Le monde est petit
Posté le lun, 04/09/2000 - 17:16 par Ian
Au Canada, le premier lundi du mois de septembre est férié. C'est le jour de la fête du travail. Je ne suis donc pas allé à l'université aujourd'hui. Au lieu de lézarder comme je l'aurais souhaité, j'ai dû passer la majeur partie de cette longue fin de semaine à continuer mes recherches d'un appartement. Le samedi, je me suis ainsi baladé en vélo avec Cécile qui m'a proposé de m'accompagner pour m'aider à choisir. Manque de chance, malgré les nouvelles rues qu'elle m'a fait découvrir, nous n'avons pas pu faire une seule visite. Soit tout était complet, soit je n'arrivais pas à joindre les agences ou le propriétaire. Zen... Aujourd'hui, j'ai eu un peu plus de chance. Je me suis d'abord promené rue Linton, ou je n'ai rien trouvé, puis avenue Queen Mary. Celle-ci est desservie par la station de métro Snowdon. C'est un coin très animé de l'ouest de Montréal où il y a beaucoup de commerces. Le quartier est essentiellement anglophone. Il suffit de voir quelles difficultés j'ai eu à dialoguer avec la caissière du Mac Donald pour s'en rendre compte. Pour manger mes Poulet McCroquettes, je me suis installé à une table près de deux jeunes Françaises. Et c'est ici que je vais pouvoir justifier l'énorme poncif servant de titre à cette chronique. L'une d'elle s'est en effet adressée à moi :
La fille : Dis-moi, on se serait pas croisés à Paris ?
Ian (s'étranglant de surprise avec son Poulet McCroquettes) : Teuheu, ! C'est possible, je suis Français.
La fille : Fac de Saint-Denis ?
Ian : Bingo !
Depuis que j'ai failli écraser Jacques Higelin en faisant du vélo, je suis plutôt blasé de ce genre de coïncidence. Mais retrouver des personnes de mon université à 5521 km de Paris m'a quand même fait un choc. On a discuté de nos difficultés respectives pour nous loger, et comme elles avaient enfin trouvé, elles m'ont donné le numéro de téléphone du propriétaire d'un studio sympa. Je l'ai appelé et je devrais normalement faire la visite demain après-midi. Ca pourrait marcher, mais depuis le faux plan d'avant-hier, j'essaye de garder la tête froide. J'ai donné mes coordonnées actuelles aux deux demoiselles. Je ne sais pas si elles me contacteront.









