Dernière introspection avant l’autoroute

Je vois bientôt Bruno, avant qu'il ne retourne en France. Je ne devrais pas tarder également à faire une virée avec Florence et sa gang puisque les intras finissent aujourd'hui. Pis j'ai rendez-vous lundi avec Noémie(Fr) pour boire un pot. Enfin, je suis invité ce soir à une soirée raclette chez Cécile. Je pense que ces quelques soirées prévues à court terme me feront un bien fou après la longue plongée en apné que je viens de m'offrir. En outre, cela me permettra de transmettre au lecteur davantage d'informations sur la société québécoise et moins sur mes états d'âme, ce qui risquerait d'être tannant à la longue.

Je voudrais revenir sur quelques points de l'article précédent. Je n'ai absolument rien contre les programmeurs, du moment qu'ils ne s'intéressent pas qu'à l'informatique. Je suis très impressionné par des gens comme Richard Stallman, par exemple, qui arrive à la fois à concevoir de puissants logiciel et à proposer une philosophie originale d'échange et de partage. Je viens même de découvrir qu'Alan Cox, un des piliers de Linux, tenait lui aussi régulièment un journal sur le web (deux, même). Quand aux administrateurs NT, les pauvres, ils sont déjà bien à plaindre (je promets d'écrire rapidement un petit lexique pour les gens qui ne comprendraient rien à ce paragraphe).

C'est comme ça. Comme tout être humain, j'ai des préjugés. J'ai instinctivement de la sympathie pour les musiciens, les auteurs et les dessinateurs de BD, et de la méfiance envers les metteurs en scène, les comédiens et certains techniciens de maintenance informatique. Ayant appartenu à ces deux dernières catégories, je sais de quoi je parle. Une exception à cette liste : mon ami Monsieur Fred, qui est à la fois comédien et metteur en scène (il est aussi auteur, cependant). Je serai sûrement amené à reparler de lui.

Pour moi, l'intelligence, c'est justement d'avoir conscience de ses propres préjugés et de s'arranger pour qu'ils n'influent pas sur notre comportement.