Surf des neiges
Une spécialité typiquement québécoise (et peut-être même canadienne) consiste à demander 15000 justificatifs dès que l'on souhaite s'inscrire à un service quelconque. J'avais déjà remarqué ça lors de mes passages chez Bell et à la banque de Montréal. Je pense que le fait que je soie étranger ne fait qu'aggraver le phénomène. Ainsi, l'opératrice de Vidéotron, chez qui je dois prendre mon abonnement Internet par le câble, avait besoin impérativement de mon numero d'assuré social pour que je puisse louer le modem. Ce numéro, attribué à chaque québécois ressemble au numéro d'INSEE en France, à part qu'il n'a aucun rapport avec l'assurance maladie. Il est par exemple indispensable de le donner à son employeur pour pouvoir travailler. Exercer une activité salariée m'étant de toutes manières interdit dans le cadre de mon programme d'échange, je ne dispose pas de ce numéro. Enfin on a fini par s'arranger. Je n'aurai cependant ma connexion que dans 3 semaines, car la demande est très forte. Je pourrais laisser s'exprimer mon côté râleur, mais je pense qu'une amie à moi qui bosse dans l'entreprise m'en voudrait. Je serai donc compréhensif.
Petite remarque à l'attention des internautes fous : ici, les opérateurs gratuits sont peu nombreux et semblent imposer systématiquement des bandeaux de pub. L'accès par modem est souvent facturé à la minute par les fournisseurs classiques, comme Infonie ou AOL en France, si j'ai bonne mémoire. Sinon, il faut compter 100 francs en moyenne pour une connexion illimitée. Mais comme les connexions locales sont gratuites, je pense que ça revient quand même moins cher qu'en France. Je vois ce soir un pote à Yves (que je désignerai toujours avec ce patronyme malgré ces menaces persistantes pour que je lui trouve un autre prénom, fin de la private joke), qui finit son CSN à Montréal, je pourrai voir dans quel état ça l'a laissé.


J'ai plus tard compris
J'ai plus tard compris pourquoi les opérateur Internet gratuits étaient peu nombreux au Québec et imposaient des bandeaux de publicité. En France, les fournisseurs d'accès gratuits comme Free.fr se rémunèrent en touchant de la part de France Telecom un pourcentage sur les communications locales que paye l'internaute en surfant. Ces dernières étant illimitées et inclue dans le forfait téléphonique canadien, les opérateurs ont besoin d'autres sources de revenus.