chose en me traitant à moitié de psychotique et il avait fallu que je le menace de faire les réparations moi-même et de déduire les frais de mon loyer pour qu'il se décide à faire quelque chose. Il vaudrait mieux que j'évite de croiser ce mec dans le couloir. Je n'ai jamais supporté de devoir sourire aux gens que j'aimerais détruire à coup de lance-rocket.
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Commentaires
Fais gaffe mec! Imagine que
by Charlotte - 17/08/2004 - 04:40
Fais gaffe mec! Imagine que ton proprio soit tombé sur cet article (quoique il l'a peut-être fait) il serais venu pour défoncé ta fenêtre à l'aide d'un lance-roquette pour te pété la gueule. T pas prudent. Allez Tchao. Et c'est quoi ton prénom?