Le diable s’en est mêlé
Posté par Ian le sam, 02/09/2000 - 19:50

Les mots me manquent pour définir la haine que j'éprouve à l'égard de Maxime, le soi-disant mec cool avec qui je devais cohabiter. J'ai attendu son coup de fil toute la matinée. J'ai ensuite essayé de le joindre moi-même. Chose curieuse, soit la ligne était occupée, soit personne ne répondait. J'ai décidé de laisser ma paranoïa s'exprimer en appelant d'un autre poste. Bien m'en a pris car mon interlocuteur a tout de suite décroché. Ce crétin des Alpes se servait de la présentation du numéro pour me filtrer. S'ensuivit un dialogue d'une profondeur extrême dont je passerai les détails. Le pauvre garçon était désolé mais il avait trouvé une personne bien plus intéressante que moi pour la collocation, car elle possédait des meubles. Que l'appartement me passe sous le nez pour des raisons bassement matérielles, j'aurais pu l'admettre. Mais qu'après m'avoir fait clairement comprendre que l'affaire était conclue, ce mec ne m'appelle même pas pour me prévenir ou s'excuser, et s'arrange pour ne pas me répondre, ça me reste en travers de la gorge. Le pire, c'est qu'au lieu de lui asséner la leçon de savoir-vivre qu'il méritait, je me suis contenté de dire "tant pis, au revoir" avant de raccrocher. Cela aura été une manière un peu dure de me rappeler qu'il y a des cons partout, même au Canada. J'ai passé le reste de ma journée à me promener près de la fac et du quartier Côte des neiges à la recherche de panneaux annonçant des logements à louer. Rien à faire, c'est complet partout. Je me suis rabattu sur les petites annonces et réussi à obtenir un rendez-vous pour demain. Pour ce semestre, j'abandonne l'idée de la collocation et je me prend un studio. Je verrai au deuxième si je trouve des personnes dignes de confiance.
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