A la recherche d’un appart’
Je me suis enfin inscrit définitivement aux cours de la fac aujourd'hui. Il ne me restera plus qu'à récupérer ma carte d'étudiant. Dans le bureau d'inscription, j'ai croisé une française avec qui j'avais discuté un peu à la réunion d'accueil du département. Je l'ai saluée, mais elle m'a carrément ignoré. Sympa, la solidarité entre compatriotes. Plusieurs manifestations d'intégration ont été organisées à la fac, mais je n'ai encore assisté à aucune d'entre elles, faute de temps ou d'énergie. Il y a un concours de billard dans un bar près de l'université lundi. J'essaierai d'y être. J'ai pas envie de passer mon année seulement avec des expatriés, ça n'aurait aucun sens. J'ai visité hier un autre appartement. Florence m'a accompagné. C'était un beau logement dans un quartier assez agréable, et le colocataire était accueillant. Ce qui m'a freiné, c'est l'attitude posée et appliquée de ce dernier pour prononcer chacune de ces phrases, ainsi que son côté très guindé. En gros, c'est le genre de personne qui semble capable de faire une crise de nerfs parce que les bords de la table ne sont pas bien parallèles au mur du salon. J'ai connu des témoins de Jehova qui inspiraient davantage la joie de vivre. Je ne sais pas si j'ai raison d'être aussi exigeant dans le choix de ma chambre, mais je préfère tomber dans un endroit où je me sens vraiment à l'aise. Je visite ce soir un autre appartement occupé déjà par deux étudiantes visiblement anglophones, près de l'université Concordia. Si ça marchait, ce serait l'idéal. Je m'entends mieux avec les filles qu'avec les garçons et j'ai besoin de perfectionner mon anglais. Le problème, c'est que je ne suis peut être pas le seul à être exigeant avec mes roomates.

