Let my people go
J'avais hier l'angoisse de me faire enfermer dans la fac. J'aurais mieux fait de penser au métro. La ligne qui me ramène de l'université vers chez moi ferme peu après onze heures et j'ai dû rentrer à pied. Heureusement que cela m'arrive en automne. Ca me permet d'éviter de faire la bourde en hiver et me retrouver seul dans la rue avec quelques dizaines de degrés en dessous de zéro. Comme je l'ai dit, je suis du genre noctambule, j'ai donc apprécié cette ballade forcée. Je n'ai pas eu spécialement de sentiment d'insécurité. Les rues sont très passagères près de la fac et c'est tranquille. J'ai juste été surpris par un gros chat qui longeait une maison. Après examen approfondi, je me suis rendu compte que j'avais plutot affaire à un raton laveur. C'est une bête assez impressionnante, et le parisien moyen n'a pas souvent l'occasion d'en croiser un au détour d'une allée. J'ai essayé de m'approcher mais il s'est enfui. Tant mieux, peut-être. Je suis allergique aux chats, alors pourquoi pas aux ratons laveurs ? Petit détail que j'ai oublié de mentionner hier : Avant d'aller au cinéma avec Cécile et Laurent, je me suis offert dans le métro une demi-heure de concert de gospel gratuit. Il y avait là une quinzaine de chanteurs et chanteuses blacks (enfin pas tous, y'avait quand même deux blancs) qui se produisaient et ça donnait vraiment bien. Aucun chapeau par-terre pour recevoir du cash, et pour cause : Au bout d'un moment, un des chanteurs s'est approché du public une bible à la main et a entamé un discours évangéliste. C'est à ce moment que je suis parti car il y a longtemps que j'ai été converti. A la musique.


Petite précision pour les
Petite précision pour les personnes ayant peu de connaissances en faune française : Quand je dis que les Parisiens n'ont "pas souvent" l'occasion de croiser un raton laveur, ça signifie "jamais".