L’odeur des cartables

J'ai visité deux appartements hier. Le premier était pas mal, mais la chambre petite et plutôt chère. Dès que l'on s'approche du plateau Mont Royal, très à la mode actuellement, les prix flambent. Le colocataire me rappelait un prof de la fac de Saint-Denis que j'aimais bien. J'ai cependant laissé tomber. Le deuxième appartement était plus grand et habité par une Québécoise fort sympathique et très bavarde. Vivre avec elle m'aurait sans aucun doute permis d'améliorer ma connaissance du Joual. Cécile et Laurent m'ont cependant dit que ce logement était trop loin du centre et que je risquais de trouver le temps long durant l'hiver. Il me faudra donc encore chercher. Et la rentrée approche... Aujourd'hui, je suis allé voir mon conseiller pédagogique pour choisir mes cours. Il m'a accueilli dans son bureau alors que nous étions en dehors des heures d'ouverture. Plutôt cool de sa part. Comme j'avais plusieurs démarches administratives à effectuer, j'ai du faire pas mal d'allers et retours sur le campus. Partout, les étudiants fêtaient la rentrée. Une grande tente avait été montée sur une place, où l'on pouvait s'offrir du blé indien et le grignoter à son aise. Les fêtards portaient tous un t-shirt aux couleurs de leur filière et jouaient à des jeux qui m'ont rappelé les kermesses de mon enfance (à part "il est des nootreuhh"). Au début, je me sentais mal à l'aise, car cette ambiance me rappelait les bizutages que j'avais déjà vus à l'université ou au lycée. Mais incontestablement, c'est de manière tout à fait volontaire que les étudiants s'étaient peinturés le visage et vêtus de sac poubelles ou de costumes plus ou moins réussis. Personne ne semblait être contraint à faire quoi que ce soit, et pour qui n'est pas militant à la ligue anti-alcoolique, l'atmosphère était très sympathique. Le sentiment d'appartenance à la communauté semble très important mais peut apparemment être acquis sans brimades. De nombreuses rencontres sont organisées et je compte bien y assister, du moment que l'on ne m'oblige pas à me déguiser en Robin des bois ... pardon ? Bon, alors pas de photos !